C'est quoi l'Amour ?

Publié le par Franck

L'Amour c'est quelque chose de grand,
mais compléxe aux yeux de tous !
d'abord Dieu a dit,
avant d'être aimé lui - même,
et sans arrière pensée,
" Aimez vous les uns les autres"
que dire de ces paroles, de nos jours !
si nous nous référons aux dix commandements,
on ne peut que constater les dégats.
 Je vais vous présenter un séducteur,
du 18 ème siécle.
Et le bilan de son activité pour ruiner,
les espérances de l'AMOUR.
Il a pour nom Casanova.

Une vie d’aventures 

Casanova jeune.

Fils de Gaetano Casanova et de Zanetta Farussi, comédiens à Venise, Giacomo naquit rue de la Comédie (aujourd'hui rue Malipiero). Il fut entouré de femmes durant son enfance qui jouèrent un rôle premier pour lui, comme l’évoque cette citation de ses mémoires : Rien de tout ce qui existe n’a jamais exercé sur moi un si fort pouvoir qu’une belle figure de femme. Il fit de brillantes études au cours desquelles il étudia la chimie, les mathématiques, la philosophie et le droit ; il obtint un doctorat en Droit à l'Université de Padoue. Il commença alors une carrière ecclésiastique, puis entama sa vie d’aventures, exerçant de nombreuses activités — joueur de violon, joueur professionnel, escroc, financier, bibliothécaire, etc. —, sillonnant l’Europe du XVIIIe siècle en passant des prisons aux cours de souverains ; cela lui permit, lors de la rédaction de ses mémoires, de brosser un portrait de la société prérévolutionnaire en dépeignant tout aussi bien les femmes de chambre que les ministres les plus en vue, offrant ainsi un témoignage de premier plan au sujet d’une époque charnière au cours de laquelle il rencontra, entre autres, Voltaire, Jean-Jacques Rousseau et le pape Clément XIII.

Casanova vivait d’expédients, la recherche du plaisir menait son être, et pour l’atteindre, il ne dédaignait pas de flouer les dupes et de se moquer des lois. Ses souvenirs — étudiés et confrontés aux faits historiques par les casanovistes passionnés de la matière —, bien que présentant des inexactitudes quant aux dates, semblent néanmoins avoir été rédigés sous la conduite de la bonne foi. Cependant, l’auteur a probablement embelli son propre personnage, sans en dissimuler pour autant certains aspects douteux, comme ses maladies vénériennes récurrentes, ses relations incestueuses avec sa propre fille, qu’il se complaisait à décrire, ou son achat d’une petite fille en Russie, pour satisfaire des désirs déjà séniles.

Casanova devint célèbre de son vivant en s’échappant des Plombs – surnom donné aux prisons de Venise à cause des tuiles de plomb, sur les toits, qui laissaient passer le froid en hiver et agissaient comme catalyseur des chaleurs de l’été –, il l’est resté grâce à ses aventures galantes qui occupent une place de choix dans ses mémoires : plus d’une centaine de femmes y sont évoquées en tant que « conquêtes » ; selon ce riche « don Juan », l’homme est fait pour donner, la femme pour recevoir. Ces amours furent à l’origine de bonheurs et de malheurs infinis pour l’aventurier qui jugeait que si les plaisirs sont passagers, les peines le sont aussi : elles lui permirent de rencontrer l’abbé de Bernis, futur académicien, ambassadeur de Louis XV à Venise, avec qui il partagea durant plusieurs mois les faveurs d’une religieuse (désignée par les initiales M.M.) qu’ils retrouvaient alternativement dans un casin – sorte de garçonnière cossue – où, lorsque l’un d’eux faisait l’amour avec leur maîtresse, l’autre observait la scène d’une pièce cachée dans l’obscurité, à travers une tapisserie percée d’une multitude de trous minuscules.

L’abbé de Bernis rejoignit la France. À la suite de ses frasques amoureuses et financières, de ses prises d’opinions subversives, Casanova aurait dû fuir Venise, comme Monsieur de Bragadin le lui avait proposé. Mais il refusa et fut incarcéré à la prison des Plombs, où il resta deux ans. Ni ses puissants soutiens, ni son insistance à clamer son innocence ne purent faire obtenir sa libération. Cependant, à force de travail, de courage, d’ardeur, avec, pour seule pensée, l’espoir de partir à l’aventure pour toujours, par la grâce et la créativité, il parvint à s’échapper avec un autre prisonnier – ce fut l’unique évasion que la prison des Plombs, dont nul ne pouvait s’évader, ait connue. Le récit en fut rédigé par Casanova lui-même dans ses Mémoires, en 1791, avec une précision et une connaissance des lieux parfaites. Il gagna Paris où Bernis – devenu un ministre du royaume de premier plan– l’appuya ; l’aventurier y construisit alors une belle fortune en lançant une loterie dont le but était de financer l’École militaire sans imposer davantage les contribuables – le peuple –, loterie dont il sut, par d’habiles manœuvres et de l’audace, s’approprier la paternité et une grande part des bénéfices.

Portrait de 1788

Agent secret, une mission d’enquête, pour laquelle il fut récompensé avec générosité, lui fut confiée par la France afin de juger l’état de ses navires de guerre. Imposteur, escroc et manipulateur (bien qu’il s’en défendît – dans ses écrits, il interroge : quel est l’homme auquel le besoin ne fasse faire des bassesses ?), il abusa de la crédulité de la riche Madame d’Urfé en lui laissant croire qu’il était parfaitement initié aux mystères de la Kabbale.

Se présentant comme trop généreux pour briser la destinée de jeunes femmes qui méritaient beaucoup, trop honnête pour se plier à des mascarades amoureuses pour des raisons financières et, surtout, ne pouvant supporter l’idée de se voir enchaîné par de si puissants liens que ceux du mariage – se marier est une sottise, mais lorsqu’un homme le fait à l’époque où ses forces physiques diminuent, elle devient mortelle…–, il préféra négliger plusieurs propositions importantes de convoler en justes noces.

Persuadé que pour que le plus délicieux endroit du monde déplaise, il suffit qu’on soit condamné à y habiter, Casanova parcourut l’Europe tout au long de sa vie, de Venise à Paris, Madrid ou Vienne, terminant sa vie au château de Dux, en Bohême, en tant que bibliothécaire écrivain, voyant la mort comme un monstre qui chasse du grand théâtre un spectateur attentif, avant qu’une pièce qui l’intéresse infiniment finisse.

Les 73 années d’existence contées par ce grand libertin regorgent d’aventures, d’anecdotes et de détails sur cette époque d’éclosion d’idées nouvelles et sur la société d’alors, elles le sont dans un style littéraire aux tournures parfois alambiquées ou sophistiquées d’un narrateur « précieux » — d’un fat peut-être —, mais elles sont intelligibles, parfois admirables, souvent savoureuses, comme lorsque Casanova écrit avec simplicité : je n’ai jamais dans ma vie fait autre chose que travailler pour me rendre malade quand je jouissais de ma santé, et travailler pour regagner ma santé quand je l’avais perdue.

Les dernières années 

Mention de la mort de Casanova dans les archives du château de Dux

Casanova obtint une charge de chambellan auprès de l'Empereur d'Autriche et termina sa vie comme bibliothécaire du Château de Dux, en Bohème. Il y mourut le 4 juin 1798.

Portrait de Casanova âgé par un de ses contemporains 


« Ce serait un bien bel homme s’il n’était pas laid ; il est grand, bâti en Hercule, mais a un teint africain ; des yeux vifs, pleins d’esprit à la vérité, mais qui annoncent toujours la susceptibilité, l’inquiétude ou la rancune, lui donnent un peu l’air féroce, plus facile à être mis en colère qu’en gaieté. Il rit peu, mais il fait rire. Il a une manière de dire les choses qui tient de l’Arlequin balourd et du Figaro, ce qui le rend très plaisant. Il n’y a que les choses qu’il prétend savoir qu’il ne sait pas : les règles de la danse, celles de la langue française, du goût, de l’usage du monde et du savoir-vivre. Il n’y a que ses ouvrages philosophiques où il n’y ait point de philosophie ; tous les autres en sont remplis ; il y a toujours du trait, du neuf, du piquant et du profond. C’est un puits de science ; mais il cite si souvent Homère et Horace, que c’est de quoi en dégoûter. La tournure de son esprit et ses saillies sont un extrait de sel attique. Il est sensible et reconnaissant ; mais pour peu qu’on lui déplaise, il est méchant, hargneux et détestable. Un million qu’on lui donnerait ne rachèterait pas une petite plaisanterie qu’on lui aurait faite. Son style ressemble à celui des anciennes préfaces ; il est long, diffus et lourd ; mais s’il a quelque chose à raconter, comme, par exemple, ses aventures, il y met une telle originalité, une naïveté, cette espèce de genre dramatique pour mettre tout en action, qu’on ne saurait trop l’admirer, et que, sans le savoir, il est supérieur à Gil Blas et au Diable boiteux. Il ne croit à rien, excepté ce qui est le moins croyable, étant superstitieux sur tout plein d’objets. Heureusement qu’il a de l’honneur et de la délicatesse, car avec sa phrase, « Je l’ai promis à Dieu », ou bien, « Dieu le veut », il n’y a pas de chose au monde qu’il ne fût capable de faire. Il aime. Il convoite tout, et, après avoir eu de tout, il sait se passer de tout. Les femmes et les petites filles surtout sont dans sa tête ; mais elles ne peuvent plus en sortir pour passer ailleurs. Cela le fâche, cela le met en colère contre le beau sexe, contre lui-même, contre le ciel, contre la nature et surtout contre l’année 1725. Il se venge de tout cela contre tout ce qui est mangeable, buvable ; ne pouvant plus être un dieu dans les jardins, un satyre dans les forêts, c’est un loup à table : il ne fait grâce à rien, commence gaiement et finit tristement, désolé de ne pas pouvoir recommencer.
Plaque commémorative rue Malipiero
S’il a profité quelquefois de sa supériorité sur quelques bêtes, hommes et femmes, pour faire fortune, c’était pour rendre heureux ce qui l’entourait. Au milieu des plus grands désordres de la jeunesse la plus orageuse et de la carrière la plus aventureuse et quelquefois un peu équivoque, il a montré de la délicatesse, de l’honneur et du courage. Il est fier parce qu’il n’est rien. Rentier, ou financier ou grand seigneur, il aurait été peut-être facile à vivre ; mais qu’on ne le contrarie point, surtout qu’on ne rie point, mais qu’on le lise ou qu’on l’écoute ; car son amour-propre est toujours sous les armes. Ne lui dites jamais que vous savez l’histoire qu’il va vous conter ; ayez l’air de l’entendre pour la première fois. Ne manquez pas de lui faire la révérence, car un rien vous en fera un ennemi. Sa prodigieuse imagination, la vivacité de son pays, ses voyages, tous les métiers qu’il a faits, sa fermeté dans l’absence de tous les biens moraux et physiques, en font un homme rare, précieux à rencontrer, digne même de considération et de beaucoup d’amitié de la part du très petit nombre de personnes qui trouvent grâce devant lui. »

Un besoin de séduire les femmes 

Jeune, il est déjà entouré de jeunes femmes qu'il commence à séduire. Adolescent, il « court après les jupons ». En 1740, une servante de sa maison racontera même qu'elle a passé une nuit torride avec le jeune Casanova, âgé seulement de 15 ans d'où une expression qui lui vient en tête : « Ciel ! Un vent de liberté ».Grand séducteur, il réussit alors à attirer les jeunes femmes de la bourgeoisie italienne.

Quand il s'évade des Plombs, il retrouve sa fille, avec qui il fait l'amour et lui donne un enfant. Il se rendra compte que cette femme n'était pas sa fille, mais sa petite-cousine.

Il rencontrera Isabel da Glia, une jeune cuisinière espagnole, avec qui il aura un enfant.

Il continue à séduire et rencontre, durant une aventure Maria de Liattio, fille d'un ambassadeur. Il en tombe amoureux. Leur relation durera trois ans, avant la mort de Casanova.

 

Une Dame nous parle,

 

Je crois que la vie a un sens et que l'amour également. Beaucoup de définitions sur l'amour ont ceci en commun: état de bonheur, de dépassement de soi, d'énergie positive, etc. L'amour est un état existentiel auquel nous aspirons tous et toutes, nous le recherchons sans cesse, malheureusement la médiocrité s'installe chez la plupart des couples et les ruptures apparaissent au fil du temps. L'Amour comme toute relation humaine exige des "soins" tout au long de la vie, rien n'est gagné par avance, il faut recommencer et recommencer sans cesse, avec un état d'esprit positif, il est très important de garder ce regard du début. L'Amour à besoin de s'abreuver de paroles douces, de caresses aimantes, l'amour serait comme un bébé qui ne peut pas grandir sans l'affection de ses parents. Un bébé si fort soit-il à sa naissance a besoin de tous les soins qui lui permettront de devenir adulte.

C'est dans cette démarche que je pose le sens de la vie et de l'amour, rien ne peut exister sans une bienveillance harmonieuse et aimante. Le sens de l'amour est le sens de la vie.

 

La Sagesse,

 

Non je ne suis pas déçu,j'ai un âge se disant sage.
Avec le temps, va(comme chantait Léo).
Combien de conjoins sont restés célibataires après la disparition de l'autre "moitié"?
Faut garder les pieds sur terre,et descendre de son nuage.
Il est vrai que dans ces moments d'extase tout parraît merveilleux,iréel,mais tout passe,tout lasse ,et si cela ne casse pas,c'est que l'on veut faire durer,malgré tout,on nage dans l'habitude,donc;c'est de l'attachement.
Justement , ces moments; faut les vivre intensément,mordre dedans,vivre à 300 pour cent.Le temps passe ,les souvenirs restent,autant qu'ils soient bons.
Et lorsque la mémoire,nous fait resurgir quelques épisodes,nos yeux semblant fixer l'infini,nous replongent dans cet état d'impuissance positive que l'on voudrait vivre une éternité.

L'amour c'est beau,mais éphémère.

 

C'est ça l'amour,


L'amour est une recherche de reconnaissance des autres. Nous naissons amoureux.

mais l'amour peut aussi se cacher et seul le hasard peut nous y conduire,

le coeur et l'amitié ont parfois d'heureuses conclusions.

 



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Publié dans Les amours

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