Betterave à sucre (plante de saison)

André Malkgraf, chimiste allemand de 1747, démontra à Berlin que l'on peut tirer du véritable sucre de différentes plantes.
Charles Achard en 1812, écrit le traité complet sur le sucre européen de betterave.
La France, au début du 19ème siècle en raison du blocus d'outre-mer, ne peut voir le sucre de canne arriver à bon port.
C'est le commencement de la betterave sucrière, cependant en 1786 elle est cultivée comme plante fouragère.
La première sucrerie est ouverte à Poissy en 1802, c'est Benjamin Delessert (1775-1847) le créateur de l'ouverture. Il obtient le titre de baron en 1813 et l'industrie fournie 4000 tonnes de sucre.
Par la fermentation du jus de betterave, dès 1854 on fabrique de l'alcool, suite des fortes attaques d'oïdium sur les vignobles français.
La vigne à cette époque est la seule source de production d'alcool.
On distille au même moment les mélasses, produit sirupeux de la cristallisation du sucre.
Pourquoi la modernisation de la culture ?
1°) Travail harassant, nécessitant un espacement régulier après la levée des plants.
2°) Le binage des mauvaises herbes, quand commence le développement.
3° ) L'arrachage manuel et la coupure des verdures.
4° ) La mise en tas pour l'évacuation après chargement des betteraves,
(Lieu de destination le silo ou la sucrerie).
Avec la modernisation et l'évolution des techniques, on a rentabilisé la culture, l'arrachage et le chargement, avant la destination pour le traitement en sucrerie .
La méthode EPD (Early Plant Développement)
Méthode favorisant la germination, contrairement aux simples procédures classiques,
la méthode EPD favorise la levée précoce et homogéne, ainsi que la vigueur de départ, en stabilisant l'installation d'une culture optimale.
Les avantages de cette plante
Elle présente plusieurs caractéristiques très intéressantes pour un milieu périurbain :
1°) Capacité à produire rapidement une masse végétale à forte énergie.
2° ) Capable d'absorber du CO2 pour produire de l'oxygène (1 hectare de betteraves correspond à 5 ha de forêt) et du carbone sous forme de glucose.
3°) Revendue à un industriel, elle permet au producteur d'avoir un revenu net par hectare supérieur aux autres productions végétales.
4°) Elle permet d'avoir une faible demande en intrants chimiques, (les sols briards conviennent parfaitement) et évite ainsi une migration polluant les rivières et les nappes phréatiques.
5° ) D'autre part, ce végétal est très tolérant vis-a-vis des polluants urbains, (gaz à effet de serre, métaux lourds) présents dans le sol, ce qui peut permettre d'utiliser des surfaces préposées à ce risque.
6°) Les zones de culture peuvent permettre la biodiversité animale (convient à un bon nombre d'animaux en mal de gîte).
7°) Leur valeur énergétique cache également de multiples usages : de la production d'électricité à la litière pour toutes sortes d'animaux, et aussi à l'usage horticole de contenants de culture.
Mais la transformation de ce végétal en bioéthanol est désormais opérationnel et plus rentable sur le plan environnemental que la transformation sucrière juste alimentaire à cet effet.

La production sucrière française supporte des conditions financières, elles ne sont pas intéressantes depuis une dizaine d'années.
Les petites unités en font les frais, à Lieusaint les résultats économiques étaient négatifs. La sucrerie Béghin-Say employait 63 personnes plus 80 saisonniers, de fin septembre à fin décembre (le temps de le campagne sucrière).
Pour justifier, la direction locale s'appuie sur la taille de l'usine,
(la plus petite du groupe Béghin), sa vétusté et ses problèmes d'environnement.
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Actuellement, la France et l'Allemagne se partagent les deux premières places
dans la production betteravière des pays de l'union européenne.