La Lys

Publié le par Franck

 

Lys (rivière)

La Lys à Gand.
La Lys à Gand

 

La Lys (Leie en néerlandais) est une rivière du nord de la France et de Belgique dont l'essentiel du cours est aujourd'hui canalisé. La rivière donne son nom aux durs combats qui opposèrent, du 23 au 28 mai 1940, les armées belge et allemande, la Bataille de la Lys.

 

Géographie  

Elle prend sa source à Lisbourg près de Fruges à l'altitude de 114,7 m. La première ville qu'elle traverse est Aire-sur-la-Lys. Dans le département du Pas-de-Calais, elle draine une vaste plaine d'effondrement tectonique : la Plaine de la Lys, large et remarquablement plane, qui constitue un des "pays" de la Flandre française. Elle se jette dans l'Escaut à Gand à 4,45 m d'altitude, après un parcours de 195 km, dont 85 km en France et 24,6 km en mitoyenneté deFrelinghien à Menin avec la Belgique.  

Hydroécologie  

La Lys est un cours d'eau à faible pente, qui après la dernière glaciation s'étalait sans doute sur une grande largeur (comme en témoigne l'étendue du lit majeur et de la plaine alluviale), avec de nombreux méandres irriguant de vastes zones humides.
Ces milieux ont été habités dès la préhistoire et cultivés et urbanisés dès le haut moyen-âge.
La vallée de la Lys et encore un corridor biologique d'importance paneuropéenne, et d'importance majeure pour la trame bleue régionale pour les migrations d'oiseaux et d'organismes aquatiques notamment.

La qualité de l'eau, des berges et des sédiments s'est fortement dégradé dans les années 1970 à 1990. Selon l'Annuaire 2008 de la qualité de l'eau , La qualité de cette rivière est encore loin du bon état écologique visé par la Directive cadre sur l'eau pour 2015, mais montre quelques améliorations sur 2 stations (passant d'une mention « passable » à « bonne qualité » en amont d'Aire-sur-la-Lys, et en aval, à Deûlémont (frontière belge). Une bonne qualité sur la Lys-rivière et la Laquette a été constatée en 2008, alors que les pluies de 2007 s'étaient traduites par des apports excessifs de matières en suspension et polluants (phosphore notamment). Les taux d'azote et de phosphore étaient encore trop élevés en 2008, surtout sur la partie aval de la rivière   .
La qualité de la Clarence s'est améliorée d’une classe (pour ses deux stations) grâce à une diminution des apports en phosphore. Sa qualité est désormais « bonne»à Calonne-Ricouart, mais rese « passable » à Chocques  .

Outre les amphibiens qui ont beaucoup régressé, l'anguille européenne est en forte régression et fait l'objet d'un effort de protection, cadré par une directive européenne.

 

Bassin hydrographique  

À l'arrivée de la Lys en Belgique, la superficie du bassin versant est de 2 900 km². À l'amont de la confluence avec la Deûle, la superficie du bassin versant de la Lys est de 1 690 km². A Gand, il est de 3 910 km² au niveau du confluent avec l'Escaut

Affluents  
La Lys en aval du pont de Comines-Warneton (Belgique) - Comines (France)
Contour du syndicat mixte du SAGE de la Lys
Des sources à Aire-sur-la-Lys
 
Affluents rive gauche Affluents rive droite
 
D'Aire-sur-la-Lys à Wervik
 
Affluents rive gauche Affluents rive droite
Inondations  

Pour aider les aménageurs et habitants à se prémunir,

contre les effets des crues épisodiques,

cette rivière a pour sa partie française (Lys supérieure),

fait l'objet d'un atlas des zones inondables,

téléchargeable   et d'une carte interactive  .

Hydrologie -

Les débits à la frontière franco-belge  

Le débit de la Lys a été observé,

sur une période de 19 ans (1961-1979),

à Wervicq-Sud, localité du département du Nord,

située au niveau de la sortie,

de la rivière du territoire français   .

La surface prise en compte est de 2900 km²,

ce qui correspond à près des trois quarts de la totalité,

du bassin versant de la rivière.

Le débit moyen interannuel ou module de la rivière,

à Wervicq-Sud est de 22,8 m³ par seconde.

La Lys présente des fluctuations saisonnières,

de débit modérées.

Les hautes eaux se déroulent de,

la fin de l'automne,

au début du printemps,

et se caractérisent par,

des débits mensuels moyens allant,

de 25,0 à 35,6 m³ par seconde,

de novembre à avril inclus,

(avec un sommet en février).

Dès fin mars, le débit diminue,

très progressivement,

ce qui mène aux basses eaux,

d'été-automne,

qui ont lieu de juillet à octobre,

avec une baisse du débit mensuel,

moyen jusqu'au niveau de 12,8 m³ au mois d'août,

ce qui reste très confortable.

Mais les fluctuations de débit sont,

plus importantes selon les années,

ou calculées sur de courtes périodes.

 

Débit moyen mensuel de la Lys (en m³/s)

mesuré à la station hydrologique de Wervicq-Sud
Données calculées sur 19 ans

 

Aux étiages, le VCN3 peut chuter jusque 3,2 m³,

en cas de période quinquennale sèche,

ce qui est loin d'être sévère et correspond,

au profil de bien d'autres cours d'eau,

du nord-ouest de la France.

D'autre part, les crues de la Lys sont,

rarement dévastatrices,

mais nullement inexistantes.

La série des QIX n'a pas été calculée,

mais la série des QJ l'a bien été.

Les QJ 2 et QJ 5, ou débits journaliers calculés,

pour une crue biennale et quinquennale,

valent respectivement 83 et 130 m³ par seconde.

Le QJ 10 ou débit journalier calculé de crue décennale,

est de 150 m³ par seconde,

le QJ 20 de 180 m³, tandis que le QJ 50,

n'a pas été calculé faute de durée,

d'observation suffisante (voir note  ).

Le débit journalier maximal,

observé à Wervicq-Sud,

a été de 170 m³ par seconde,

le 17 novembre 1974.

Si l'on compare cette valeur à l'échelle,

des QJ de la rivière, l'on constate que,

cette crue n'était même pas d'ordre vicennal,

et donc destinée à se reproduire fréquemment.

La Lys est une rivière modérément abondante.

La lame d'eau écoulée dans son bassin versant,

se monte à 249 millimètres annuellement,

ce qui est inférieur à la moyenne d'ensemble,

de la France tous bassins confondus,

(320 millimètres), ainsi qu'à la moyenne,

d'ensemble de la Belgique (plus ou moins,

380 millimètres).

Le débit spécifique (ou Qsp) se monte,

à 7,9 litres par seconde,

et par kilomètre carré de bassin.

Aménagements  


La Lys est naturelle de la source à Aire-sur-la-Lys,

ensuite elle est canalisée.

Son schéma d'aménagement et de gestion des eaux,

(SAGE) est en cours de finalisation.

Les collectivités locales concernées,

ont constitué un syndicat mixte dans ce but.

Il s'agit du SYMSAGEL, c’est-à-dire,

le Syndicat Mixte pour le Schéma d'Aménagement,

et de Gestion des Eaux de la Lys.

Il rassemble 226 communes (540 000 habitants),

réparties entre le Nord et le Pas-de-Calais.

La voie navigable en France 

La rivière s'écoule avec une faible pente ;

la ville d'Aire-sur-la-Lys dans le Pas-de-Calais,

se trouve à la côte 18,90 mètres.
L'extrémité physique et administrative en France,

située à Halluin dans le département du Nord,

(face à Menin en Belgique).

La côte y est à 9,45 mètres.

La Lys est navigable en France sur 72 kilomètres,

avec 8 écluses sur ce parcours.

C'est la Lys-aval qui aujourd’hui,

-à partir de Deulémont - reçoit le fret fluvial,

le plus important, du fait de son gabarit,

qui a été porté à 1 350 tonnes sur cette section.

Le gabarit varie selon les parties de la rivière :

  • D'Aire-sur-la-Lys à Deûlémont,
  •  (au confluent de la Lys et de la Deûle) :
  •  gabarit dit "Freycinet", soit 39 mètres sur 5,20,
  • avec un mouillage de 2,20 mètres,
  •  et une hauteur libre de 3,90 mètres,
  •  soit un gabarit permettant le passage,
  •  de péniches de 600 tonnes,
  •  dans la traversée d’Armentières,
  • et de 250 à 400 tonnes,
  •  d'Armentières à Deulémont.
  • De Deûlémont jusqu'à Halluin-Menin :
  •  110 mètres sur 11,40,
  •  mouillage de 3,00 mètres,
  • et hauteur libre de 3,90 mètres,
  •  calibré pour des transports,
  •  de 1 350 tonnes   .

Émile Verhaeren et la Lys  

Le poète belge flamand d'expression française,

Émile Verhaeren, a chanté la Lys.

Dans son recueil « Toute la Flandre »,

se trouve un fort beau poème,

intitulé « La Lys »  .

La Lys et les artistes  

Les bords de la Lys ont inspiré bien des peintres.

À la fin du XIXe siècle, un groupe d'artistes,

se forma autour du sculpteur George Minne,

installé à Laethem-Saint-Martin depuis 1897 :

Gustave van de Woestijne (1881-1947),

les paysagistes Albijn van den Abeele (1835-1918),

et Valérius de Saedeleer (1867-1941).

Leurs recherches aboutirent, après,

la Première Guerre mondiale, à l'expressionnisme,

très marqué du deuxième groupe,

de Laethem-Saint-Martin dont,

le précurseur est Albert Servaes (1873-1967),

et les principaux représentants,

Constant Permeke (1886-1952),

Gust de Smet (1877-1943),

et Frits van den Berghe (1883-1939).

La fleur de Lys  

L'Iris Faux-Acore ou Iris Jaune poussait,

en abondance sur les rives de la Lys,

et le Seigneur d'Armentières,

en fit le motif de son blason.

Lors de l'annexion de son fief,

par le roi de France, celui-ci,

décida à son tour de l'ajouter,

à son propre blason.

Ainsi naquit la "fleur de Lys"...

qui n'est pas un lys !

 

 

 

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Commenter cet article
N
<br /> <br /> La rivière Lys est riche par sa culture dont les poètes et les peintres lui font honneur   ...<br /> <br /> <br /> Si  elle est un réseau navigable ,  des êtres humains l'ont analysé sous toutes ces formes   ...<br /> <br /> <br /> La France et la Belgique se cotoient pour le bon fonctionnement de la Lys   ...    <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
Répondre
C
<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Tiens !<br /> <br /> <br /> Je ne connaissais pas.<br /> <br /> <br /> Ça me semble fort intéressant .<br /> <br /> <br /> Bises mon cher Franck<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre