Le s e c r e t des a u r o r e
s b o r é a l e s
1 - INTRODUCTION
Les aurores polaires constituent probablement l’un des plus beaux et plus grands spectacles de la nature.
S’agit-il de reflets lumineux sur les glaciers du nord? S’agit-il d’un jeu de brillance des lumières urbaines? S’agit-il d’un phénomène chimique des plus complexes? Chose certaine, c’est la
nuit qui se transforme en un brillant rideau de couleurs. Est-ce une fusion du soleil et de la terre, peut-être.
Imaginez le soleil couché, le calme de la nature puis le ciel noir et étoilé qui devient lumineux,
fluorescent et pastel.
Oui, il s`agit du combat du soleil et de la terre sur écran géant.
Les aurores polaires apparaissent après un long voyage, alors que le vent solaire rentre en collision avec
les molécules de l’air de l’atmosphère terrestre pour transférer son énergie en lumière. Si vous avez déjà vu un spectacle boréal, sans aucun doute vous voudrez en voir plus.
Des noms sont associés ..Le mot aurore provient de la mythologie romaine, aurore était le nom donné à la déesse de l’aube. En fait, aurore
signifie la lumière qui précède le lever du soleil. Les aurores polaires sont des aurores qui se manifestent aux 2 pôles magnétiques de la terre.
Les aurores boréales sont au pôle nord et les aurores australes sont celles au pôle sud.
Les termes anglais sont : auroras boréalis et northern lights. Pour les Inuits et eskimos, on parlera
de arsaniq et des arsaniit, Nordlys en Norvège. Également, on peut parler des déesses de la nuit, de l`aube rouge, de lumière polaire, des lumières du nord, les couleurs de la nuit et
tout près d’ici, on les surnomme les marionnettes à cause de leurs mouvements légendaires.
Voici le secret des aurores
polaires.
2 – ORIGINE ET CROYANCE
En 593 avant J.-C., le grec Anaximéne aurait aperçu des nuages de gaz enflammés. Il semble bien que ceci
aurait été une aurore polaire. Les taches solaires avaient été remarquées par les astronomes chinois du Xe siècle. Au XVIIe siècle, Galilée aurait été le premier à
utiliser l’expression aurore boréale pour nommes ce phénomène, mais il semble qu’il n’en avait pas encore trouvé l’explication. Il avait remarqué les taches solaires (taches sombres plus
froides que le reste de la surface solaire, dont le champ magnétique est très élevé).
Au cours du XIXe siècle, quelques 27 théories scientifiques ont tenté d’expliquer, sans
succès, le phénomène des aurores. Certains astronomes avaient fait une association entre les taches solaires et les aurores qui étaient anormalement intenses. Depuis les 30 dernières années,
les instruments de mesure par satellite ont permis de comprendre la relation de cause à effet entre les taches solaires et les aurores. Plus les taches sont nombreuses, plus les aurores
deviennent visibles des régions populeuses. Mais on a longtemps cru que les aurores provenaient des reflets de lumière sur les glaciers polaires. Mais on sait maintenant que leur apparition est
liée directement au soleil.
Beaucoup de folklore..Les aurores ont fait fonctionner l’imagination des humains au cours des temps dans les pays nordiques, le folklore
regorge de croyances et de légendes. En Europe, on associait les aurores rouges au sang et aux batailles. Les Inuits de l’Alaska voyaient dans les aurores les âmes dansantes de leurs animaux
favoris (cerf, phoque, saumon et béluga). Mais aussi comme des menaces, ils allaient même se munir de leur couteau pour les chasser. Les indiens de l’ouest canadien et certains états nordiques
américains voyaient des géants amicaux tenant dans leurs mains d’immenses torches pour les éclairer dans leurs sorties nocturnes.
Tout près d’ici, au Nunavik, les Inuits avaient leurs croyances. Le ciel est un dôme énorme au-dessus
de la terre, à travers de nombreux trous, les esprits des morts pouvaient passer vers les régions célestes tant guider par des torches allumées par les esprits déjà au paradis. Les torches
étaient les aurores boréales. Les voyageurs en traîneau à chiens qui voyageaient la nuit, quand il y avait de grandes aurores boréales derrière eux qui semblaient les rattraper, ces voyageurs
devaient couper un morceau d’oreille de chien et en laissant saigner, on faisait une protection contre une attaque à venir. Si une oreille de chien n’était pas coupée, les Inuits voyageurs
risquaient d’être décapités par les aurores.
Pour dissuader les enfants de jouer trop tard dehors, leurs parents leur disaient que les aurores allaient
les attraper, leur couper la tête puis qu’elles joueraient au soccer avec leurs têtes. Si l’on siffle très fort, on peut même les faire danser. Encore plus si l’aurore boréales semble furieuse
ou menaçante, les Inuits agitaient leur fermeture éclair de leur manteau ou se frottaient les jointures des mains pour les éloigner.
Il était courant aussi que les gens et les enfants, à la vue de grandioses aurores polaires, courraient pour
se réfugier à l’abri alors que épeurés.
3 –LA FORMATION DES AURORES POLAIRES
Tout commence avec l’étoile la plus rapprochée de la terre : le soleil. Sa surface est tellement
brûlante qu’il s’y forme un vent qui circule sans interruption. Ce vent solaire est assez puissant pour transporter avec lui des particules à travers le système solaire et bien au-delà. Le
soleil a donné la clarté et la chaleur à notre terre depuis plus de 5 milliards d’années, en plus il est responsable de ces lumières mystérieuses, les aurores polaires.
Le vent solaire voyagera entre 2 à 4 jours vers la terre, à des vitesses supersoniques entre 250 km/sec. à
1000 km/sec., en transportant de grandes quantités de particules qui sont calculées en proton/cm3.
Les pôles magnétiques de la terre sont de puissants aimants. Les pôles magnétiques du nord et du sud
jouent un rôle déterminant qui attire les particules du soleil, tout comme la magnétosphère aussi appelée champ magnétique. Il agit comme un bouclier protecteur pour arrêter les puissants vents
solaires qui souffleraient l’atmosphère terrestre. Les particules solaires, qui sont des protons, électrons et ions, ainsi ralenties parviendront à contourner et à revenir vers la terre, en y
trouvant des brèches dans le champ magnétique. Les particules solaires, réchauffées et excitées, pénètrent dans l’atmosphère pour accomplir une grande destinée.
Les particules solaires heurtent les atomes d’oxygène et d’azote dans la couche supérieure de l’atmosphère
(ionosphère), lesquelles deviennent subitement lumineuses. Ce sont donc des collisions chimiques qui causeront les couleurs aurorales.
L’aurore polaire est une apparition dynamique de couleurs lumineuses dans le ciel, comme des coups de
pinceau d’artiste pour faire briller et colorer l’air.
Les principales couleurs de l’aurore polaire sont le vert, le rouge et le bleu qui se distinguent à travers
une multitude de formes.
Les aurores polaires se produiront à des altitudes de 90 km et au-delà de 1000 km, mais les états
d’excitation sont éphémères et ne peuvent durer que quelques secondes, des explosions multicolores alors qu’elles disparaitront par la suite. Voici une partie du secret des aurores
polaires.
4 –PROTUBÉRANCE ET FILAMENT
Sur le soleil, les protubérances et filaments sont des poches de plasma denses et froides dans la couronne solaire. Ces gaz,
essentiellement de l’hydrogène, sortent de la surface sous forme de colonnes qui s’éloignent de la surface du soleil.
C’est le champ magnétique intense qui soulève la matière dense des protubérances, qui peuvent s’élever à des altitudes de
plusieurs centaines de kilomètres. L’agitation et l’énergie causées forment un vent solaire dans l’espace et assez puissant pour y transporter des particules solaires.
La vitesse moyenne du vent solaire est d’environ 250 à 300 km/sec.
Sa densité est d’environ 1 à 3 protons cm3. Ceci est la base élémentaire du phénomène des aurores polaires sur la
terre. Ces particules solaires arrivant sur la terre, alimenteront les hautes latitudes en aurores polaires quotidiennement. Voici la première façon que le soleil nous envoie ses particules
solaires.
5 –TROUS CORONAUX
Sur le soleil, des trous coronaux apparaissent dans les secteurs foncés du soleil situés au niveau de l’équateur au-dessus de
régions actives. On peut en voir de 1 à 3 reprises par mois. Ce sont des régions isolées et plus froides, du matériel fluide solaire s’échappe sans cesse par des brèches, par un souffle
doux comme une rafale.
Son voyage dans l’espace se fait graduellement, la vitesse du vent solaire passera à 400 à 600 km/sec. et sa densité pourra
atteindre 20 à 40 protons cm3. Le voyage va durer 4 à 5 jours pour atteindre la terre.
Ces trous coronaux donnent assurément de belles aurores polaires pour les latitudes moyennes et possiblement pour les latitudes
basses. Ces trous coronaux envoient des quantités suffisantes de particules solaires, pour offrir de grandes aurores polaires dans les latitudes hautes et moyennes et une possibilité pour les
basses latitudes.
6 – TACHE SOLAIRE SOLAIRE ET ÉRUPTION SOLAIRES
Sur le soleil, les taches solaires et les éruptions solaires sont les outils même du couronnement grandiose des aurores
polaires.
Les taches solaires est le nom donné à une zone
de la photosphère du soleil dont la température est inférieure à celle de son environnement. Les taches solaires apparaissent de ce fait sous la forme de régions sombres.
Le refroidissement qui provoque la tache est dû à la présence d’un puissant champ magnétique centré sur elle. Elle se trouve
isolée de son voisinage avec lequel elle n’a plus d’échange thermique. Une chute de température en regard avec son environnement fait qu’elle apparaît plus sombre. Les taches solaires se
produisent parfois de manière isolée ou apparaissent souvent en groupe.
Les éruptions solaires sont des explosion sur le soleil , produit quand l’énergie stockée au-dessus des taches
solaires est soudainement libérée puis une grande et rapide masse de plasma est envoyée dans l’espace. Des milliards de tonnes de matériel voyageront à des vitesses incroyables, transportées
par le vent solaire.
Sa vitesse augmentera à 800 à 1200 km/sec. et sa densité pourra atteindre la centaine de Protons cm3. Une
arrivée sur la terre sera prévue dans les 2 à 3 jours. Ces éruptions solaires sont appelées CME (éjection de masse coronale).
Les taches solaires sont des pièces rapportées créées par le champ magnétique sur la surface du soleil. Les taches solaires
sont des indications visuelles du processus qui envoie des particules chargées dans l’espace (particule = gaz, plasma, électron, proton). Ces particules solaires seront capturées par les pôles
magnétiques de la terre et vont créer ainsi les aurores polaires dans les moyennes latitudes et enfin assurément dans les basses latitudes.
Les classes d`éruptions solaire sont classées par ordre d’importance et de puissance (classées selon les rayons X et gamme de longueur d’onde).
Les éruptions de classe A B C sont petites et avec peu de conséquence.
Les éruptions de classe M sont moyennes et donnent un rayonnement mineur.
Les éruptions de classe X sont très importantes et spectaculaires.
7 –LES VENTS SOLAIRES
Le soleil a une surface tellement brûlante, variable et turbulente que des vents solaires s’y forment et circulent sans
interruption. Ils sont assez puissants pour transporter les particules du soleil, ce sont les vents solaires.
La composition du vent solaire est principalement composée de gaz, d’électrons, de protons et d’ions. La présence d’électrons
assure le maintien électriquement neutre. Ce jet de gaz, qui se déplace à des vitesses supersoniques et sans interruption, atteint de 250 à 1000 km/sec. La densité du vent solaire est calculée
en protons cm3.
Les vents rapides proviennent des régions situées près des pôles du soleil. Les vents plus lents émergent des régions
équatoriales du soleil.
La vitesse et la densité du vent solaire a un impact important sur les aurores polaires de la terre. Tout d’abord attiré par
les pôles magnétiques terrestres, le vent solaire prend ces directions. Si le vent solaire est calme, les aurores vont se produire seulement près des pôles magnétiques, en haute latitude. Si la
vitesse du vent solaire augmente de façon significative, les aurores vont s’amplifier, se déplacer et éclairer les latitudes moyennes et basses. Ce sera alors le phénomène de l’ovale auroral
qui réagira et qui déterminera sa présence dans le ciel terrestre.
Plusieurs sites de météo spatiale nous informe sur les vents solaires, nous pouvons savoir sa vitesse et sa
densité.

8 LE CHAMPS MAGNÉTIQUE ET LE BZ
La magnétosphère est un bouclier naturel et très efficace car elle protège la terre des arrivages des particules solaires qui
se dirigent vers elle. La magnétosphère ou champ magnétique commence à protéger la terre aussi loin que 65000 km ou 3 minutes dans l’espace et fait dévier le vent solaire. Le champ magnétique
s’apparente à une grosse bulle protectrice, protégeant notre atmosphère terrestre. Suite à de grands et puissants impacts du vent solaire avec la magnétosphère, de grandes quantités de
particules solaires seront destinées à rentrer sur la terre, elles contourneront la terre et reviendront lentement par l’arrière pour suivre les lignes des champs magnétiques du nord et du
sud.
L’énergie accumulée formera l’ovale auroral qui se transformera en lumière polaire. Le champ magnétique a une orientation sud
ou nord et identifié par les termes bz et bt. Le bz négatif ouvre des portes d’entrée à travers lesquelles l’énergie du vent solaire peut pénétrer. Le bz positif a un effet contraire et rend à
la magnétosphère son rôle de bouclier. Des sites de météo spatiale en temps réel nous indiquent le comportement du champ magnétique et de son bz.
9 –LES SATELLITES D`OBSERVATION
Au Canada, aux États-Unis ou dans la Scandinavie, ces pays fabriquent et exploitent des imageurs auroraux, des magnétomètres,
des radars ionsphériques ainsi que des satellites et des sondes.
Ces appareils servent à étudier les aurores polaires de façon continue, les données sur les champs magnétiques, sur les vents
solaires et l’activité aurorale.Pendant 10 ans, le satellite SOHO a observé le soleil et a permis de nombreuses avancées qui nous amenés à mieux comprendre le fonctionnement du
soleil, sa structure et ses mécanismes qui régissent le vent solaire.
Soho a contribué à faire une meilleure prévision de l’activité solaire, qui s’est traduite par la mise à jour d’un système de
surveillance capable d’un préavis de 3 jours pour connaître la perturbation solaire qui affectera la terre. D’une durée de vie initiale de 2 à 6 ans, Soho poursuit son activité opérationnelle,
bien que mal en raison de son vieillissement de certaines de ses composantes.
La distance terre-soleil est égale à 150 millions de kilomètres et Soho évolue en orbite en halo près du
soleil.
Été 2006, le projet STEREO est une autre mission du programme scientifique de l’étude des relations
soleil-terre. Ces satellites ont été conçus par des scientifiques Américains et européens. Sa mission est de fournir des informations originales sur les éruptions solaires et leur effet sur
l’environnement terrestre.
En février 2007, la Nasa débute sa mission THEMIS et a envoyé 5 petits satellites identiques pour étudier le mystère des aurores boréales. La mission Thémis s’intéressera aux
sous-tempêtes magnétiques, pourquoi les lumières des aurores polaires qui flottent calmement peuvent s’animer soudainement par de grandes secousses et virer au bleu ou au rouge. Comment ces
sursauts se déclenchent-ils. Les 5 satellites de la flotte Thémis seront en orbite et placés à tous les 4 jours au-dessus de l’Amérique du nord et pourront observer une trentaine de
sous-tempêtes au cours des 2 prochaines années. Jamais les aurores n’auront été observées avec une telle attention.
10 –L`OVALE
AURORALE
Dans le ciel terrestre, de très loin, l’aurore polaire a une forme mince et ovale, centrée sur les pôles nord et sud
magnétiques. Cette zone d’ovale auroral représente les endroits sur la terre où les aurores polaires se produisent statistiquement le plus souvent. L’ovale ceinture ces secteurs et on peut les
voir en temps réel grâce à la technologie moderne. La dimension de cette forme dépend de l’activité solaire : plus le soleil est silencieux et des vents solaires calmes, moins l’ovale est
grand, contrairement plus le vent solaire frappe le champ magnétique terrestre avec force et rafale, plus l’ovale devient large et plus il s’étend. La largeur normale de la bande varie
entre 500 et 1000 km et on compte aussi sur un secteur de visibilité éloigné d’aussi 500 à 1000 km. L’ovale auroral de toutes les nuits est au-dessus des régions de haute latitude (Alaska, nord
de la Scandinavie, Nunavik).
11 – LE MINIMUM ET LE MAXIMUM SOLAIRE
Le soleil est la source des aurores polaires. D’étonnantes statistiques révèlent un cycle de 11 ans, où le soleil connaît une
activité minimale et maximale. Le tout joue un rôle important pour les observations des aurores polaires. L’activité solaire présente un pic d’activités révélé par l’apparition d’un plus grand
nombre de taches noires appelées tache solaire, particulièrement génératrices de vent solaire. Durant ce maximum solaire, les régions actives sur le soleil sont grosses et produisent des
éruptions solaires nombreuses et importantes. Le nombre de taches solaires étant une mesure de l’activité solaire.
23 cycles solaires sont répertoriés (cycle numéro 11 dans les années 1870), le cycle 24 est présentement en cours et représente
le minimum solaire 2007-2008. Puis, on assistera à une poussée vers le maximum solaire pour les années 2011-2012.
12 – L`ALTITUDE DES AURORES BORÉALES
À première vue, la tendance est de dire que le phénomène des aurores polaires se produit au niveau des nuages mais, en réalité,
cela se produit dans l’atmosphère et haute atmosphère, de 90 km à 1000 km. La plupart des aurores polaires dans la zone aurorale se retrouvent entre 90 et 150 km. L’altitude moyenne est entre
100 et 120 km. Certains rayons verticaux rouges peuvent atteindre bien au-dessus de 500 km, soit 10X celle des routes aériennes ou des nuages les plus élevés.
13 –LES
COULEURS
La magie impressionnante des aurores polaires est certainement représentée par les couleurs présentes dans la nuit. Pourtant,
ceci ne constitue que la pointe de l’iceberg, car il y a seulement un faible pourcentage de l’énergie globale qui se manifeste sous la forme de lumière visible. Connaître le secret des couleurs
des aurores polaires est certainement l’élément le plus mystérieux de phénomène. Les couleurs sont le résultat de contacts chimiques dans l’atmosphère et la haute atmosphère terrestre. Ces
collisions impliquent l’arrivée des particules solaires par le vent solaire. Ces protons, électrons et ions vont heurter l’azote, l’oxygène et l’hydrogène présentes.
L’altitude, la vitesse d’arrivée et l’excitation des éléments en cause ont un impact dans les résultats observés. Les aurores
polaires sont donc des lumières de collisions, des impacts qui transféreront l’énergie présente.
Il y a 3 couleurs importantes de base et près de 25 couleurs différentes seront atteintes. Le vert est la couleur la plus basse
à des hauteurs de 100 à 200 km, le rouge au dessus à des hauteurs de 200 km et plus, puis le bleu à des hauteurs impressionnantes à des altitudes maximales. Les couleurs des aurores polaires
aperçues sont situées à des altitudes de 90 à 150 km. Les couleurs les plus basses sont un violet bleuté qui accompagne et enveloppe les parties inférieures de certaines formes d’aurores, soit
le jaune et le blanc, puis suit le vert. La couleur blanche est synonyme d’intensité et de puissance. La couleur verte est vraiment celle la plus populaire et la plus vue car elle a la plus
grande densité et est la plus basse. Scientifiquement, les couleurs sont démystifiées et répertoriées, comme par exemple des molécules d’oxygène heurtées par des protons et électrons à une
altitude de 200 km et plus donneront la couleur rouge.
Les endroits de moyenne et de basse latitude aperçoivent les aurores polaires à distance. Pour les voir à l’horizon en oblique
et, du même coup, voir des étages de couleurs. À cause de la faible luminosité des aurores, comparable aux étoiles, elles sont présentes le jour mais ne pourront être observées que la nuit. Nos
yeux perçoivent les couleurs à 75%, mais heureusement les pellicules photos et les appareils numériques nous donnent des résultats de près de 100%.
14 – LES FORMES AURORALES
Il est constaté que les aurores polaires se présentent en soirée dans une position calme et statique à l’horizon,
habituellement sous la forme d’un long arc courbé. Quand elle s’activera et s’excitera, elle demeurera un spectacle intense d’une durée de près de 45 minutes. Puis, elle retournera à sa
position initiale et dans sa forme légendaire en arc.
Une fois l’aurore observée, il est fort possible qu’une autre suivra dans les heures après. Si l’activité solaire est forte,
les latitudes moyennes et basses auront de bonnes manifestations pour les nuits à venir. Plusieurs formes aurorales seront à observer.
Des formes sont observées et on peut les
nommer :
L’arc : l’arc s’étend
d’un bout à l’autre à l’horizon comme une simple courbe; la longueur d’un arc peut atteindre 1000 kilomètres alors que son épaisseur est inférieure à 5 kilomètres; c’est un modèle tranquille
typique des périodes de basse activité solaire.
La bande : c’est un arc
qui engendre le ciel d’est en ouest et des rayons verticaux se côtoient; la bande s’étendra à l’horizon et les rayons seront parallèles; elle présente des formes avec des replis flamboyants,
avec des éclats de lumière à sa base de façon verticale, avec des luminosités uniformes et flous à son sommet; c’est un modèle auroral fréquent de périodes d’activités solaires moyennes à
élevées.
Le rideau : le rideau
présente des formes magnifiques; les largeurs et les longueurs des rayons complètent une grande partie du ciel dans des vagues d’ondulations et de formes spirales, l’intensité de la lumière
change souvent; c’est un modèle d’activité solaire forte.
La couronne : la couronne
présente des sommets avec une base de croisement, elle est au zénith et ouvre dans toutes les directions; de multiples possibilités de formes comme des faisceaux rejetés dans toutes
les directions; la couronne a des mouvements et des variations très rapides; formes reliées à des périodes d’activité solaire élevées.
Pilier-rayon : les
piliers sont des traits de lumières brillantes suspendus de façon verticale qui s’alignent; les variations se produisent rapidement; la longueur des rayons peut être de plusieurs centaines de
kilomètres; modèle actif durant les périodes d’activité solaire élevées.
Le voile : le voile
recouvre une vaste région de luminosité uniforme qui couvre la majeure partie ou en entier du ciel; les couleurs sont brillantes et chatoyantes, possiblement la forme la plus spectaculaire;
modèle actif durant les périodes d’activité solaire élevées.
La tache : la tache est
une zone de luminosité de faible étendue, ayant la forme ressemblant à un petit nuage isolé.
Le miroir : le miroir
n’est pas une forme répertoriée mais plutôt un tableau recherché; les reflets des aurores boréales sur les eaux sont remarquables et spectaculaires; sur ces cours calmes, lac, rivière, fleuve,
les formes aurorales, les étoiles et même les planètes présentes sont doublés avec détails.
Les aurores polaires sont parfois douces et lentes, mais également rapides.
Ces mouvements représentent les formes connues de l’arc qui deviendra une bande ou un rideau, puis montant vers le zénith, la
couronne aura une silhouette d’homme ou une forme d’oiseau.
15 .LIEUX DE VISIBILITÉ
L’observation des aurores polaires se font distinctement dans 3 lieux différents, soit les régions des hautes latitudes et les
régions de moyenne et basse latitudes.
Les aurores boréales se produisent dans un secteur défini, soit dans l’ovale aurorale qui encadre les pôles
magnétiques.
Cet ovale n’est pas fixe ; il bouge et parfois s’élargit ou se rétrécit, mais les hautes latitudes sont favorisées
considérablement.
Ces hautes latitudes comprennent le nord de l’Alaska, le nord de la Russie, parfois de l’ouest et le nord de la Scandinavie,
sans oublier le Nunavik au Québec.
Ce sont des endroits qui se situent de 64 o à 87 o. latitude nord magnétique on parle de manifestations
boréales de façon quotidienne.
Les zones des latitudes magnétiques sont la Baie James - Svalbard du côté de la Scandinavie plus aussi le centre des provinces
de l’ouest canadien. Les spectacles boréals auront besoin d`arrivage solaire par les formations de trous coronaux sur le soleil.
Les basses latitudes se situent dans le bas de la province du Québec, soit Québec, Montréal et Ottawa, tout comme Oslo
Helsinki et Stockholm en Scandinavie. Il faudra de forts trous arrondis et de bonnes éruptions solaires pour assister à des spectacles boréals.
L’ovale polaire demeure, sauf qu’il sera changé et s’étirera vers l’équateur, une descente vers les latitudes moyennes et
basses durera entre 24 et 48 heures.
Les villages Inuits du Nunavik sont presque tous placés sous l’ovale aurorale des spectacles réguliers, mais il ne faut pas
oublier 2 facteurs très négatifs, soit les nuages et le soleil de minuit durant l’été.
En consultant les sites de météo spatiale, vous pourrez détecter ou être averti d’alertes aux aurores boréales dans les hautes,
moyennes ou basses latitudes nord magnétique.
16. L`INDICE KP
L’indice Kp est une donnée importante pour déterminer la puissance des aurores boréales dans certains lieux
géographiques.
Il s’agit de l’activité géomagnétique enregistrée et qui d’un index simple de 0 a 9 La haute latitude représente des index Kp
de 1a3. Par contre, dans les lieux de basse latitude comme Québec, l’index Kp devra être enregistré à 5 et 6. L’indice Kp est receuilli à partir des données en temps réel enregistré par les
magnétomètres où sont répartis, entre autres, les Amériques du nord.
Si des forts arrivages de particules solaires avec des vents solaires très violents se manifestent, les indices Kp enregistrés
faciliteront les index 4 et 5.
17. PÉRIODE DE
VISIBILITÉ
La présence et la puissance des aurores boréales sont reliées avec l’activité du soleil. Les aurores boréales apparaissent
aussitôt la tombée de la nuit et elles préparent le terrain à de spectaculaires jeux de lumières qui prendront forme quelques heures plus tard. En général, les aurores boréales sont très
actives peu avant minuit.
Des statistiques d’observation confirment les mois de septembre et mars comme les plus propices. Les mois de septembre et
octobre, février et mars sont les périodes par excellence.
Les secteurs des hautes latitudes ont des aurores boréales presque quotidiennes, en moyenne latitude presque une nuit par mois
et les basses latitudes auraient de bien belles statistiques, soit 1 a 3 nuits par mois. Mais il y a un facteur non négligeable aucune saison ne privilégie la fréquence des aurores boréales, on
peut les voir à n’importe quelle époque.
Ce cycle de 11 ans du soleil (maximum et minimum solaire) a une incidence pour les régions des moyennes et basse latitudes,
mais pour ces lieux, l’aurore polaire sera visible autant dans les mois de juin ou août, car les heures de noirceur sont normales.
Dans les hautes latitudes d’Alaska – Nunavik – Haute Scandinavie sont des pays du soleil de minuit, car dans les mois de mars à
août, le soleil brille jour et nuit pendant l’été, donc les statistiques d’observation sont faussées à cause de cette clarté.
18. LES PÔLES MAGNÉTIQUES
Les pôles nord et sud sont géographiques et des poteaux fixes de données de mesures, mais pour les aurores polaires, les pôles
magnétiques sont des références statistiques et scientifiques.
Le pôle magnétique du nord dérive lentement à travers l’arctique canadien et erre quotidiennement quand le champ magnétique est
dérangé. Il peut se déplacer, soit lentement ou rapidement. Le soleil émet constamment des particules chargées de courant électrique qui se frayent des passages à travers les champs magnétiques
de la Terre et bouleversent cette dernière. Les champs magnétiques de la Terre sont formés approximativement comme celui d’une barre aimantée et comme aimant.
Il y a 2 pôles magnétiques, un dans l’arctique canadien (pôle nord) et du côté de l’antarctique (pôle sud). Le pôle magnétique
du nord est la destination certaine pour un voyageur qui suit l’aiguille de sa boussole. Le pôle du nord magnétique dérive lentement à travers l’arctique canadien et il est établi qu’il se
déplace environ au nord-ouest à 40 km par an et pourrait atteindre la Sibérie dans environ 50 ans. En 2001, le pôle magnétique nord était situé dans le canal Bercher, près des îles Victoria
Franklin et de la Terre de Baffin.
Le pôle nord magnétique est présentement situé à 1 millier de km vers l’ouest canadien. Le tout rapproche et favorise le
Nunavik et tout le Québec, au détriment des pays de l’Europe.
19. LES ENNEMIS BORÉALS
Vous partez en voyage ou en randonnée pour observer les aurores polaires, vous avez été averti d’une alerte, qu’une énorme
quantité de particules sont entrées vers la Terre, un grand spectacle se prépare.Mais, vous devez déjouer 3 ennemis des chasseurs d’aurores boréales, soit :
Pollution lumineuse :
Vous voulez optimiser votre observation, éloignez-vous des centres urbains, car la pollution lumineuse vous guettera. Une route de campagne ou un parc feront l’affaire. La constellation de la
Grande Ourse sera votre repère d’observation, car elle est située bien au nord.
La pleine lune : Vous
voulez voir les couleurs maximales de l’aurore boréale : vous serez déçu, si vous êtes en période de pleine lune, car celle-ci agit comme une grosse ampoule blanche qui causera même de
l’ombrage sur votre silhouette Un des préparatifs d’un voyage constitue à s’informer des dates de pleine lune, lesquelles sont à éviter. Il y a aussi les heures de levées de lune à vérifier,
car si la lune se lève à partir de 2 h 00, elle devient moins un obstacle.
Les nuages : Voici un
ennemi coriace ; un ciel nuageux et bouché annulera complètement votre sortie aux aurores boréales, puisque tout sera caché. Vous pouvez être chanceux et avoir des éclaircies et apercevoir les
aurores boréales entre deux bras de nuages. Des sites de météo sont spécialisés dans les présences et déplacement de nuages.
Faire un trajet de 100 à 300 ou 500 km vaudra la peine ; vous serez en région éloignée et pourrez apprécier davantage le
formidable spectacle des aurores boréales.
Les nuages sont l’ennemi no 1, mais ils peuvent être déjoués. La pollution lumineuse également, mais vous pouvez subir la
lumière de la pleine lune et un spectacle boréal demeurera .
Petit conseil important, soyez muni d’une boussole qui vous indique le nord magnétique, soit en plein dans la bonne direction
pour rechercher ces lumières nordiques.
20. LE BRUIT
Y a-t-il du bruit auroral ? Voici une question controversée au sujet des aurores polaires. Au cours des derniers siècles,
aucune mesure instrumentale et objective de bruit audible n’a été faite, en dépit du fait qu’il y eu plusieurs tentatives avec des microphones extrêmement sensibles.
Les aurores polaires se produisent à partir des altitudes de 90 km et vers l’espace, alors il y a beaucoup de distance avec le
sol terrestre. Des enregistrements de bruits anormaux ont été captés en Alaska et en Scandinavie par des spécialistes privés ou en provenance d’universités situés à ces endroits.
Les sons enregistrés ressemblent énormément aux crépitements qu’on entend sous les lignes de hautes tensions de transport
d’électricité.
Témoignage :
« Ce rideau géant aux couleurs multiples laisse quelques fois entendre le bruit d’une tenture de soie en mouvement : son à peine perceptible à
l’attention d’un vivant » (extrait du livre de Joseph Baril, missionnaire depuis 1958 dans le nord de l’Ontario et du Québec, Mes aurores boréales, page 7).
21. LES AURORES PLANÉTAIRES
Les autres planètes et lunes du système solaire peuvent avoir leur lumière aurorale, à la condition qu’elles aient leur propre
champ magnétique et une atmosphère.
Dans les temps modernes, on a observé des aurores sur plusieurs corps célestes comme la Terre, Saturne, Titan, Triton, Jupiter,
Uranus et Neptune.
Mercury et notre lune n’ont pas d’atmosphère, donc pas d’aurore.
Depuis 1996, le télescope spatial Hubble prend des photos d’aurores sur d’autres planètes.
22. LES AURORAS TOURS
Rapidement, notre regard sera attiré vers l’horizon nord, car des éclats et des reflets verts commencent à moduler dans le ciel
de la nuit. Les aurores ont toujours su capter l’attention à cause de leurs couleurs et de leurs formes, mais surtout avoir la chance de les voir ou de les revoir.
Que diriez-vous d’aller faire un tour aux aurores boréales ? Vous pouvez aller en Alaska, au Yukon, en Islande, car tous ces
endroits offrent des programmes touristiques pour aller observer les aurores boréales.
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