Garibaldi

Publié le par Franck

- Deuxième partie,

Troisième guerre d’indépendance 
Garibaldi
Photo de Luigi Montabone

Au début de la troisième guerre d'indépendance (1866), le corps de volontaires dénommé Corps des volontaires italiens est réorganisé encore une fois sous le commandement de Garibaldi. Encore une fois, la mission est la même quel celle menée autour des lacs lombards en 1848 et 1849: agir dans une zone d'opération secondaire, les Pré-Alpes entre Brescia et le Trentin, à l'ouest du lac de Garde, avec l'objectif stratégique de couper la route entre le Tyrol et la forteresse autrichienne de Vérone ce qui laisse la seule voie du Tarvisio pour approvisionner ses propres armées et forteresses entre Mantoue et Udine. L'action stratégique principale est confiée aux deux grandes armées en plaine, confiées à Alfonso La Marmora et à Enrico Cialdini.

Garibaldi contourne Brescia puis passe à l'offensive à Ponte Caffaro le 25 juin 1866, le 3 juillet à Monte Suello il contraint les Autrichiens au repli mais il est blessé à la cuisse par un coup maladroit parti d'un de ses volontaires. Avec la victoire de la bataille de Bezzecca et Cimego le 21 juillet, s'ouvre la route vers Riva del Garda et donc l'imminente occupation de de Trento empêchée par la signature de l'armistice de Cormons le 12 août 1866. En cette occasion, il reçoit la nouvelle de l'armistice et l'ordre d'abandonner le territoire occupé, il répond télégraphiquement « j'obéis" », expression qui devient par la suite la devise du risorgimento italien et le symbole de la discipline de Garibaldi.

En 1867, Garibaldi est candidat de gauche et anticlérical aux législatives. Il est arrêté et assigné à résidence sur son île de Caprera (acquise en 1855) en septembre, dont il s'évade dès octobre 1867 pour reprendre son combat contre les troupes françaises et pontificales.

Il organise une nouvelle expédition sur Rome (la troisième), qui part cette fois de Terni, à la frontière avec les États pontificaux: il prend la place-forte de Monterotondo mais il ne réussit pas à susciter la révolution dans Rome et il est battu de manière décisive par les troupes du pape et les renforts dotés des nouveaux fusils (Chassepot) envoyés par Napoléon III lors de la bataille de Mentana le 3 novembre 1867.

Il faudra attendre la défaite de l'Empire français et la capitulation de Napoléon III du 2 septembre 1870 pour que Rome soit conquise par les troupes italiennes le 20 septembre 1870. Le 2 octobre 1870, Rome est rattachée à l'Italie suite à un plébiscite. Le rêve italien de Garibaldi est réalisé, mais les motifs de combat existent toujours et en particulier la défense de la République.

Les batailles de France 
Article détaillé : Bataille de Dijon (1870).
Garibaldi photographié par Nadar en 1870

Pendant la guerre franco-allemande de 1870-1871, les comités de Défense nationale, sous l'impulsion de Gambetta, font appel à Garibaldi. En 1870, il met son épée au service de la France lors de la guerre franco-allemande. Les 25 et 26 novembre, avec ses deux fils, Ricciotti et Menotti, à la tête de 10 000 tirailleurs français de l’armée des Vosges, il remporte une victoire à Dijon.

En février 1871, Garibaldi est élu, sans avoir été candidat, à l'Assemblée nationale française comme député de la Côte-d'Or, de Paris, d'Alger et de Nice. À Paris, il arrive en quatrième position derrière Louis Blanc, Gambetta et Victor Hugo. Il décline pourtant ses mandats, blessé par l'accueil de la nouvelle majorité monarchiste de la Chambre, ce qui entraîne la démission de Victor Hugo de son propre mandat en signe de soutien. Le 10 mars, le corps des volontaires garibaldiens est dissous. Le 15, il retourne à Caprera. Le 24, les insurgés de la Commune de Paris font appel à Garibaldi pour prendre leur tête, mais le vieil héros décline la proposition.

Garibaldi accepte une pension de l'État italien en 1876.

Sa mort 

En 1880, Garibaldi épouse Francesca Armosino, une piémontaise d'origine humble et sa compagne depuis 14 ans avec qui il a trois enfants dont Rosita morte en bas âge.

Sa dernière campagne est politique et concerne le droit de vote pour lequel il engage son immense prestige.

Il meurt à Caprera le 2 juin 1882, avec le regard intentionnellement tourné vers Nice. Dans son testament, dont une copie est exposée dans la maison-musée sur l'île de Caprera, Garibaldi demande expressément la crémation alors que la famille pressée par Francesco Crispi le fait embaumer. Actuellement la dépouille repose à Caprera dans un sépulcre fermé par une importante pierre de grès blanc.

L'athée Garibaldi, dans son testament, a inséré un texte pour éviter une quelconque tentative de conversion à la religion.

Testament symbolique de Garibaldi : « Je lègue : mon amour pour la Liberté et la Vérité ; ma haine du mensonge et de la tyrannie ».

Garibaldi et l’unification italienne 

Camillo Benso, comte de Cavour (Francesco Hayez, 1864)

Le personnage de Garibaldi est absolument central dans le mouvement du Risorgimento et il a été l'objet d'un très grand nombre d'analyses historiques, politiques et critiques.

La popularité de Garibaldi, sa capacité à soulever les foules et ses victoires militaires ont contribué de manière déterminante à l'unification de l'Etat italien. Nombreuses furent, aussi, les défaites, parmi lesquels particulièrement sensibles celles d'Aspromonte et Mentana qui le firent s'opposer une partie importante de l'opinion publique qui au cours des autres épisodes l'avait grandement aimé.

Garibaldi et Cavour 

Garibaldi n'eut jamais de bon rapport avec Camillo Cavour, il n'avait pas confiance dans le pragmatisme et la realpolitik de Cavour, et il éprouvait aussi un ressentiment personnel contre celui-ci pour avoir cédé sa ville natale de Nice à la France en 1860.

Entre les deux hommes, il y a trop de différences d'origine et de parcours, Garibaldi, bien que se ralliant à la monarchie, est un républicain de sensibilité populaire, tandis que Cavour est un homme d'État monarchiste. Garibaldi est un de ces pions, par exemple en écrivant à l'ambassadeur sarde en France, Cavour promet à l'empereur qu'il fera arrêter Garibaldi. Mais, en réalité, il ne s'oppose pas sérieusement au départ de l'expédition des Mille, au contraire, il finance peut-être et permet à plusieurs officiers de l'armée sarde de rejoindre Garibaldi en Sicile. Enfin, il envoie des troupes qui permettent la défaite définitive de François II.

Garibaldi et Mazzini 

Les rapports entre Garibaldi et Mazzini sont assez controversés, après un début où Garibaldi adopte les idées de Mazzini, il s'en éloigne à un âge plus mûr. Ils sont côte à côte lors des évènements de la première guerre d'indépendance et de la république romaine, puis leurs rapports s'enveniment lors de l'expédition des Mille, Garibaldi œuvrant trop en faveur de la monarchie. Garibaldi reprochera à Mazzini l'exécution d'entreprises mal préparées qui conduisent trop souvent à l'échec et à la mort de leurs auteurs.

À la mort du fondateur de Jeune Italie, en 1872, Garibaldi oublie ses désaccords et se fait représenter aux funérailles par le drapeau des Mille honorant un rapport controversé mais fondamental pour sa formation politique.

Carrière maçonnique 

Garibaldi fut initié à la franc-maçonnerie en 1844 dans la loge « Asilo de la Vertud », de Montevideo, Uruguay. En 1861, le Grand Orient italien de Turin lui décerna le titre honorifique de « Premier franc-maçon d'Italie » Titulaire du 33e degré du Rite écossais ancien et accepté, il joua également un rôle important dans l'unification des Rites maçonniques égyptiens en 1881

Les enfants de Garibaldi 

Garibaldi et sa première femme Anita Garibaldi, morte en 1849 vers Ravenne ont 4 enfants :

Il n'a pas d'enfant avec Giuseppina Raimondi qu'il épouse à Fino Mornasco le 16 janvier 1860.

Avec sa domestique Battistina Ravello, Garibaldi a :

  • Anita Garibaldi qui meurt à 16 ans de méningite

Il a trois enfants avec sa troisième femme Francesca Armosino :

Monuments à Garibaldi [modifier]

Une grande partie des villes italiennes disposent d'une statue de Garibaldi presque toutes orientées vers Rome, ville qu'il ne réussit jamais à conquérir. La statue présente sur l'île de Caprera est orientée vers Nice, sa ville natale.

  • en Italie

 

  • hors d'Italie
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L
<br /> me rocordordo tanto cosa !!! per milo nonno gracie per lei<br /> <br /> <br />
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