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Qui sait si, il y a un peu plus de 2000 ans, l'âne qui réchauffait de sa chaude haleine le berceau d'un pauvre enfant de Bethléem, n'était pas le petit âne gris. Cet âne gris de Provence qui, ainsi, aurait acquis le privilège d'arborer sur son dos, tracé dans le prolongement des entrelacs de la crinière, une magnifique croix noire.
Félicitations à tous ces bénévoles pour cette crèche vivante qui, avec au petit matin une température avoisinant les moins 15°C, n'ont pas hésités à participer à cette journée.
L'Âne gris, fidèle emblème de la Provence
La place du Général de Gaule, transformée en lieu d'animation avec ferme vivante, marché paysan et artisanal (Une cinquantaine de stands), foire aux chevaux et poneys, parade des animaux de Noël, démonstrations de chiens de bergers, crèche vivante, groupes folkloriques, ....
L'histoire du cheval et son évolution
Le cheval est fier, ardent et impétueux, disait le naturaliste Georges Buffon. Symbole de puissance et de liberté, le cheval a intensifié le désir des hommes de le domestiquer, plus que
n’importe quel autre équidé.
Divinisé par les Grecs, adulé par les Indiens et les Arabes, le cheval a une longue histoire qui débute à l’Eocène.
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D’après les fossiles connus, les premiers ongulés modernes apparaissent en Asie, dans le paléocène supérieur de Chine.
Le cheval appartient à l’ordre des périssodactyles, c’est-à-dire aux ongulés munis d’un nombre impair de doigts.
La famille des Equidae (équidés) réunit également les ânes et les zèbres. Réunis sous un seul genre, Equus, les équidés sont répartis en neuf espèces dont une espèce éteinte: Equus caballus (cheval domestique) qui comprend la sous-espèce Equus caballus przewalskii (Cheval de przewalski) qui est le dernier cheval sauvage
Cheval de przewalski. Equus asinus (âne sauvage d’Afrique)
Equus hemionus (âne sauvage d’Asie)
Equus hemionus. By Lip Kee . Licence Equus kiang (kiang)
Equus kiang ou âne sauvage du Tibet. Equus onager (Onagre)
Equus zebra (zèbre de montagne) Equus grevyi (zèbre de Grévy)
Equus grevyi. Equus burchellii (zèbre de Burchell) Equus quagga: (espèce éteinte. Dernier spécimen mort en captivité en 1872)
Les premiers équidés possédaient quatre doigts à l’extrémité de leurs membres antérieurs et seulement trois aux postérieurs. Apparu pendant l’Eocène, il y a environ 54 millions d’années, on a cru pendant longtemps que le plus lointain ancêtre du cheval avait pour nom Hyracotherium leporinum. Mais, des études récentes le place maintenant parmi les paléothères.
Reconstitution Hyracotherium ou Eohippus. Egalement connu sous le nom d’Eohippus, il avait la taille d’un lévrier et habitait principalement dans les régions boisées d’Asie, d’Europe et d’Amérique du Nord.
Ce n’est qu’à la fin du Pliocène, il y a moins de deux millions d’années, que la forme actuelle du cheval se stabilise avec Pliohippus.
Les premiers chevaux avaient la taille d'un mouton, plusieurs orteils à chaque pied et des dents adaptées à brouter les feuilles tendres. Le schéma classique est celui d'une transformation d'un petit animal jusqu'au grandes espèces mangeuses d'herbe à un seul orteil. En fait, bien que ce ne soit pas entièrement faux, l'histoire des chevaux est un peu plus complexe.
Les vrais chevaux du genre Equus sont apparus en Amérique du Nord. Orohippus agilis est l'un des plus anciens cheval connu. Ses dents à couronne basse étaient adaptées pour manger des feuilles. Mais, déjà, ses prémolaires augmentaient de taille. Il mesurait 40 cm au garrot. Il y a environ 2,5 Ma, les vrais chevaux ont traversé le pont continental qui reliait l'Alaska et la Sibérie et se sont répandus en Eurasie et en Afrique. Mesohippus bairdi vivait durant l'Oligocène en Amérique du Nord. Ses dents montrent une adaptation plus marquée aux aliments coriaces. C'est le cheval typique de l'Oligocène nord-américain. Haut d'environ 55 cm au garrot, il ressemblait au cheval actuel mais avec trois doigts.
L’histoire des chevaux est intimement liée aux changements climatiques. Après une longue évolution nord-américaine au cours de l'Eocène, les chevaux ont migré vers l'Eurasie au
cours de l'Oligocène. Déjà de grande taille, ils commencaient à ressembler aux chevaux actuels. Les Anchitheriinae ont été les premiers à apparaître en Europe. Leur pied avait conservé trois orteils. Leur cou était plus long que celui des chevaux actuels. Le groupe va alors évoluer surtout en Amérique du Nord. Il va devenir plus grand et plus adapté à la course. A la fin de l'Eocène (35 Ma), le spaléothères sont devenus les périssodactyles dominants. Ils étaient encore assez petits. Cependant, Palaeotherium magnum atteignait la taille d'un grand poney.
Au cours de l’Oligocène, il y a environ 30 millions d’années, la régression des forets a contraint l’ensemble des équidés à gagner les prairies. Des membres plus longs favorisaient la fuite. Cette spécialisation s’est également traduite par la réduction progressive du nombre de doigts. Le coussinet plantaire a disparu pour laisser place à un sabot unique et solide. Parallèlement, la taille et la puissance des chevaux a augmenté ; de même, la dentition s’est adaptée à leur nouveau régime alimentaire : la mastication d’herbes dures.
Le début du miocène américain est marqué par un foisonnement de formes à trois doigts. Certains équidés comme Anchitherium vont coloniser les
forêts d’Eurasie.
Leurs dents se transforment alors en véritables meules, mieux adaptées aux graminées. Les prémolaires devinrent plus grandes et finirent par ressembler aux molaires.
Hipparion colonise ensuite l’Eurasie et l’Afrique à la fin du miocène. Il y côtoie les premiers australopithèques avant de s’éteindre.
Egalement originaire d’Amérique du Nord, le cheval moderne (Equus) gagne l’Ancien Monde, il y a 2,5 millions d’années.
La lignée des chevaux sauvages est aujourd’hui aux portes de l’extinction. Le cheval de Przewalski est le dernier cheval sauvage, c’est-à-dire dont le patrimoine génétique est
resté pur. V
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