Le Château de Versailles

Publié le par Franck

Troisième partie,

Galerie des batailles, château de Versailles
1797 Premier Musée
Sous la Restauration

En 1815, Philippe Louis Marc Antoine de Noailles, prince de Poix devient gouverneur de la Maison royale de Versailles et de Trianon, lieutenant général, marguillier d'honneur de la paroisse et secrétaire général du gouvernement de Versailles. À ce titre, il représente le roi à Versailles et a en plus le soin de tout ce qui regarde la fabrique et l'œuvre de la paroisse Saint-Louis. Auguste de Rambaud, fils de son amie Agathe de Rambaud, ancien commissaire des guerres, est son secrétaire intime.

Philippe Louis Marc Antoine de Noailles meurt le 15 février 1819 à Paris. Son éloge est prononcé à la Chambre des pairs par Armand Maximilien François Olivier de Saint-Georges, marquis de Vérac (†1858), mari d'une de ses nièces, qui lui succède dans le gouvernement de Versailles

Retour à la Couronne

En 1833, Louis-Philippe Ier, roi des Français, décide, pour sauver Versailles de la ruine, de le transformer en un musée de l'histoire de France célébrant les conquêtes militaires de l'Ancien Régime, de la Révolution française, de l'Empire et même de la Restauration. Très attaché à ce projet destiné à marquer l'entreprise de réconciliation nationale menée par la monarchie de Juillet, le roi surveille de très près l'exécution des travaux et les commandes des tableaux.

La restauration du château est dirigée par l'architecte Pierre-François-Léonard Fontaine. Les travaux, payés sur la cassette personnelle du roi, s'élèvent à plus de 23 millions de francs.

Louis-Philippe fait également restaurer le Grand Trianon pour son usage personnel. En octobre 1837, il y célèbre le mariage de sa fille, la princesse Marie avec le duc de Wurtemberg.

Installée dans l'aile du Midi, à la place des appartements des princes, la galerie des batailles a été conçue personnellement par Louis-Philippe. Elle surprend par ses vastes dimensions (120 mètres de long sur 13 mètres de large). Elle est ornée de trente-deux tableaux de grandes dimensions célébrant les actions militaires glorieuses de l'histoire de France depuis la bataille de Tolbiac en 496 jusqu'à celle de Wagram en 1809. Le peintre le plus sollicité a été Horace Vernet.

1837 : « À toutes les Gloires de la France »

Le musée de l'histoire de France du château de Versailles, dédié « à toutes les Gloires de la France », est inauguré officiellement par Louis-Philippe le 10 juin 1837, dans le cadre des festivités qui marquent le mariage du prince royal avec la princesse Hélène de Mecklembourg. Il comprend notamment la Salles des Croisades dont les frises portent les armes et les noms des chevaliers croisés ouverte au public en 1843.

Le musée rencontre un très grand succès. « Ce que le roi Louis-Philippe a fait à Versailles est bien, commente Victor Hugo. Avoir accompli cette œuvre, c'est avoir été grand comme roi et impartial comme philosophe ; c'est avoir fait un monument national d'un monument monarchique ; c'est avoir mis une idée immense dans un immense édifice ; c'est avoir installé le présent dans le passé, 1789 vis-à-vis de 1688, l'empereur chez le roi, Napoléon chez Louis XIV ; en un mot, c'est avoir donné à ce livre magnifique qu'on appelle l'histoire de France cette magnifique reliure qu'on appelle Versailles. »

Napoléon III
Culte à Marie-Antoinette

L'impératrice Eugénie, qui vouait un culte à Marie Antoinette, fut à l'origine d'un regain d'intérêt pour le château de Versailles. C'est sous son influence que lors de l'Exposition universelle de 1867, des meubles prestigieux furent réintégrés dans le Patrimoine du château. Ainsi, le grand serre-bijoux de Schwerdfeger ou le bureau de Roentgen.

Sous les Républiques

28 juin 1919, signature du traité de Versailles : Lloyd George, George Clemenceau, et Woodrow Wilson, sont réunis dans la galerie des glaces aux côtés des représentant Allemands afin de ratifier un traité prévoyants plusieurs points, les 14 points de Wilson, dont la démilitarisation de la Rhénanie et la reprise française de l'Alsace-Lorraine.

Par le décret n°95-463 du 27 avril 1995, le gouvernement a procédé à la création de l'Établissement public du musée et du domaine national de Versailles. Il y a donc d'un côté le musée national du château de Versailles et d'autre part le Domaine national de Versailles. Parfois le musée est intitulé Musée national des châteaux de Versailles et des Trianons.

Depuis 1875, environ 25 000 m² de locaux, situés principalement dans l’aile du Midi (y compris la galerie des Batailles), sont affectés au Parlement, les deux tiers à l’Assemblée nationale et un tiers au Sénat. Cette affectation a été formalisée par une loi du 22 juillet 1879 relative au siège du pouvoir exécutif et des chambres à Paris, puis par l’ordonnance n° 58-1100 du 17 novembre 1958. En mai 2005, une proposition de loi émise par Jean-Louis Debré, président de l’Assemblée nationale, propose la restitution de ces locaux à l’établissement public du musée et du domaine National de Versailles. Cette réaffectation est cohérente avec le programme en cours de rénovation du château dit « projet du Grand Versailles ». Toutefois le Sénat a refusé par amendement la restitution de la salle des séances du Congrès, considérée comme un « lieu de mémoire de l’histoire parlementaire de notre pays ».

Depuis septembre 2005, l'Etablissement public de Versailles a lancé le projet "Grand Versailles numérique" qui consiste à faire de Versailles le laboratoire du numérique culturel. L'objectif de ce programme, soutenu par le ministère de la culture et de la communication, est d'imaginer, tester et déployer des outils numériques d'enrichissement de la visite réelle ou virtuelle du château et du domaine. Les premières expérimentations numériques ont été lancées en juin 2006 avec trois dispositifs :

  1. un site web vitrine présentant le projet et proposant des visites 3D, panoramiques et une frise chronologique multimédia. site vitrine GVN (ce site a remporté le prix de l'Innovation du Festival international du Multimédia, à Montréal, le 14 octobre 2006)
  2. une visite numérique du nouveau domaine de Marie-Antoinette, avec des PDA connectés à un réseau wi-fi et des iPods
  3. un site de téléchargement de séquences audio et vidéos site podcast de Versailles qui propose la plus grande offre podcast culturelle de France, plus de 50 séquences audio et vidéos, en français et en anglais. Le site podcast a dépassé les 400 000 téléchargements 3 mois après son lancement, le 14 juillet 2006.

Jardins de Versailles

Article détaillé : Jardins de Versailles.

Cette section est une description des jardins du Petit Parc de Versailles.

Parcs de Versailles

Article détaillé : Parc de Versailles.

Cette section est une description des parcs de Versailles.

Objectifs et rôle du château

Le château de Versailles est un cas typique de décor monumental, où le massif est préféré à la recherche architecturale pour impressionner et contribuer à la mise en scène du pouvoir. Cette lecture du monument, dépassant la traditionnelle analyse artistique, a été proposée par des historiens comme Joël Cornette.

La glorification du roi

Heurté par sa visite du château de Vaux-le-Vicomte, magnifique résidence de son ministre Fouquet, Louis XIV entend créer à Versailles un palais qui n'a pas de comparaison dans le royaume et même en Europe. Le bâtiment doit consacrer la grandeur du roi et de son règne.

Le plan du château est étudié pour mettre en valeur le souverain. La chambre royale se situe au centre du palais et sur un grand axe qui part de la statue du roi dans la cour d'accès et qui se prolonge par le Tapis vert et le Grand Canal. Louis XIV se fait représenter en divinité dans plusieurs compositions sculptées.

En outre, le château apparaît comme une œuvre de « propagande » pour reprendre le mot de Joël Cornette. À travers la décoration, le roi fait passer quelques messages. Peints après la guerre de Hollande, les plafonds de la galerie des Glaces renvoient une image glorieuse du prince, destinée à amplifier une victoire militaire finalement assez limitée. Louis XIV y apparaît représenté en roi de guerre et de triomphe qui écrase tous ses ennemis.

Le château s'anime de splendides fêtes que l'invitation des plus grands musiciens (Jean-Baptiste Lully) et des plus grands auteurs (Molière) rehaussent. Autant d'occasions de divertir la noblesse présente et de glorifier le propriétaire des lieux. Ce mécénat fait de Versailles le creuset du classicisme. Par certains aspects, Versailles se présente aussi comme le siège d'un « culte monarchique ». S'y élabore une sorte de liturgie, avec ses grands moments (les levers du roi, les repas du roi, la visite des jardins, les couchers du roi…), ses fidèles (les grands seigneurs et les serviteurs) et ses règles (l'Étiquette).

Versailles, nouvelle capitale du royaume

Avec l'installation de Louis XIV en 1682, Versailles devient le siège du gouvernement même si plusieurs des grandes institutions de l'État restent à Paris. Le roi y dirige les affaires au sein de ses conseils et dans les entretiens avec ses ministres. En conséquence, la Cour s'installe aussi au château. Louis XIV rompt donc avec la tradition itinérante du roi de France et de son entourage qui allaient de château en château pour de plus ou moins longues étapes. L'enracinement du gouvernement n'est toutefois pas total puisqu'il arrive parfois à Louis XIV de fréquenter d'autres résidences (Fontainebleau par exemple).

Tenant d'une centralisation, le roi aurait pu choisir Paris pour se fixer mais sa crainte des Parisiens l'orienta vers un autre choix. Il se souvenait sans doute que son grand-père Henri IV fut assassiné dans une rue de Paris et qu'en 1648, pendant la Fronde, le peuple avait érigé des barricades et envahi le Palais-Royal. Versailles était un lieu plus tranquille.

La domestication de la noblesse

En demandant à la noblesse de le rejoindre dans sa résidence, Louis XIV crée une nouvelle fonction pour le site versaillais : celle d'une prison dorée. En effet, les grands seigneurs comprenant que leur présence à la Cour est une condition indispensable pour bénéficier de la faveur royale répondent à l'invitation. Ils s'installent notamment dans les grandes ailes nord et sud construites par l'architecte Jules Hardouin-Mansart. Nourris, logés, divertis aux frais de la Couronne, les nobles perdent par la même occasion leur liberté. Le roi les a désormais sous les yeux et peut les transformer en dociles serviteurs par la distribution d'offices ou par la menace d'une disgrâce.

La victoire de l’homme sur la nature

Le château de Versailles est établi sur une terre plutôt inhospitalière. Le sol présente des dénivelés. Il est forestier et par endroit sableux ou marécageux. Louis XIV lance donc un défi à l'architecte Le Vau et au jardinier Le Nôtre quand il leur demande d'y édifier la plus belle résidence royale. Mais le souverain est convaincu que le génie humain peut domestiquer la nature. Le projet versaillais constitue donc un exemple d'aménagement du territoire. Il faut assécher le terrain, l'aplanir et même raser un village (Trianon). Au bout de plusieurs dizaines d'années, s'élève un palais majestueux où la symétrie et la ligne droite triomphent d'un terrain inégal et irrégulier.

Vues intérieures
Ambox notice.png Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Chambre de la Reine

 

Secrétaire à cylindre du roi Louis XV

 

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M
<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Bonne et heureuse année 2010 cher FRANCK , que cette année te sois douce et heureuse avec plein d' amis bloger' s , c' est vrai que cela passe le temps et comment , si bien que je n' en ai<br /> plus à moi .<br /> <br /> Bien sûr que tu peux prendre toutes les photos que tu veux chez nous , tu y es chez toi , sinon je ne les mettrais pas , moi j' aime bien que tout le monde profite de notre bonheur et je le partage<br /> si quelqu' un est interessé . Juste tu dis d' ou elles viennent , c' est tout . Merci pour ta demande , elle me flatte vraiment .<br /> <br /> A bientôt j' espère c' est magnifique ce que tu écris .<br /> <br /> Gros bisous marseillais et bordelais .<br /> RENEE CHRISTIAN SABINE DIMITRI .<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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