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Le Château de Vieil Fort
Publié le
par Franck
Le chateau du Vieil Fort à Divion
Les 19 et 20 septembre 2009 : 26ème édition des Journées du patrimoine et première participation pour le château du Vieil Fort à Divion. Situé au coeur de l'ex-bassin minier du Bruaysis, ce lieu est resté quasiment ignoré jusqu'à cette première ouverture au public. Une demeure du XIXe siècle qui accueille durant ces deux journées, de nombreux visiteurs et les artisans de la CAPEB 62 (Chambre des artisans et petites entreprises du bâtiment), en démonstration dans le parc paysager. cliquez sur une image...
L'édifice actuel a été construit entre 1868 et 1870, en même temps que l'agrandissement et la restauration de l'église de Divion, en pierre jaune de Saint-Leu, sur soubassement de grés qui ont été réalisés avec les murs de la Carpière (rectangle de 24 ha de surface dont les bordures étaient maintenues par des grès). La façade, flanquée de 2 pilastres d'ordre colossal, est composée d'une travée principale et de six travées secondaires. La travée principale comprend au rez de chaussée un porche délimité par 2 colonnes à chapiteaux doriques supportant le balcon à balustrade, réalisé en pierre de CHIMAY (grés tendre) et, à l'étage, une baie dotée de 2 colonnes à chapiteaux ioniques. En couronnement se trouve un fronton cintré et brisé supportant deux sauvages armés d'une massue et entourant un écu sculpté aux armes des GENEVIERES et timbré d'une couronne de Marquis. Les dépendances, restes de l'ancienne gentilhommière, ont été conçues en pierre du pays. Pendant la 1ère guerre mondiale, le souterrain a servi d'infirmerie ainsi que la salle à manger et la cave. Dans la cour, se trouve un petit bâtiment qui servait de morgue. Lors de la seconde guerre mondiale, les allemands sont arrivés en toute hâte au château. Madame Robert d'HESPEL de FLENCQUES est arrivée de suite sur le perron en les interpelant en allemand, car native de Stavelot, cette dernière parlait couramment cette langue. Suite à cette interpellation, l'officier a salué gracieusement cette dame. Ce qui a valu au château de n être jamais occupé. De nos jours, le domaine, comprenant un magnifique parc boisé de 5 ha, est entretenu par le Marquis Bernard de GOUSSENCOURT et Clotilde de BOURNONVILLE, sa nièce.
HISTORIQUE La première mention de la seigneurie du Vieux-Fort porte l'année 1533. Il existait non loin de la maison seigneuriale un château fort, démoli sous le siècle de Louis XTV. Il existe un souterrain qui communiquait avec le château fort avec le Vieux-Fort. Du Vieux-Fort, le souterrain conduisait à l'Abbaye du Mont-Saint-Eloi, tandis que l'autre partie allait jusque la Chartreuse de GOSNAY. Une des domestiques de la Comtesse Mahaut d'ARTOIS passait par ce souterrain pour intriguer avec un évêque contre son neveu Robert d'ARTOIS qui se trouvait à ladite chartreuse. La domestique fut arrêtée et brûlée vive. Au lieu dit du « Vieux-Fort », il existait un Castel qui appartenait à la fin du 16eme siècle à Philippe du BUISSON puis aux BEAURAINS. Le 2 avril 1700, il fut vendu à Joseph de BEAURAINS, écuyer. Il entra par la suite le 20 mai 1728 dans la famille de GENEVIERES par le mariage de Marie-Hélène Josèphe de BEAURAINS avec Lamoral de GENEVIERES qui reconstruisirent une gentilhommière. Lamoral de GENEVIERES se maria en secondes noces le 19 mars 1736 Marie-Catherine-Thérèse VERGHELLE, morte le 15 décembre 1760. Du 1er lit ils eurent : - Philippe Lamoral Joseph, écuyer, seigneur du Vielfort né le 4 janvier 1731, guillotiné sur la place du théâtre à Arras le 25 avril 1794, ayant épousé le 14 mars 1759 Marie-Thérèse Charlotte- Josèphe de GENEVIERES, dame de la Vasserie, à Allouagne, née le 18 septembre 1731, guillotinée à Arras le 1er mai 1794 (sans postérité). Le domaine de la Vasserie datait du 18eme siècle. Saccagé par les troupes allemandes au cours de la dernière guerre, le propriétaire en démolit en 1977 une partie et les ruines furent rasées durant l'hiver 1981-1982. Il ne reste que la ferme seigneuriale. Ils possédaient en même temps leur hôtel particulier à Béthune, Place du marché au beurre, complètement démoli en 1914-1918.
La famille de Genevières possédait comme armoiries : « D'or au chevron d'azur accompagné de trois hures de sanglier de sable, posées DEUX et UN : le TOUT surmonté d'une couronne de comte, avec pour cimier un cygne aux ailes déployées ».
LEBON, Commissaire de la Convention, ayant la haine des aristocrates, ne recula pas de faire exécuter son épouse qui avait l'imprudence de cacher des lettres des siens et de ses amis antirévolutionnaires. Elle fut enfermée aux Baudets à Arras, puis condamnée à mort et exécutée. Pendant la Révolution, le fermier du Vieil fort fut lui aussi guillotiné pour avoir caché des prêtres réfractaires dans les caves dont il en reste 3 ayant abrité des prêtres réfractaires. Du 2ème lit, ils eurent : - Marie-Josèphe Charlotte, dame d'Halluin, née en 1738, morte le 31 juillet 1813, sans enfants, mariée le 7 avril 1766 avec Louis-Alexandre DUPIRE, Chevalier, Baron d'HINGES, né en 1743. Le château d'Hinges datant de 1851 fut gravement endommagé par les tirs d'artillerie et abattu finalement après 1918. - Philippe François-Joseph de GENEVIERES né en 1748 mort le 14 mai 1805 qui épousa le 14 mai 1768 Marie-Charlotte-Henriette- Josèphe de BEAULAINCOURT de MARLES née le 5 novembre 1747, morte au château de Ferfay le 15 Mai 1778. Ce sont eux qui reprirent le Vieil-fort après la Révolution car ils se sont arrangés avec le Baron d'Hinges pour récupérer leur Bien. Ils eurent : - Philippe-Charles-Joseph né en juin 1774 au château de Ferfay, mort le 11 mars 1866 au château du Vieil-fort qui épousa Antoinette-Procope de BAS SECOURT née au château de Fontaine les Boulans le 11 novembre 1779 (sans postérité). - Philippe-Joseph-Marie, Comte de GENEVIERES né le 25 avril 1769 en l'hôtel du Comte de Maries, mort le 3 vendémiaire an 13, qui épousa le 30 mars 1797 Catherine-Hubertine-Adélaïde de POSSON, née le 21 août 1780, morte le 11 avril 1858 dont : - Adolphe-Philippe-Charles-Joseph, Comte de GENEVIERES, dernier du nom, né le 3 juillet 1798, mort au Vieil fort le 2 novembre 1887, marié le 25 juillet 1831 à Victorine FLAMEN née le 21 mai 1806 morte le 14 janvier 1898 (sans postérité). Ce sont eux qui firent édifier l'édifice actuel entre 1868 et 1870 jouxtant les restes de l'ancienne gentilhommière du 17eme siècle suite à un incendie en 1867. - Adélaïde-Philippine-Josèphe de GENEVIERES née le 18 janvier 1802 décédée le 19 janvier 1863 mariée le 4 juin 1827 à Séraphin-Félix d'HESPEL de FLENCQUES (10/01/1797 + 19/11/1845). Dont: - Séraphin-Félix Joseph d'HESPEL de FLENCQUES (1831-1899) qui épousa la Baronne Esther de \TVARIO de RAMEZEE (1843 - morte aveugle au Vieil-Fort en 1925) dont : - Robert d'HESPEL de FLENCQUES (13/05/1873 + 1933) époux de Lucie DUMONT (02/06/1883-15/11/1964) dont : - Geneviève dite Ginette (25/02/1921 + 27/04/2005) qui épousa Guy, Marquis de BOURNONVILLE (10/03/1915 + 07/01/1991) dont postérité.