animaux et dressage

Dimanche 19 septembre 2010 7 19 /09 /Sep /2010 10:37

Fouine

La fouine (Martes foina) est,

une espèce de mammifère carnivore d'Europe et d'Asie,

au pelage gris-brun, courte sur patte, de mœurs nocturnes,

qui s'attaque volontiers aux poules des poulaillers,

et surtout à leurs œufs.

C'est une martre (ou marte),

faisant partie de la famille des mustélidés,

au même titre que la belette, le blaireau ou le putois,

petits mammifères carnivores,

se caractérisant souvent par leur odeur forte.

 

Description 

Sa longueur va de 40 à 54 centimètres,

et son poids se situe entre 1,1 et 2,3 kilogrammes.

La fouine a une espérance de vie de trois ans,

l'âge maximal en liberté étant de 10 ans.

Élevée par des hommes,

elle peut toutefois atteindre l'âge de 18 ans.

La fouine (Martes foina) est très proche,

de la martre commune (Martes martes),

à tel point que lors d'une observation,

la confusion est possible,

même si elles ne sont pas interfécondes.

Le critère le plus direct pour déterminer l'animal observé,

consiste à observer la couleur du pelage située,

sous la gorge, sur le poitrail et le haut des pattes.

Chez la martre une tache claire de couleur jaunâtre,

est observable sur le poitrail,

alors que chez la fouine cette tache est franchement blanche,

couvrant la gorge, le haut des pattes antérieures et le poitrail,

(voir l'article sur la martre pour d'autres critères d'identification).

Une autre méthode généralement admise,

pour différencier une fouine et une martre :

le dessous des pattes de martres est poilu,

au contraire de celui des fouines.

Cette spécificité peut aussi être détectée,

à la lecture des empreintes dans un sol meuble.

 

 

 

Origine du nom 

Le nom latin Martes foina signifie martre des hêtres,

à rapprocher du mot faîne, du latin fagina,

le fruit du hêtre (fagus).

Il est à noter qu'en anglais, on la nomme beech marten,

de même sens, et en italien faina.

La martre commune Martes martes, quant à elle,

est souvent nommée martre des sapins ou martre des pins.

Distribution et habitat 

On trouve des fouines dans une grande partie de l'Eurasie.

Son aire de distribution va de l'Espagne à la Mongolie,

en passant par l'Europe du Sud,

et l'Europe centrale et l'Asie centrale.

Une population de fouines a également été introduite,

dans l'État américain du Wisconsin ,

dans le but de commercialiser leurs fourrures.

La fouine est capable d'occuper des milieux très variés.

Elle vit spécialement dans la campagne,

(bois et vergers) mais aussi à proximité des habitations,

et jusque dans les villes,

gîtant dans les granges et les greniers.

Elle grimpe bien mais ne se risque pas aussi haut,

que la martre commune, plus liée à la forêt.

Il s'agit d'ailleurs de la seule espèce de martre,

à ne pas vivre exclusivement dans la forêt.

Comportements 

Les fouines sont des animaux solitaires,

comme la plupart des autres espèces de martres.

Elles évitent leurs congénères,

en dehors des périodes de reproduction.

Il s'agit d'animaux territoriaux qui marquent leur territoire,

avec des secrétions,

et le défendent au moins contre d'autres fouines de même sexe.

La grandeur du territoire est variable,

mais reste inférieure à celui de la martre commune.

Leur grandeur va de 12 à 210 hectares,

et varie en fonction du sexe,

(les territoires des mâles sont,

plus grands que ceux des femelles),

de la saison (ils sont plus petits en hiver),

de l'habitat (ils sont plus grands en campagne qu'en ville),

et de la nourriture disponible.

Son activité est surtout nocturne.

Elle est opportuniste et se nourrit selon les saisons,

de petits mammifères, de fruits, d'oiseaux,

de déchets trouvés près des habitations.

Il lui arrive de dévaster un poulailler,

lorsqu'elle est à la recherche d'œufs.

Excitée par la panique créée chez les poules,

elle tue tout ce qui bouge.

Bien qu'essentiellement carnivore,

les produits végétaux (baies et fruits),

constituent une part importante de son alimentation.

Elle aime aussi s'attaquer aux circuits,

électriques des voitures et à l'isolation des maisons,

et elle aime également ronger le caoutchouc.

Elle est pour cela souvent considérée comme “nuisible”,

c’est alors un “puant” actuellement régulé,

par des piégeurs agréés alors qu’à l’époque de la Rome antique,

elle était adoptée pour capturer les souris et dératiser les habitations.

Elle joue encore aujourd'hui un rôle de police sanitaire.

Reproduction 

La femelle met bas une fois par an, en mars ou en avril,

bien que l'accouplement ait eu lieu,

durant l'été précédent (juin à août).

Cette période de huit mois est due à la dormance,

mais le temps effectif où la mère porte ses petits est d'un mois.

La portée de la fouine compte de deux à cinq petits,

qui naissent aveugles et nus.

Ils ouvrent les yeux après un mois,

sont sevrés après deux mois,

et sont indépendants à l'automne.

La maturité sexuelle est atteinte entre 15 et 27 mois.

 

 

 

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Par Franck - Publié dans : animaux et dressage
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Vendredi 17 septembre 2010 5 17 /09 /Sep /2010 10:09

Carnivore sauvage - La Belette ou Mustela nivalis.

Ou comment passer pour beaucoup plus gros que soi.

belette mangeant des baies

La belette et l'hermine sont deux de nos plus sympathiques carnivores sauvages. Répandus dans toute la france, ils ont des moeurs très proches et ne diffèrent finalement que par des détails cosmétiques comme la couleur du poil ou la taille. La belette est le plus petit des deux...

On a vite fait de ranger ces représentants des mustélidés dans la catégorie des "nuisibles". En tous cas, certains, au prétexte de visite de poulaillers nocturnes ou de dévastations exercées dans les populations de perdreaux, voudraient en faire l'ennemi public numéro un, ou plutôt la cible privilégiée des chasseurs, qui, lorsque le gibier se fait rare, n'ont rien d'autre à faire que de semer des pièges dans la nature. Nous allons voir qu'ils ont bien tord, et d'ailleurs, les plus progressistes d'entre eux le reconnaissent bien. Mais le chemin de la réhabilitation est long et semé d'embûches...

Alors, ça ressemble à quoi une belette ?

En gros, vous prenez une patte de lapin, vous lui mettez deux petites jambes à chaque bout et une petite queue de campagnol, et vous avez une belette...
Je schématise, mais c'est important : la belette est minuscule !
On verra un peu plus loin à quel point...

Mais d'abord, pourquoi un tel nom ?

Dans "belette" il y a "belle", et en fait, dans bien des langues, belette a un rapport avec la gent féminine. Il y a aussi "ette", qui est le suffixe pour "petite". Une belette est donc littéralement une "petite belle", ou "petite femme", "petite fiancée". Ainsi, on dit "donnola" en italien, "Schöntierlein" en allemand, ou "nifítsa" en grec, qui est une évolution du mot "nímfi", la nymphe... Par ailleurs le vocable "belette" est passé dans le language courant pour designer affectueusement une femme jeune et charmante...

belette dans les hautes herbes le soir

Et c'est vrai que la belette est charmante : c'est un minuscule animal d'environ vingt centimètres, queue comprise, pour un poids maximum d'une centaine de grammes. Son pelage est chatain sur le dessus, et blanc crème sur le ventre et le poitrail. Sa silouhette est fuselée, aérodynamique, svelte, et pour tout dire, elle est tellement fine qu'elle arrive à se faufiler dans une galerie de 23 millimètres de diamètre ! C'est d'ailleurs tout l'intérêt d'avoir ces pattes très courtes et ce corps presque serpentiforme. Les oreilles sont courtes et rondes, la queue fine et courte. C'est le plus petit carnivore d'europe !

La belette est une boule de nerfs.

C'est une pile électrique qui se répand comme une trainée de poudre dans les prairies pour y faire des ravages dans la populations des rongeurs. C'est de la prédation à l'état liquide, ça se faufile partout et ça poursuit ses proies jusque dans leurs tanières, pour mieux les attraper par derrière.
Jour et nuit, la belette traque ses proies, puis elle les dévore tranquillement, avant de recommencer sans relâche. Elle possède la perfection et la grâce d'un outil parfaitement conçu, placé entre les mains d'un ouvrier expert !

belette sur une branche - photo Keven Law

La belette a un métabolisme tellement actif qu'elle doit manger régulièrement pour survivre. Sa digestion dure trois heures, et elle doit impérativement consommer journellement l'équivalent du tiers de son poids en viande fraiche. Ce qui nous fait en moyenne... une souris par jour et par individu. Faites le compte : 350 souris par an !
Il n'y a pas besoin d'autres preuves pour réhabiliter la belette et lui enlever définitivement le statut de "nuisible" qu'elle a dû supporter si longtemps. D'ailleurs, en 2008, elle a été (enfin) retirée de la liste des animaux considérés comme nuisibles par l'administration française... Quand à l'accuser de s'attaquer à des perdreaux, ou des lapins, ou pourquoi pas des poules : ne croyez pas un instant de que racontait Jean de La Fontaine dans ses fables. Une belette ne s'attaquera en effet que très rarement à une proie vingt fois ou cinquante fois plus grosse qu'elle, soit que l'occasion se présente, soit qu'elle soit poussée dans ses derniers retranchements : c'est en effet un animal très courageux, qui pour se défendre n'hésitera pas à sauter à la tête de son agresseur, homme y compris. Mais cela n'est que justice...

Reproduction...

Les belettes s'accouplent au printemps et en été. Il faut en moyenne trois heures d'accouplement pour déclencher l'ovulation, puis cinq semaines de gestation. Les petits, quatre à neuf par portée, naissent aveugles, nus et sourds. Ils sont totalement dépendants de leur mère pendants les premiers temps. Sevrés en huit semaines, ils voient au bout de quatre semaines, et peuvent tuer leurs première souris entre deux et trois mois. Ils quittent alors le nid.
C'est à n'en pas douter un grand soulagement pour la mère, car le mâle ne prend aucune part dans l'éducation des jeunes, et pendant cette période, la mère doit non seulement produire du lait en suffisance, mais aussi chasser pour se nourir elle-même. Certaines années, lorsque les campagnols et les mulots abondent, les belettes peuvent avoir deux portées.
On a constaté une corrélation directe entre la densité de population de belettes et celle des rongeurs. Ainsi, la densité de population peut varier de 0,1 à 30 individus par kilomètre carré, suivant le nombre de rongeurs disponibles, qui peut osciller entre 0 et 4500 souris par kilomètre carré. La quantité de souris prélevée par les belettes est d'ailleurs assez faible, et c'est heureux, car d'autres prédateurs sont sur les rangs : hermines, renards, putois, rapaces, etc... sans compter la concurrence du chat domestique.

La belette ne vit que trois ans au maximum. Elle est menacée par la destruction de ses habitats ou par le manque de nourriture, ainsi que par certains prédateurs : renard, chat, chien, hermine, chouette. En france, la belette n'est plus un nuisible depuis peu. Faites passer le message !
Quelques points à retenir :
• Trente belettes consomment 10 000 rongeurs par an et par kilomètre carré.
• La reproduction de la belette est fonction de la densité de petits rongeurs dont elle se nourrit.
• La belette ne se nourrit qu’exceptionnellement de jeunes levrauts, poussins ou œufs, et elle ne fait là qu’exercer son rôle normal de prédateur naturel.
• Si la belette entre dans un poulailler, c’est pour chasser les rongeurs
• Les élevages à gibier peuvent attirer la belette : présence de rongeurs attirés par les graines.

 

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Par Franck - Publié dans : animaux et dressage
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Jeudi 16 septembre 2010 4 16 /09 /Sep /2010 09:57

Furet

Le furet (Mustela putorius furo,

est la sous-espèce domestique de,

l'espèce Mustela putorius.

C'est donc le cousin domestique du putois,

(Mustela putorius putorius) ;

comme lui c'est un petit carnivore,

de la famille des mustélidés.

Le furet est plus gros que la belette,

mais plus petit que la fouine ou la martre.

Traditionnellement utilisé pour,

la chasse au lapin dans les terriers,

il est de nos jours apprécié aussi,

comme animal de compagnie.

 

 

 

 Furet femelle de 2 mois (Mustela putorius furo)

furet femelle deux mois

 

 

Description  

Furets de diverses variétés de coloris.

Le mâle mesure entre 40 cm et 60 cm et pèse généralement entre 900g et 2 kg au printemps. La femelle est plus petite et plus fine, elle mesure entre 30 cm et 50 cm pour un poids de 400g à 1 kg . En automne le poids du furet peut augmenter jusqu'à 40 % (réserves de graisses pour l'hiver).

L'aspect du furet diffère légèrement de son ancêtre sauvage, le putois, dont la couleur est très foncée, la tête plus large, la mâchoire plus forte et les yeux rapprochés.

Comportement social  

La durée de vie est très variable et dépend tant du mode de vie (alimentation, rut, luminosité) que de la provenance des individus. La durée de vie théorique d'un furet est de dix ans, mais en pratique on observe une moyenne de cinq à huit ans et certains furets ont vécu jusqu'à douze ou treize ans (cas très rares).

Le furet s'éduque bien. C'est en particulier un animal très propre mais il ne peut être dressé comme un chien ou un chat. Il intègre mal les punitions mais on peut arriver à l'éduquer par des récompenses  

(viande cuite, pâtes sucrés...)

Le furet dort en moyenne dix-huit heures par jour

Très joueur, il n'est pas plus agressif qu'un chien ou un chat et se socialise bien avec ces derniers si son développement précoce le lui permet. Vif, agile et doté d'une grande curiosité, il peut disparaître dans les endroits les plus invraisemblables et s'y assoupir un bon moment (il dort dix-huit heures par jour en moyenne).

Le furet est un animal social, il a donc besoin de compagnie. Élevé avec d'autres furets ou d'autres animaux comme un chat ou un chien, il aura moins besoin de son maître pour jouer. Le jeu tient une place importante dans ses activités. C'est un animal qui est souvent "collant" avec ses maîtres aimant attirer leur attention et partager leurs activités. Le furet a un caractère bien trempé, et est extrêmement têtu .

Le furet n'a pas besoin de sortie extérieures, même si la plupart des furets les apprécient. Il n'est pas possible de laisser un furet sortir seul à l'extérieur car il finirait par s'éloigner et se perdre  .

Bien que domestiqué depuis plus longtemps que le chat, le furet n'est pas tout à fait un animal domestique. Il conserve quelques caractéristiques de l'animal sauvage dont il est issu. Deux caractéristiques particulières de l'espèce la distinguent de la plupart des animaux de compagnie  .

  1. La variabilité saisonnière de poids très marquée de 30% à 50% du poids d'été,
  2. La morsure du jeune furet , persistant parfois à l'age adulte et qui est un cas assez particulier parmi les animaux domestiques.

Ces caractères peuvent expliquer qu'avec un furet on sente plus proche de la nature qu'avec un chat ou un chien, bien qu'il s'agisse d'une espèce depuis longtemps domestiquée.

Le furet a une néoténie comportementale marquée qui contribue à son image.

Le mot "furet" est issu du latin "furis" qui signifie "voleur". Son nom scientifique "Mustela Putorius Furo" signifie littéralement "Belette puante voleuse". Le furet a du fait de sa curiosité, de son intelligence et de sa capacité de préhension une certaine tendance aux accidents domestiques et aux "bêtises". Cette tendance a une incidence sur le lien avec ses maîtres appelée "néoténie par procuration". En effet un furet, comme un jeune enfant, demande à être surveillé lorsqu'il est en liberté. Cela contribue à donner de l'animal une image attachante à ses maîtres qui s'en sentent responsables et projettent une image enfantine sur lui. Ce comportement est caractéristique de l'espèce et n'est que peu affecté par le dressage.  .

L'environnement domestique du furet doit en conséquence être parfaitement adapté afin de réduire ces risques d'accidents, alors que le chien ou le chat peuvent vivre dans des environnements humains plus standards. On désigne souvent cette adaptation par l'anglicisme ferretproofing   .

Morsures, malpropreté, stress... faute de patience ou de connaissances, le recours à des punitions inappropriées peut rendre les furets encore plus mordeurs et donc encore plus dans le mal-être, d'où certains abandons. Des professionnels comportementalistes peuvent aider et proposer des solutions adaptées au propriétaire et à l'animal.

 

Histoire de la domestication  

Femmes chassant le lapin à l'aide de furets dressés, vers 1316-1321

En Europe, la domestication du furet précède celle du chat de plus de 500 ans, l'utilisation par l'homme du furet pour la chasse aux rongeurs et aux lapins, peut être retrouvée dès le IVe siècle av. J.-C.  

Il a joué, en conjonction avec l'hermine, le rôle d'animal de compagnie dans la Grèce antique, avant que ceux-ci ne découvrent le chat en Égypte. Malgré l'introduction de ce dernier en Europe par les Romains, le furet, à l'instar d'ailleurs de l'hermine, est resté un animal de compagnie durant tout le Moyen Âge et l'usage ne tombera complètement en désuétude qu'à partir de l'époque romantique (pour l'hermine dès la Renaissance).

Le célèbre tableau la Dame à l'hermine de Léonard de Vinci, portrait de Cecilia Gallerani, atteste de cette mode. Toutefois l'énorme animal, dont la taille rapportée à la main de la dame peut être estimée entre 45 et 55 cm (22 à 32 cm pour une hermine), et dont les pattes avant ne sont pas assez trapues, est à l'évidence un furet  , même si Léonard souhaitait bien représenter l'hermine, symbole de pureté .

Les furets n'existent pas à l'état sauvage en Europe car, malgré de nombreuses évasions, ils n'ont jamais réussi à s'installer et à établir des groupes sauvages, même dans les endroits où les proies étaient abondantes  . Toutefois une présomption de micro population de Mustela Putorius Furo haret existe en Suisse et les autorités vétérinaires de ce pays assimilent le furet à une espèce sauvage.

On craint en revanche qu'il ne devienne une espèce invasive en Australie où ils pourraient causer des ravages sur la faune locale protégée. L'État du Queensland par exemple a préventivement déclaré l'espèce comme étant nuisible et interdit d'introduire tout furet, même de compagnie, dans cet État. En Nouvelle-Zélande les furets introduits au départ dans le but de limiter l'invasion de lapins sont devenus une population haret et ont eu un impact négatif non pas sur les lapins mais sur les populations d'oiseaux protégés comme le Kakapo, l'Échasse noire ou l'Albatros royal  . En 2001, la population de furets dans les deux iles était estimée à un million d'individus au total  .

Furetage  

Le furetage est une chasse sélective (piégeage) à l'aide de furets.

Il s'agit principalement de piéger des lapins de garenne mais aussi des rats. Le furet est utilisé par les fureteurs en raison de sa capacité à s'insinuer dans les terriers dont il fait fuir les occupants ; ceux-ci peuvent alors être capturés avec des filets, appelés bourses, préalablement posés ou tirés au fusil  .

Qui dit furetage, ne veut pas dire mort d'animaux. Certains piégeurs relâchent simplement les proies délogées dans un autre environnement.

Chaque année, de nombreux fureteurs ou associations de fureteurs travaillent pour les aéroports, autoroutes et divers terrains de transports afin d'en déloger des hôtes nuisibles.

En Suisse la pratique du furetage est interdite. En France, elle dépend d'une législation spécifique . L'usage du furet à la chasse n'est autorisé que dans les lieux où le lapin de garenne est déclaré officiellement « nuisible » par l'arrêté préfectoral annuel , dans ce cas seulement les bourses (filets) sont autorisées .

 

Animal de laboratoire 

La seconde fonction domestique du furet a été son utilisation comme animal de laboratoire, depuis l'Entre-deux-Guerres, initialement au Royaume-Uni.  Le furet a servi de modèle pour la recherche dans plusieurs secteurs (cardiologie, neurologie, gastroentérologie, parasitologie, toxicologie-tératologie) mais c'est surtout en Virologie qu'il a joué un rôle phare, en étant le modèle privilégié dans la recherche des vaccins contre la grippe humaine (virus du genre Myxovirus influenzae).  

Animal de compagnie  

Furet de compagnie

Le furet est maintenant considéré comme un nouvel animal de compagnie (NAC), bien qu'il soit domestiqué depuis plus de 2000 ans.

Variétés  

Les furets ont été sélectionnés pour obtenir des coloris de pelage variés.

Les éleveurs de furets se sont surtout attachés à obtenir de nombreuses variétés de coloris et de motifs au niveau de la fourrure . Entre autres les variétés albinos, putoisé qui regroupent : zibeline (divers teintes), champagne, silver, blackself, chocolat, cannelle et dew (blanc aux yeux noirs). Certains furets peuvent présenter des tâches blanches (mitts, bavette, badger etc.). De nos jours il existe même des furets angoras et semi-angoras

Furet européen 

Les furets standards, dit « furets européens » ont un pelage blanc, champagne (putoisé clair ou foncé), noir, marron ou albinos avec les yeux rouges.

 

Furet américain

« Furet américain » est une appellation commerciale désignant, en Europe, un furet qui a subi avant la vente, en bas âge, toutes ces opérations (déglandé, on dit aussi « désodorisé » mais ce terme est impropre, stérilisé et identifié par une puce électronique). Ils sont issus généralement d'élevages intensifs pratiqués aux États-Unis mais certains proviennent d'élevage européens. Ces animaux, sélectionnés pour l'originalité de leur pelage coloré et opérés très jeunes, ont la réputation d'être plus fragiles  .
La seule différence en effet avec un furet dit « européen » est son espérance de vie plus courte, en raison de la méthode d'élevage, notamment le stérilisation précoce (à 3 semaines au lieu de 6 mois minimum) ou du déglandage (opération interdite en France ) ) ou l'élevage sous éclairage artificiel 24h sur 24 pour pouvoir produire des furets toute l'année.

On ne doit pas les confondre, par anglicisme, avec le Furet à pieds noirs (Mustela nigripes), en anglais black footed ferret, une espèce américaine sauvage, protégée et interdite à la vente. Cette espèce existait également au Canada sous le nom vernaculaire de Putois américain 

Soins et entretien 

Comme tous les animaux de compagnie, le furet est susceptible d'être un vecteur de zoonoses. Et ce, aussi bien dans le sens de l'anthropozoonose (maladie transmise de l'homme à l'animal, comme la grippe humaine) que dans le sens de la zooanthroponose (maladie transmise de l'animal à l'homme, comme la rage).

Bien qu'un furet soit plus petit qu'un chien ou un chat, il demande autant d'entretien. Il ne nécessite pas de sortie quotidienne contrairement à un chien, mais il doit pouvoir sortir de sa cage au moins 2 à 4 heures par jour. Le furet ne peut pas comme un chat sortir librement de la maison, il n'a pas la capacité de retrouver seul son chemin.

Le furet doit être traité contre les parasites internes et externes. Il faut vermifuger un fureton (bébé furet) tous les mois pendant ses 6 premiers mois puis une fois adulte 2 fois par an (tous les 6 mois), ainsi que le traiter régulièrement contre les parasites du type puces ou tiques. Les traitement antiparasites usuels (gouttes dorsales) protègent également les oreilles de l'animal. Le furet est sensible aux otites à otodectes appelées "gale auriculaire". Le sébum auriculaire du furet étant brun à l'état naturel, les diagnostics usuels pour le chien ou le chat ne sont pas applicables au furet. En cas de suspicion d'atteinte le nettoyage des oreilles se fait à deux semaines d'intervalle à l'aide d'un topique antiparasitaire (pour furet ou pour chaton ou à défaut pour chien en adaptant les doses), ou par des produits adaptés prescrits par le vétérinaire si l'affection ne cède pas. .

La coupe des griffes est recommandée en moyenne une fois par mois, en fonction de l'usure et de la longueur. Le furet ne se les use pas seul. La coupe doit se faire parallèlement au sol. Il faut être attentif à ne pas couper la veine qui se trouve au centre de la griffe (ligne rose visible sur les griffes claires).

Le bain n'est pas nécessaire. Au contraire, des bains trop fréquents ou avec des produits inadaptés abîment la peau du furet, et peuvent provoquer un excès de sébum. De plus, plus on lave un furet plus il sent fort, car il essaye de recréer son odeur corporelle. Il est recommandé de laver un furet une à deux fois par an maximum. De plus, la qualité de la nourriture que vous donnerez à votre furet influencera beaucoup son odeur. Il existe en animalerie des produits spéciaux pour l'entretien du pelage du furet non nocif , lingettes, spray, à utiliser ponctuellement pour désodoriser le poil du furet comme vous le feriez avec un bichon ou un yorkshire ou un chat. Evitez de laver le furet au shampooing cela irrite sa peau et intensifie l'odeur naturelle du furet. Le sable désodorisant où il aime se rouler, lui donne des démangeaisons. Une caisse de sable pour qu'il se roule dedans fera parfaitement l'affaire.

Il faut vacciner le furet contre la maladie de Carré, maladie mortelle encore incurable à 100%. Bien que celle-ci soit quasiment éradiquée en France, elle apparaît encore ponctuellement. Le furet est moins sensible à la rage que d'autres carnivores, mais la vaccination contre la rage est obligatoire dans plusieurs pays et pour le passage de frontières. Le choix du vaccin doit être fait parmi ceux élevés sur souche aviaire. Pour le vaccin de la maladie de Carré, la valence maximale est CH. L'utilisation de vaccins à plusieurs valences est déconseillée. Le furet est particulièrement sensible à la maladie de Carré vaccino-induite en primo-vaccination à cause de l'utilisation de vaccins pour chiens (à virus vivant atténué ou d'autres types), seuls vaccins disponibles en Europe .

Opérations 

Pose d'une puce d'identification 

En France, l'identification du furet , par implantation d'une puce électronique sous-cutanée  est fortement conseillée (en cas de perte du furet il est possible d'identifier l'animal et de contacter son propriétaire) mais n'est cependant pas légalement obligatoire, sauf dans les départements officiellement déclarés infectés par la rage. L'identification du furet est obligatoire pour se rendre dans certains pays. L'identification par tatouage ne sera plus valable après le 3 juillet 2011. Il s'agit du seul moyen de valider un passeport et les attestations de vaccins y figurant .

Contraception chirurgicale 

La stérilisation est indispensable chez les femelles non destinées à la reproduction. Une furette non stérilisée et non gestante peut être atteinte d'hyperœstrogénisme. Elle reste en chaleurs et les hormones finissent par attaquer la moelle osseuse . La furette décède alors d'aplasie médullaire.

La castration n'est pas obligatoire pour les mâles, mais une fois castré, le mâle ne pourra plus être en rut. L'odeur du furet castré est plus douce et cela enlève pour le propriétaire et ses animaux les désagréments d'un mâle en rut (odeur prononcée, marquage par l'urine et comportement agressif et obsessionnel envers ses congénères).

Selon certains vétérinaires, la stérilisation pourrait être un facteur entraînant à terme des problèmes hormonaux .

Opérations de convenance 

L'ablation des glandes anales est une opération supposée atténuer l'odeur musquée du furet ; en réalité elle ne change rien à la production des glandes sébacées présentes sur la peau du furet, mais elle enlève au furet la possibilité de vider ses glandes anales (projection odorante de défense).

Cette opération est maintenant interdite en France, en Suisse et en Belgique où elle est considérée comme une « opération de convenance ».

Alimentation 

Le furet est un carnivore strict.

L'alimentation du furet reste un sujet de débat entre les éleveurs .

Pour nourrir son animal le propriétaire d'un furet a le choix entre une alimentation carnée (proies, viandes et sous-produits animaux broyés) et une alimentation à base de croquettes d'excellente qualité à forte teneur en protéines animales, pour chatons ou pour furets.

Un furet prend des habitudes alimentaires dans les 6 premiers mois de sa vie, c'est pendant cette période qu'il faut lui faire connaître des goûts différents pour qu'il ne devienne pas exclusif. Le furet fait idéalement autour d'une dizaine de petits repas par jour car sa digestion est très courte (3 à 5 heures)  . C'est pour cela qu'il est important de toujours lui laisser de la nourriture et de l'eau fraîche à disposition. La nourriture devra contenir de la taurine et être composée d'au moins 20% de graisses et 30% de protéines animales. Il est parfois nécessaire de leur donner des suppléments, comme des vitamines, selon leurs besoins et leur alimentation.

Les aliments à éviter sont : le chocolat, la théobromine étant très toxique voire mortelle pour les carnivores en général, les bonbons et autres aliments trop sucrés, les fruits secs, l'alcool, le poisson, le blanc d'œuf cru, le lait à cause de l'intolérance au lactose des adultes qui ne sont plus habitués à le digérer, le café, etc.

Parmi les fruits secs, les raisins (secs ou frais) sont fortement déconseillés car ils sont toxiques pour les furets aussi bien que les chiens. Il a été prouvé qu'une ingestion massive de raisin cause une insuffisance rénale aiguë. Une étude faite aux États-Unis a en effet recensé 23 cas d'intoxication par le raisin.

Éducation 

Furet jouant avec une peluche

Le fureton découvre son environnement avec la gueule. Lorsqu'il grandit il faut lui apprendre à ne pas mordre à tout va, par exemple en rendant la morsure désagréable.

Le furet est un animal relativement propre  qui fait ses besoins dans les coins (de pièce, de cage, de litière). Il est possible de l'habituer à faire ses besoins dans une litière qui lui est destinée, en l'y mettant dès son réveil ou dès qu'il se met en position de défécation (il lève la queue et il recule).

Furet en position de défécation

Le furet recule jusqu'à sentir un contact sur la partie courbe de sa queue ce qui lui donne une tendance naturelle à grouper ses crottes dans les coins. En revanche, même s'il veut bien faire ses besoins dans une litière, il y a de forte chance pour qu'il choisisse lui-même le coin vers lequel il veut faire ses besoins, litière ou pas.

Il est parfaitement possible d'apprendre des tours à un furet, comme faire la "marmotte", grimper sur l'épaule de son maître, déplacer un objet dans un endroit convenu... Toutefois le furet agira toujours en fonction d'une récompense espérée, jamais pour faire plaisir a son maître. Le furet réagit aux récompenses et se bute sur les punitions qui sont en général inefficaces. C'est un animal intelligent, si vous lui apprenez à vivre à la lumière du jour dans la journée et dans l'obscurité la nuit, il passera la nuit sans vous déranger, sinon il jouera et grattera dans ca cage pour demander à sortir. Il faut lui donner de bonnes habitudes tout petit. Respecter son rythme biologique, il dort environ de 12 à 18 heures par 24 heures. Il n'aime pas être dérangé lorsqu'il dort. Mais lorsqu'il dort, il se met dans un état de léthargie, et même s'il y a du bruit dans la maison, il ne se réveille pas. Sa température corporelle tombe de 39°C à 37°C environ et son rythme cardiaque ralentit. Par contre il faut éviter les cris et les bruits très fort, les claquements de porte, cela le fait sursauter et se met à faire des bonds dans sa cage au risque de se blesser. A son réveil, le furet devra récupérer sa température d'activité de 39° et va trembler fortement afin de se réchauffer, donnant l'impression de grelotter.

Cage 

Le choix de la cage du furet est important. Les barreaux doivent être suffisamment écartés pour qu'il ne s'y coince pas de doigt ou de patte et suffisamment serrés pour qu'il ne s'y coince pas la tête (l'idéal pourrai apparaître dans les parois en plexiglas, mais elles sont à éviter car le plexiglas devient vite un sauna l'été lorsqu'il fait très chaud). La fermeture des portes doit être sécurisée car ils peuvent ouvrir les portes avec leurs pattes ou leur nez.

La cage doit être facilement lavable, éviter les cages en bois qui seront vite souillées par l'urine. Il lui faut un bon espace à l'intérieur pour pouvoir bouger et jouer (en Suisse, depuis septembre 2008, la loi exige une surface minimum de 4 m² pour un couple de furet (0,50 m² par furet supplémentaire), ainsi qu'une hauteur d'au moins 0,60 m.) La surface nécessaire peut être répartie sur plusieurs étages. Il lui faut également un endroit où faire ses besoins et un autre contenant le nécessaire pour l'alimentation (écuelle, pipette ou bol d'eau). Le possesseur de furet a le choix d'acheter une cage du commerce ou s'il est bricoleur de se fabriquer la sienne. Il peut également choisir de laisser son furet en liberté ou en semi-liberté dans sa maison, ce qui implique des mesures de sécurité pour l'animal (et pour les plantes et autres ustensiles posés par exemple sur une table à sa portée) car de nombreux accidents domestiques y sont possibles.

L'animal doit pouvoir sortir régulièrement de sa cage (environ 3 à 4 heures par jour), mais ne nécessite pas forcément de sorties à l'extérieur comme un chien. Cependant, en l'équipant d'un petit harnais spécialisé (disponible en animalerie), et après avoir effectué correctement ses vaccinations, l'animal pourra accompagner son maître en promenade (ce qui reste une de ses activités préférées, voire son activité préférée).

Acquisition 

Éleveurs de furet

Mérite l'appellation « éleveur de furet » toute personne ayant l'autorisation légale pour reproduire des furets. Un éleveur de furet connaît généralement les besoins et le caractère des furetons ; il est en mesure de vous orienter et vous conseiller pour l'avenir de votre futur compagnon. Les furetons y sont souvent équilibrés, grâce aux conditions de reproduction (choix des parents, conditions de vie de la portée) et aux connaissances de l'éleveur.

Particuliers ou « naisseurs »

Un particulier n'a pas de papier le certifiant éleveur. Il peut avoir de bonnes connaissances sur le furet, comme n'en avoir aucune. Il faut donc avant tout choisir la bonne personne, s'assurer des bonnes conditions de reproduction et d'adoption, observer l'état de santé des furets et vérifier qu'ils aient reçu les soins nécessaires (vaccins, vermifuge, identification électronique, etc.)

Refuges et associations

Adopter un furet dans un refuge ou une association, c'est lui donner une seconde chance. Les associations mettent généralement les furets à adopter une fois qu'ils sont remis sur pied (santé, comportement) et garantissent un bon suivi. Pour adopter un furet dans un refuge ou une association, il faut souvent signer un contrat d'adoption et faire un don (par exemple à la hauteur des frais vétérinaires de base qui ont été faits sur le furet en question). Les furets proposés sont de tous âges, du fureton au furet sénior. En tant que débutant, l'adoption d'un adulte déjà éduqué est conseillée.

Animaleries

La plupart des furets d'animalerie proviennent de fermes d'élevage (souvent intensif, avec un taux de consanguinité énorme) et sont stérilisés précocement. Le furet coûte plus cher et vient parfois de l'étranger. L'achat en animalerie n'est pas à conseiller pour de nombreuses raisons, notamment le mauvais traitement qu'y subissent les animaux. Il faut se méfier des problèmes de consanguinité, source de pathologies tumorales par manque de brassage génétique.

Les animaleries ne sont toutefois pas toutes à condamner. Il est important, dans le cas où vous désiriez acheter un furet dans une boutique d'animaux spécialisée, de s'assurer que les employés veillent aux bons soins de leurs protégés. Certaines animaleries se font un point d'honneur d'offrir les meilleures conditions de vies, essentielles aux bases de l'éducation, tel que fournir une grande cage adaptée, nettoyée régulièrement, prendre le furet le plus souvent possible afin de l'habituer à la manipulation et le punir adéquatement pour lui faire perdre ses mauvaises habitudes. Il n’est pas difficile de le constater : il suffit de demander à manipuler le furet et si l’employé accepte de vérifier s'il tend à mordre.

En dernier lieu, l'acheteur doit demander des renseignements sur l'éleveur. Si l'animalerie ne peut pas fournir le nom, il faut se méfier.

Autres

En suisse, depuis septembre 2008, la loi oblige tous détenteurs de furets à en posséder au moins deux (Si possible du même sexe si vous ne voulez pas se faire se reproduire).

Statut juridique 

En Europe, comme tous les carnivores domestiques de compagnie, le furet doit posséder un passeport européen pour voyager et pour cela être vacciné, examiné et identifié .

En Suisse, entre autres, le furet est toujours considéré comme un animal non domestique et sa possession nécessite un certificat délivré par le vétérinaire cantonal après contrôle du bon suivi de la loi. Pour deux furets la cage doit faire au moins 4 m², avec une hauteur d'au moins 60 cm entre chaque niveau. De plus, pour chaque furet supplémentaire la cage doit avoir au moins 0,5 m² en plus. La cage doit être faite de certains matériaux et comporter des éléments indispensables comme par exemple des jeux, une gamelle d'eau et une de croquettes.

Au Portugal le furet est considéré comme un animal sauvage et sa détention est donc interdite !

En France, le furet est mentionné dans la Liste des animaux domestiques selon la législation française et l'identification n'est obligatoire que dans les départements officiellement déclarés infectés de rage.
Pour rentrer sur le territoire français, les jeunes furets doivent avoir plus de 3 mois et être vaccinés contre la rage. Les furets plus âgés doivent remplir des conditions strictes, surtout s'ils sont importés d'un pays situé hors de l'Union européenne.

En Belgique, le furet n'est pas obligé de posséder un passeport, si ce n'est le passeport européen pour sortir du territoire. Il est considéré comme un animal de compagnie à part entière et fait partie de la liste nationale reprenant les 42 mammifères dont la détention est autorisée.

La possession d'un furet est interdite dans certains états. En Australie, dans le Queensland, pour préserver la faune locale et éviter qu'il ne devienne une espèce invasive. Les furets sont aussi interdits en Nouvelle-Zélande  pour des raisons prophylactiques et pour marquer la volonté politique d'éradiquer le furet féral en tant que "unwanted organism" , aux États-Unis, par exemple à New York où la raison invoquée est la tendance de l'animal à passer chez les voisins et à mordre, ainsi que dans d'autres pays du monde.

Publication 

Depuis janvier 2009, l'association "les Fufus de l'Ouest" publie un magazine trimestriel entièrement consacré au furet dénommé "Fufus Magazine".

 

 

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Par Franck - Publié dans : animaux et dressage
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Lundi 7 juin 2010 1 07 /06 /Juin /2010 12:07

Lapin

Divers lapins domestiques (Oryctolagus cuniculus)
Le mot lapin (/lapε̃/) est un terme très général qui désigne plus d'une vingtaine d'espèces de mammifères à grandes oreilles de la famille des léporidés, réparties dans neuf genres biologiques. À lui seul le Lapin européen (Oryctolagus cuniculus) est à l'origine des multiples races de lapins domestiques élevées à présent dans le monde entier. Les lapins ont en commun une silhouette moins élancée que celle des lièvres et, contrairement à ces derniers, ils naissent aveugles et nus, cachés dans un nid avant de pouvoir sortir à l'air libre. Les animaux désignés par ce terme sont très présents dans la culture. Le mot « lapin » est utilisé aussi bien comme patronyme que comme marque commerciale. De nombreux personnages fictifs célèbres sont également des lapins et l'animal aux longues oreilles est présent dans l'art et la littérature tout autant que dans la culture populaire, la mythologie et la symbolique de plusieurs continents.

Terminologie  

La dénomination qui peut désigner ces animaux change selon les cas :

  • Le terme lapin est le terme générique le plus utilisé. Son étymologie est incertaine, ce terme pourrait dériver d'une interférence entre le terme « laper » (manger avec avidité) et de « lapereau » (petit lièvre), ce dernier provenant de « lapriel » (du latin : leporellus, levreau).
  • Le terme conil ou connil   désigne le lapin dans les textes anciens , il dérive du latin cuniculus ; racine ancienne que l'on retrouve dans le castillan conejo, le catalan conill, l'italien coniglio, le breton konifl, l'alsacien Kénjele, le néerlandais konijn ou l'allemand Kaninchen. Ce terme a été remplacé en français, probablement au XIVe siècle, par celui de « lapin ».
  • la « lapine » (/lapin/) est la femelle du lapin domestique ,
  • la « hase » est la femelle du lapin de garenne, comme celle du lièvre ,
  • Le « bouquin » ou « bouquet » désigne le mâle lapin comme le lièvre (rare) ,
  • Le « lapereau » est leur petit .

Systématique  

Le lapin d'Amérique, terme qui regroupe plusieurs espèces d'Amérique du Nord, du genre Sylvilagus
Le lapin de garenne, désigne le Lapin européen (Oryctolagus cuniculus) resté sauvage
Le lapin domestique de race géante ou standard est élevé dans le monde entier pour sa peau et sa chair. Il existe de nombreuses races de lapins.
Les races de lapins nains sont appréciées surtout comme animal de compagnie.

Les lapins sont présents un peu partout sur la planète et se répartissent en neuf genres (voir encadré ci-contre), tous classés dans la famille des léporidés, avec leurs proches parents les lièvres. Ce ne sont donc pas des rongeurs mais des lagomorphes, une branche cousine qui comprend les lièvres, les lapins et les pikas.

Les « lapins » sont classées dans les genres suivants de la famille des Léporidae : Brachylagus, Bunolagus, Caprolagus, Nesolagus, Oryctolagus (lapin commun), Pentalagus, Poelagus, Romerolagus ou Sylvilagus.

Sept de ces genres ne comprennent qu'une seule espèce, le genre Nesolagus comprend deux espèces et le genre Sylvilagus ou lapins d'Amérique, comprend quinze espèces, soit 24 espèces différentes de lapins en tout.

Liste de « lapins » 

Note: Certains noms correspondent à un même taxon et cette liste exclut les lapins domestiques.

Les lapins domestiques 

Le lapin domestique est exclusivement issu d'une espèce : le Lapin européen (Oryctolagus cuniculus). Son élevage, appelé cuniculture, s'est développé à partir du Moyen-Âge. Son but premier est la production de viande, mais il permet également la production de poils et de fourrures. Par ailleurs, les lapins sont aujourd'hui employés comme modèles dans les laboratoires, et peuvent également devenir des animaux de compagnie, du fait de leur caractère affectueux. Diverses races ont été développées suite à la sélection par l'homme. Elles présentent une très vaste gamme de tailles et de couleurs de robe et sont chacune adaptée à un de ces usages.

Économie 

Vendeuse ambulante de jeunes lapins en cage en Chine (2008).
Les lapins sont un gibier traditionnel. Ici le personnage Huckleberry finn de Mark Twain vient de tuer un lapin.

Les lapins sauvages de toutes espèces sont chassés depuis toujours pour leur chair très largement appréciée, rôtie, en pâté ou en civet.

Le lapin a été domestiqué tardivement au Moyen Âge, c'est le seul animal d'élevage originaire d'Europe. L'élevage familial en clapier a été pratiqué dès l'an 1000, puis s'est intensifié avec l'apparition de l'élevage industriel. À lui seul le lapin européen (Oryctolagus cuniculus) est à l'origine des multiples races de lapins domestiques élevées à présent dans le monde entier mais stabilisées uniquement à partir de la seconde moitié du XIXe siècle. Les lapins domestiques sont également élevés en tant qu'animaux de compagnie.

Leur peau a actuellement une valeur économique moindre que dans le passé où elle donnait lieu à un commerce traditionnel, récupérée par les chiffonniers, dits aussi « marchands de peaux de lapins » qui passaient à domicile collecter les peaux issues des élevages familiaux.

L'introduction d'une nouvelle espèce de lapin dans des contrées où ils n'ont pas de prédateur, comme par exemple le lapin européen en Australie, provoque de nombreux dégâts écologiques et en fait une espèce invasive difficile à contenir.

Les lapins dans la culture 

Le lapin, sans référence à aucune espèce précise, est très présent dans la culture populaire et enfantine, ainsi que dans la mythologie. Il est adopté comme symbole dans des cultures et des professions très diverses, un peu partout dans le monde. Le monde du marketing s'en est également emparé, créant des mascottes célèbres. Le lapin est fortement associé à la fête de Pâques. En motifs, en peluches ou en personnages de fiction, les lapins font partie des classiques de l'univers enfantin.

 

 

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Par Franck - Publié dans : animaux et dressage
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Samedi 5 juin 2010 6 05 /06 /Juin /2010 15:03

- LE CHAMEAU DE BACTRIANE,

 

 Chameau de Bactriane dans le désertde Kyzyl Kum, en Ouzbékistan

Le chameau de Bactriane ou chameau bactrien ou chameau domestique (Camelus bactrianus) est une espèce d'artiodactyle natif des steppes de l'Asie de l'est. Le chameau de Bactriane a deux bosses, alors que le dromadaire n'en a qu'une.

Le chameau, appartient au genre Camelus. C'est un mammifère ruminant à bosses dorsales graisseuses de la famille des camélidés. Sa femelle est dénommée la chamelle.

La population de 1,4 million de chameaux de Bactriane est presque entièrement domestiquée, mais en octobre 2002, les 950 individus encore à l'état sauvage au nord ouest de la Chine et en Mongolie ont été placés sur la liste des espèces en danger critique d'extinction.

 

Apparence  

Un chameau de Bactriane dans un zoo de Cologne

Les chameaux de Bactriane mesurent environ 2 mètres à la bosse et pèsent plus de 725 kg. Ils sont phytophages, ils mangent de l'herbe, des feuilles et des graines, ils sont capables d'ingurgiter 120 litres d'eau en une seule fois. Leur bouche est extrêmement dure, ce qui leur permet de manger les plantes épineuses du désert.

Ils sont particulièrement adaptés pour se protéger de la chaleur du désert et du sable ; des pattes larges et « capitonnées » adaptées à la marche dans le désert, une peau épaisse et dure au niveau des genoux et du torse qui les protège de la chaleur du désert une fois allongés, des naseaux qui peuvent s'ouvrir et se refermer. Les oreilles sont garnies de longs poils protecteurs, les paupières possèdent deux rangées de cils qui, lorsque l'œil est fermé, forment une barrière hermétique à la poussière et au sable. Leur fourrure épaisse et laineuse les protège du froid nocturne et de la chaleur du jour.

Histoire  

Un chameau de Bactriane dans le désert de Gobi

La domestication serait antérieure à 2500 avant J.-C. À partir d'un premier foyer situé en Bactriane, la région entre l'Iran et le Turkménistan actuels, ils se seraient ensuite répandus ailleurs. Ils servent de bêtes de bât pour traverser le désert. L'homme utilise aussi leur laine, leur lait et leur viande. Même leurs excréments sont récupérés pour servir de combustible aux caravaniers.

Le chameau de Bactriane était anciennement très répandu, mais sa population est aujourd'hui réduite à environ 1,4 million d'individus essentiellement domestiques. Il semble qu'il reste environ 1 000 chameaux de Bactriane sauvages dans le désert de Gobi et de petites quantités en Iran, en Afghanistan, en Turquie et en Russie. Cette population est reconnue depuis peu comme constituant une espèce sensiblement différente de l'espèce domestique du Bactriane  : le chameau sauvage de Tartarie ou Camelus ferus.

L'espèce sauvage possède la particularité de pouvoir boire de l'eau salée. On ne peut pas encore savoir si l'animal en extrait de l'eau douce.

Le chameau et l'homme  

Sans doute domestiqué depuis 4000 ans, le chameau de Bactriane serait le descendant de populations marronnes, c'est-à-dire revenues à l'état libre après domestication.

À la fin du XIXe siècle, le célèbre explorateur russe, N. M. Prjevalski trouva de véritables chameaux sauvages dans le désert de Lobnor. Il fut alors établi qu'ils étaient réellement sauvages.

Outre son utilité comme animal de bât, le chameau a toujours été élevé pour sa production de laine, de lait et de viande : on pense que c'est ce qui a permis à l'homme de survivre dans les conditions difficiles du désert. Dans certaines régions, ses excréments sont d'ailleurs la seule source de combustible.

Hybrides  

Le chameau de Bactriane s'hybride avec le dromadaire. Le petit est alors appelé turkoman.

 

 

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Par Franck - Publié dans : animaux et dressage
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