Donzère Mondragon
Barrage de Donzère-Mondragon
Historique
Ce barrage hydroélectrique à Bollène dans le Vaucluse a été construit en 1947 et inaugurée le 25 octobre 1952 par le Président de la République française Vincent Auriol. Architecte : Theo Sardnal. Les travaux ont duré 5 ans.
Caractéristiques
Avec une puissance de 354 mégawatts, et une capacité de production annuelle de 2 140 gigawatt-heure, il est le plus productif du Rhône et assure 13 % de la production hydroélectrique de la Compagnie nationale du Rhône (filiale privée du groupe Suez indépendante d'Électricité de France) soit environ la consommation annuelle de Lyon.
La puissance de 354 mégawatts de la centrale est répartie sur six alternateurs entraînés par des turbines Kaplan de 59 mégawatts chacune, avec un débit maximum total d'eau de 1 970 m3 par seconde.
La tension des alternateurs peux varier de 10 500 V à 220 000 V grâce à des transformateurs électriques EDF.
Comparatif Nucléaire / Hydroélectrique
A titre de comparaison, la Centrale nucléaire de Cruas en amont et la Centrale nucléaire du Tricastin en aval du Rhône également sont dotées de 4 tranches de 900 MégaWatt chacune soit 3600 mégawatts contre 315 mégawatts de puissance pour la barrage hydroélectrique de Donzère-Mondragon.
Libre circulation de la faune du Rhône
Une passe à poissons a été aménagée sur un côté du barrage pour permettre à la faune du Rhône de passer le barrage dans les deux sens.
Une échelle à poissons ou passe à poissons est un dispositif permettant aux poissons de franchir un obstacle créé par l'Homme sur un cours d'eau, généralement un barrage ou un seuil. Bien que rendu obligatoire par la loi dans de nombreux pays, ce dispositif n'a pas toujours été installé, notamment sur les ouvrages d'art les plus anciens.
Se présentant schématiquement sous la forme d'une sorte d'escalier constitué d'une succession de petits bassins, une échelle à poissons permet aux poissons migrateurs (anguille, alose, saumon...) effectuant leur montaison, ainsi qu'aux poissons cherchant les têtes de bassin pour se reproduire (par exemple les truites) de s'affranchir des obstacles créés par l'Homme et mettant leur survie en danger.
Nées d'un constat de disparition des espèces de poissons ayant besoin de migrer (montaison et dévalaison) dans le cadre de leur cycle de développement et/ou de reproduction (notamment saumons, anguilles, aloses, ...), ces échelles tendent à présent à se multiplier, notamment comme mesure compensatoire suite à l'étude d'impact obligatoire pour les grands barrages dans la plupart des pays. Néanmoins, même dans les cas où les concepteurs de ces ouvrages ont les connaissances non seulement en génie civil, mais qui leur permettent de prendre en compte et de prévoir le comportement des poissons, l'installation d'échelles à poissons est parfois considérée comme un pis-aller quant à la conservation des espèces, voire inutile sans la compréhension et la collaboration des utilisateurs ou exploitants du barrage (souvent producteurs d'hydro-électricité).
Les échelles à poissons sont un des moyens de réduire la fragmentation éco-paysagère, le cours d'eau étant alors le corridor biologique dont il faut fonctionnellement rétablir la continuité biologique.
Il existe aussi, sur certains barrages très hauts, des ascenseurs à poissons, dont le principe est d'attirer les poissons qui remontent le cours d'eau dans un compartiment en eau, qui est périodiquement fermé puis hissé au niveau du plan d'eau amont où les poissons sont relâchés.
Photos
| Barrage Bonneville sur le fleuve Colombia, USA | Grande échelle à poissons de John Day Dams sur la Rivière Columbia | Barrage sur la rivière Salmon (Montana), USA | Barrage sur l'Isar près de Pullach, Allemagne |
| Centrale de Hohenstein sur la Ruhr, Allemagne | Rapides de la rivière Aura, Finlande | Rivière Tummel à Pitlochry, Écosse | Rivière Hirose-gawa à Sendai, Japon |
| Barrage de Verbois près de Genève sur le Rhône, Suisse
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