Jeudi 5 novembre 2009 4 05 /11 /2009 17:16

Forgeron


Atelier de forgeron dans le contexte de la bataille de Culloden.

Travail à l'enclume.

Le forgeron est un ouvrier ou artisan professionnel qui forge à la main et assemble des pièces de métal pour réaliser des objets usuels ou entrant dans la composition d'un bâtiment.

Le mot vient du latin fabricare qui signifie forger

Histoire [

Tuyère du XIXe siècle placée au centre du foyer pour l'alimenter en air

Le métier de forgeron

 

Les forgerons étaient souvent dans les villages (ou les anciennes paroisses et gros hameaux), alors que la plupart des autre métiers, comme les tisserands ou les meuniers étaient plutôt à l'extérieur des villages.

Le métiers de forgeron se décline en différentes spécialités : maréchal ferrant, serrurier, faiseur de cercles, faiseur de charrue, maréchal, chaudronnier, maréchal des forges,...A travers les différents relevés certaines personnes ont plusieurs de ces métiers, comme par exemple forgeron et serrurier, il est difficile de dire, s'il n'est que serrurier, ou forgeron avec une spécialité reconnue de serrurier.

Le fer, matière première des forgeron, est assez courant dans toute l'Europe et même en Françe. Mais sa qualité est très variable (du fait du pourcentage de fer dans le minerai, mais aussi des impuretés que ce minerai contient). S'il existe un forgeron quasiment dans chaque commune, il existe peu de site d'extraction du minerai et de production du fer. Aussi chaque aciérie a ses spécialités, mais aussi le fer qu'elle produit est très caractéristique. 

L'acier et la fonte sont semblable. Ils sont principalement le mélange de fer et de carbone, ce dernier est produit à partir du charbon. C'est le pourcentage important de carbone, au delà de 6% qui transforme l'acier en fonte. C'est dans les aciéries que ce sont produit peu à peu les révolutions technologiques, pour la production d'alliage divers d'une part mais aussi, par l'emploi de différent métaux  d'adjonction, l'acier acquiers des propriétés bien particulières, et adaptées aux nouveaux besoins. Pour les forgerons, la matière première est chère. Chère à la fabrication car elle nécessite beaucoup de bois (puis du charbon) pour les hauts fourneaux qui fabrique le fer à partir du minerai, puis chère au transport à cause du poids qu'elle représente.

 

 

L'origine des métiers du fer remontent loin dans l'histoire, et même jusque dans la préhistoire. Entre le XIème et le XVème siècle il était rare que la forge appartiennent au forgeron, elle appartenait au seigneur local, qui en possédait les droits, et en récupérait les bénéfices en y plaçant un forgeron salarié. Même entre 1600 et la révolution certaine forges reste la propriété soit d'un noble soit d'un bourgeois qui en a acheté les droits. 

Depuis toujours le métier de forgeron exerce un attrait important sur les autres habitants du village. A cela plusieurs raisons :

  • Tous les paysans, mais aussi la plupart des autres métiers ont un besoin indispensable du forgeron pour leurs outils. Même si plupart d'entre eux essayent d'être autonome, la réparation d'un araire ou d'une roue de charrette nécessite rapidement tout l'appareillage du forgeron.

  • Certainement aussi, le fait qu'étant situé dans le village il est connu de tous. On peut supposer que l'hiver l'atelier du forgeron réunis souvent les villageois, c'est un des rare lieu correctement chauffé. En cela il devient une source d'information pour les paysans qui n'habitent pas dans le village et viennent faire réparer leurs outils ou ferrer un cheval.

  • Et c'est très certainement un métiers "noble", peu accessible à la majorité des villageois, car l'investissement et lourd pour fabriquer la forge et acheter l'ensemble des outils.

  • Contrairement au métiers comme le meunier, le tisserand, les tailleurs d'habits, ...la clientèle des forgeron ne leur apportait pas la matière première, sauf quand il s'agissait de faire des réparations, il s'ensuit qu'il y avait nettement moins de conflit pour établir le prix, et moins de suspicion de vol à l'encontre du forgeron

     

 

Toutes les communes du nord du Lauragais et certainement aussi les anciennes paroisses ont leur forgeron. Il est indispensable, puisque de son métier, il pourvoie autant les autres métiers du village que les ustensiles ménagers courants :

  • ferrage des chevaux, et donc fabrication des fers

  • fabrication des cerclage des roues des charrettes,

  • fabrication des cercles pour le tonnelier,

  • serrures et quincaillerie

  • fabrication des divers araire, ainsi que tous les outils des champs : faux, faucille, râteau, houes, ...

  • fabrication des divers outils pour les jardins : pelle,  pioche, fousou, bêche, fourches,...

  • crémaillères, broches, tisonniers, moines, ...

C'est Saint Éloi le patron des forgerons. Conseiller de Dagobert, Éloi commence sa vie en reprenant le métier de son père : Forgeron. Après s'être enrichi en passant de métier de forgeron à celui d'orfèvre (notamment en frappant la monnaie royale), puis en réalisant des travaux d'orfèvrerie d'art (les trônes du roi Clotaire). C'est à la mort de Clotaire, que son successeur, le roi Dagobert le nomme son conseiller et lui fourni une rente très lucrative. A la mort de Dagobert, Éloi, rentre dans les ordre devient évêque, puis utilise sa fortune pour construire des églises, évangéliser le nord de la France et de l'Europe, aide les paysans à s'affranchir.

 

Le maréchal ferrant

Concernant les maréchaux-ferrants leur corporation est très ancienne, avant le XIIIème siècle certainement. Jusqu'au début du XVIIème siècle seul les maréchaux-ferrants et par extensions les forgerons, avaient le droit de soigner les animaux qu'on leur amenait pour effectuer le ferrage. A noter que le ferrage des chevaux est apparu en France vers l'an 500, grâce aux invasions barbares du nord. Il est fort probable que cette invention fut longue à se propager dans toute la France et surtout dans le monde paysans, ou l'usage des chevaux dans l'agriculture était rare, et l'usage du ferrage des bovins tout autant.

En fait dans la nature les chevaux n'ont pas besoin de fer, la corne du sabot poussant de manière constante à raison de près d'un centimètre par mois. Mais les chevaux utilisés dans les champs et plus encore ceux qui servent aux transports (des personnes et des biens) sur les routes, voit l'usure des sabots se faire plus rapidement que le remplacement naturel. Le ferrage des chevaux devient indispensable sinon celui-ci doit être inemployé le temps que la corne se refasse. Mais à l'inverse, comme la corne continu à pousser, il faut régulièrement remplacer les fers, les pointes le fixant, se trouvant dans les parties fragilisés et anciennes du sabots, c'est aussi pour cela que les fers étaient régulièrement perdu par les animaux.

 

Le serrurier

Concernant le métier de serrurier, s'il est plus ou moins commun avec celui de forgeron dans nos petits villages du Lauragais, il en était autrement dans les villes. ainsi les premières traces de la corporations des serruriers existe au début du XVème siècle, Louis XIV en 1652 consolidera les statuts de cette corporation. La corporation de serrurier, étendait le métier à tout un ensemble de pièces de métal, les balustre et balcon, les portails, et mêmes des pièces pour maintenir la charpente d'une maison. Les statuts de leurs professions imposaient que l'ouvrier n'avait pas le droit d'ouvrir une serrure en l'absence du maître serrurier ou du propriétaire de la serrure. Les serruriers avait mauvaise confiance auprès de la population, la encore les statuts essayaient de gagner la confiance, en imposant part exemple qu'un serrurier n'avait pas le droit faire une clef s'il n'avait pas au préalable fabriqué la serrure correspondante.

 

Le chaudronnier

Concernant les chaudronniers, on trouve trace de leur corporation au début du XVIème siècle, lorsque Louis XII confirme leurs statuts. Beaucoup de chaudronnier étaient ambulant dans nos campagnes, car en plus de vendre leurs fabrications, ils allaient de ferme en ferme pour réparer sur place les chaudrons usagés et surtout récupérer les vieux chaudrons pour en recycler le cuivre.

 

Le charron

Les charrons ont été intégré dans la confrérie des forgerons en 1706, mais il devinrent rapidement autonomes à causes des conflits qui survinrent entre les deux professions, les forgerons plein de vanité rabaissant leur métiers. Pourtant le métier de charron était un métiers très complet, et dans les campagnes les paysans appréciait beaucoup leurs aide. Les charron connaissant aussi bien les techniques du charpentier, du menuisiers, du forgeron. De nombreux conflits ont éclaté lorsque les confréries de ces métiers surprenaient un charron qui ne s'occupait pas exclusivement de charrette. Les charrons ont une patronne, sainte Catherine et ont pour emblème une roue.

 

Les outils du forgerons   cliquer  pour les voir.

 



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Par Franck - Publié dans : Métiers
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