Les Armes Antique
Ou katapeltikon
A l’origine cet engin était un arc d’une grande puissance, où la tension de la corde était assurée par un mécanisme spécial à glissière équipé d’un système anti-retour et cliquet de tir.
était évaluée entre 68 et 90kg, l’arc manuel entre 18 et 27 kg
Pour armer le gastraphètes, il fallait :
- avancer la glissière vers l’avant,
- encliqueter la gâche sur la corde et verrouiller,
- placer l’embout de la glissière contre un appui solide et à l’aide des poignées, employer son propre poids pour faire revenir le charriot à cliquets vers l’arrière pour tendre la corde.
- placer un traits, ou carreau dans rainure de la glissière. En tirant sur le verrou de la gâche, la corde sous la tension se libérait.
La force de cette machine
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- montés sur châssis
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les 3 types de gastraphètes

A gauche, katapeltes a 2 flèches décrite par ZOPYRUS.
Au centre la katapeltes décrite par BITON.
A droite, le gastraphètes primitif
L’oxybèles lance boulets
L’oxybèles décrite par CHARON

Dessin original et maquette à l'échelle 1/25
Cette machine, toujours équipée de l’arc composite, propulse des boulets de pierre.Cet engin relativement léger pour lancer des boulets possède un ingénieux système de va et vient de la glissière, actionné par le treuil.Quant on tourne le treuil pour amener la glissière en position de tir, on enroule donc les 2 cordes, celles reliant la partie inférieure de la glissière se déroulent du treuil et inversement,deux galets guident les cordes permettant le va et vient.
La représentation 3 vues de la machine, ne comporte pas de châssis, celui de la maquette est une approximation.La section de l’arc composite est de section rectangulaire pour permettre l’inclinaison et son calage dans la partie inférieure avant de la machine.
La corde possède en son centre une cuillère équipée d’un anneau pour l’accrochage dans le levier de tir


dessin original et maquette à l'échelle 1/25
L'évolution de la technique produit, comme il était prévisible, vers une machine plus grande, donc plus puissante et meilleure précision.
L'arc composite est à son apogée, il faut se tourner vers d'autres systèmes de propulsion,les ingénieurs eurent recours à une source, qui sera la torsion(ou détorsion)

Dessin original et maquette à l'échelle 1/25
L'engin le plus primitif consistait simplement en 2 écheveaux d'une corde faite de tendons incérés dans des cadres de bois.La capacité de propulsion peut être augmentée en tordant (plus ou moins)à l'aide de clefs , les 2 écheveaux.
Les engins de ce type portaient le nom générique de (KATAPELTES) litéralement"perceurs de boucliers", leurs projectils pénétraient le bouclier et l'armure d'un soldat ennemi ,à des portées dépassant les 400 mètres.
D’origine Grecque, projette des pierres pesant de 4 à 82 kg.
Tous ces engins utilisent la puissance de détorsion, ils ont un aspect semblable et ne différent entre eux que par leurs dimensions.
Appelés aussi pétroboles, ces machines servent à endommager des constructions de faible résistance, comme les parapets des murailles ou ouvrages défensifs en bois.
La portée est estimée au mieux à 400 mètres


Dessin original et maquettes à l'échelle 1/25
Machine d’origine Romaine, décrite par VITRUVE. la torsion, donc la puissance.
Lanceur de pierres, engin identique au lithobolos grec, mais possède quelques modifications :
- encliquetage sur le treuil au lieu de crémaillères,
- introduction d’orifices ovales permettant d’augmenter le volume des écheveaux sans modifier les dimensions de la machine.
- Les modiolis, barillets ou tendeurs de faisceaux sont légèrement incurvées vers l’avant dans leurs cadres permettant d’augmenter
Maquettes de 2 machines à l'échelle 1/25
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| Maquette de baliste à cadre de bronz |
D’origine Romaine, 100 ans ap J.C

Dessin original et maquette à l'échelle 1/25
Cette machine, que certain appelle catapulte ou baliste, est montée sur roues, elle se nomme carrobaliste.
Relativement petite est légère, les cadres de torsion sont en bronze coulé, recouvert de tôles formées pour protéger l’intérieur fragile.
L’ossature est en fer, l’ensemble de la glissière restant en bois, conférait à cet engin une grande mobilité sur le champ de bataille. Sa structure ouverte permettait aux servants de repérer les cibles.
Les légions sont désormais équipées de ces machines.
D’origine romaine, engin lançant des traits.mètres.
La particularité de cette machine réside dans ses bras incurvés vers l’avant permettant une rotation de 45° au lieu de 35°.
Les carreaux sont pourvus de 3 empennes de bois ou de cuir, ( au lieu de plumes ).
Leurs pointes sont de forme pyramidale allongée pour une meilleure pénétration les cuirasses ennemis. Un encliquetage sur le treuil améliore l’ancien système à crémaillères. (identique au système de la baliste ).
Ces machines avaient une portée de plus de 300
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Le scorpion est une machine de jet romaine décrite par Vitruve dans son De Architectura et qui lance des flèches.
Le principe moteur est constitué par des cadres de bois, à l’extrémité desquels reposent des barillets (modioli) en bronze ou logent les clavettes en fer, que les Grecs appellent « epizugivda » puis deux faisceaux de câbles (nerui torti), à l’intérieur desquels sont enfilés deux bras en bois (bracchia), reliés à leur extrémité par une corde archère. Entre ces deux faisceaux passe le fût de la machine, constitué d’une longue pièce fixe (canaliculus) à l’intérieur de laquelle coulisse un tiroir (canalis fundus). Ce tiroir porte une griffe (epitoxis) à laquelle est accrochée la corde archère avant le tir. Le tiroir est amené vers l’arrière au moyen d’un treuil (sucula) et entraîne donc avec lui la corde archère, qui elle-même tire les bras et tord les faisceaux de câbles. Lorsque le point de tension désiré est atteint, la griffe est soulevée au moyen d’un petit levier (manucla), elle libère la corde archère qui revient violemment à sa position première, entraînant vers l’avant le projectile qui avait été au préalable posé sur le tiroir. (Ph. Fleury, La mécanique de Vitruve, Caen, Presses Universitaires de Caen, 1993, p. 227) Toutes les dimensions de ces engins sont calculées en fonction d'une longueur donnée celle de la flèche que l'engin doit lancer: le neuvième de cette longueur donne le diamètre des ouvertures sur le cadre, par où sont tendus les tortis de fibres qui maintiennent les bras. 
fig: 19
Au Moyen Age, puis à la Renaissance, un évènement historique était généralement décrit sans tenir compte de la date de son déroulement. On représentait les personnages illustrant sa propre époque.
Ainsi, cette machine typiquement romaine est décrite par Vegèce au IX ème S et dessinée en 1536 servie par un homme en habit du 17ème S maquettes sont mentionnées médiévale ).
Quand Viollet-Le-Duc compose son encyclopédie, il reprend ces dessins sans tenir compte des notes des chroniqueurs quand à leurs sources. On peut donc douter de l’existence de cet engin à l’époque médiévale, (de nombreuses
| Certains diront que cette machine possède 2 manivelles, employées à la période médiévale, mais la vis d'Archimède est représentée avec une manivelle. |
| Maquette d’un scorpion à tension de lames de bois à l’échelle 1/25 | |
Catapultarum. Plusieurs interprètes, suivant la remarque de Juste Lipse, ont cherché à découvrir, d'après le texte de Vitruve, quelle était la forme de la catapulte( celles dont parle Ammien Marcellin, Végèce, Joconde et Robert Valturius, etc… celles qui sont représentées sur la colonne Trajane), n'ont aucun rapport avec la catapulte dont Vitruve nous donne les proportions, et dont il est si difficile de comprendre la structure.
Dans les autres catapultes, ce sont les bras ou arbres qui frappaient immédiatement le javelot, et il paraît que la catapulte dont parle Vitruve, agissait de cette manière. Les deux bras de cette machine étaient deux arbres placés debout à côté l'un de l'autre et arrêtés au bas de la machine comme le mât d'un navire. Les deux bouts d'en haut se rapprochaient des trous du chapiteau, quand on les tirait avec des cordes qui passaient par ces trous.
Une autre description:
kiwisource-fr.y-project.com/.../Dictionnaire_raisonné_de_l'architecture_française_du_XIe_au_XVIe_siècle_-_Tome...
Catapulte a ressort (ou a lame de bois)
On se servait aussi d'un engin à ressort, dont la puissance était moindre, mais dont l'établissement était plus simple et pouvait se faire en campagne avec le bois qu'on se procurait, sans qu'il fût nécessaire d'employer ces crémaillères et toutes ces ferrures qui demandaient du temps et des ouvriers spéciaux pour les façonner. Cet engin est fort ancien et rappelle la catapulte des Romains de l'antiquité. Il se compose (18) d'un arbre vertical cylindrique, avec une face plate (voy. le plan A) tournant au moyen de deux tourillons. À la base de cet arbre est fixé un châssis triangulaire posé sur deux roues et relié audit arbre par deux liens ou contre-fiches. Des ressorts en bois vert sont fortement attachés au pied de l'arbre avec des brides en fer et des cordes de nerfs. Un treuil fixé sur deux montants, entre les contre-fiches, est mu par des manivelles et roues d'engrenage. Un bout de corde avec un crochet est fixé à l'extrémité supérieure du ressort, et une autre corde, munie d'un crochet à bascule B, s'enroule sur le treuil après avoir passé dans une poulie de renvoi. Quatre hommes amènent le ressort. Un dard passe par un trou pratiqué à l'extrémité supérieure de l'arbre D, et un support mobile à fourchette E, s'engageant dans les crans d'une crémaillère F, permet d'abaisser ou de relever le tir, ainsi que le fait voir le profil G. Lorsque le ressort est tendu, le pointeur fixe le dard, fait mouvoir le châssis inférieur sur sa plate-forme suivant la direction du tir et, appuyant sur la cordelle C, fait sauter le crochet: le ressort va frapper le dard à sa base et l'envoie au loin dans la direction qui lui a été donnée. La fig. 19 donne le plan de cet engin.
Machines de sièges
Les engins inconnus jusqu'alors dont parlent les annales de Saint-Bertin, et qui furent dressés devant les murailles d'Angers occupée en 873 par les Normands, avaient probablement été importés en France par des gens que Charles le Chauve faisait venir de Byzance. Vers le temps de Charles V, les chroniqueurs deviennent plus précis, il est certaines machines auxquelles on peut difficilement leur donner un nom. Nous allons essayer cependant de trouver l'emploi et la forme de ces divers engins. Dans la chanson de Roland, on lit: «Li reis Marsilie est de guerre vencud,Vus li avez tuz ses castels toluz,Od vos caables avez fruiset ses murs,...»Or, pour que les murs aient été froissés, endommagés par les caables, il faut admettre que les caables lançaient des blocs de pierre. Le caable est donc une pierrière. «Une grande perière, que l'on claime chaable, si grosse... Guibert de Nogent, dans son Histoire des Croisades , parle des nombreuses balistes qui furent dressées autour des murailles de la ville de Césarée par l'armée des chrétiens. Ces caables ou chaables et ces balistes nous paraissent être une imitation des engins à ressorts en usage chez les Romains et perfectionnés par les Byzantins.
On trouve, sur le net, arcubalista, machine utilisant à la fois l'arc et la baliste, donc la torsion.
Il est certain que ces engins avaient une grande puissance, car le même auteur rapporte que ces machines vomissaient avec fureur les plus grosses pierres qui, «non-seulement allaient frapper les murs extérieurs, mais souvent même atteignaient de leur choc les palais les plus élevés dans l'intérieur de la ville.» Ces balistes étaient posées sur des roues et pouvaient ainsi être changées de place suivant le besoin; c'était là, d'ailleurs, une tradition romaine, car sur les bas-reliefs de la colonne Trajane on voit quelques-uns de ces engins posés sur des chariots traînés par des chevaux. Beaucoup d'auteurs ont essayé, en s'appuyant sur les représentations peintes ou sculptées du moyen âge, de rendre compte de la construction de ces machines de jet; mais ces interprétations figurées nous paraissent être en dehors de la pratique et ressembler à des jouets d'enfants assez naïvement conçus.Viollet-Le-Duc, archithecte médiévale a représenté cette machine, avec quelques défauts.
Cependant leur effet, bien qu'il ne pût être comparé à celui produit par l'artillerie à feu, occasionnait de tels désordres dans les travaux de fortification, qu'il faut bien croire à leur puissance et tâcher d'en donner une idée exacte. C'est ce à quoi nous nous attachons dans les figurés qui vont suivre, et qui, tout en respectant les données générales que nous fournissent les vignettes des manuscrits et les bas-reliefs, sont étudiés comme s'il fallait en venir à l'exécution. Bien entendu, dans ces figurés, nous n'avons admis que les procédés mécaniques connus des ingénieurs du moyen âge. Voici donc d'abord un de ces engins, baliste, caable ou pierrière, mu par des ressorts et des cordes bridées, propre à lancer des pierres. La pièce principale est la verge, dont l'extrémité inférieure passe dans un faisceau de cordes tordues au moyen de clefs et de roues à dents, arrêtées par des cliquets. Les cordes sont passées dans deux anneaux tenant à la tige à laquelle la roue à dents vient s'adapter. Ces cordes ou nerfs tordus à volonté à la partie inférieure de la verge avaient une grande force de rappel . Mais pour augmenter encore la rapidité de mouvement que devait prendre la verge, des ressorts en bois et nerfs entourés de cordes, formant deux branches d'arcs reliés par une corde. Dans son ouvrage "Forteresses de le France médiévale", J-F FINO éméttait des doutes sur la réalité de cet engin; TACCOLA, dans son ouvrages "l'art de la guerre" en 1453 ne mentionne point cette machine, et pour cause, plus de 500 ans se sont écoulés entre ces événements et les chroniqueurs médiévaux. Leurs moyens n'étaient pas les notres.
photo d'une pierrière et maquette au 1/25ème
La pierrière aussi appelée "calabre" est un engin rustique ne nécessitant pas ou peu de pièces métalliques, à traction hummaine, d'emploi aisé, facile à construire avec des arbres de petites dimensions, assemblés par des cordes.
C'est la moins puissante des machines, essentiellement défensive, utilisée en particulier contre les charges de cavaliers en armure.
Simon de Montfort fut tué lors du siège de Toulouse par un tel engin servi par des femmes.
Illustées par les miniatures figurant dans le "Petrus" de Eboli (12ème S) et dans l'ouvrage byzantin des "Scylitzes"
De nombreuses reconstitutions ont permis de démontrer que ces machines ne peuvent lancer que des boulets de 2,5 à 10 kgs à 40 ou 60 mètres, mais avec une équipe parfaitement entrainée, on obtient une cadence d'un tir à la minute. Servants environ 8 à 16 hommes.

Catapulte tourbillon, Chinoise, ressemble a la pierrière occidentale mais plus imposante, montée sur roues,et d'après les chroniqueurs plus performante que nos machines à contre-poids, se déplaçant plus facilement.
photo de maquette au 1/25ème et dessin original
Nommé par Gilles de Rome: trabatium.
Engin lançant des boulets de pierres pesant jusqu'à 80 kgs.
Cette machine énorme nécessite d'être amenée à pieds d'oeuvre, démontée et assemblée sur un terre-plein préalablement réglé.
La verge verticale est équipée d'une fronde et d'un contre poids fixe. Les 2 roues de carrier servent à rabattre la verge à l'aide de poulies renvois, nécessaire à l'armement de la machine. Un treuil de rappel monté sur le contre poids sert pour aller chercher la corde des roues d'armement après le tir.
Pour augmenter la portée, 16 hommes tirent sur des cordes fixées sur le contre poids au moment du tir, déclenché par un tireur et les instructions du " chef engingneur". Outre les boulets d'un poids maxi de 80kgs , on lançait des grappes de cailloux, des matières incendiaires et amas de charognes enfermés dans un filet.fixée au sol ppar des cordes et pieux.
La cadence de tir est de 3 à 5 coups à l'heure, la portée de 150 à 200 mètres, très précise une fois réglée et
Il faut souvent changer les hommes à cause de la fatigue engendrée par les efforts.
La bricole est une machine rustique et simple de construction,de l'Italien "bricola" pour améliorer les performances des pierrières.
On introduit un système de contre poids en métal, plaques de plomb fixées sur les pièces de bois à l'avant, accompagnant la traction humaine par 4 cordes.
La cadence de tir est élevée si le poids des boulets est limité
Cet engin défensif est l’ancêtre du mangonneau; installé sur le haut des remparts des forteresses.
La portée est de 80 mètres environ et les boulets de 10 à 40 kgs.
Cinq hommes suffisent à son fonctionnement, mais il ne faut pas moins de 16 servants pour former l'équipe.
Il n'y a pas de treuil de rabattage de la verge ni de système de tir, la photo montre l'engin prêt au tir.
Lanceur de boulets de pierres taillées, le grand trébuchet ou grand trabuc, est l'engin le plus gros de l'époque médiévale.
Il fonctionne sur le principe d'un contre poids mobile actionnant une verge équipée d'une bourse en cuir pivotant sous l'action de la force centrifuge et de 2 cordes sous tendeur préréglées par un chef de tir. Le contre poids peut peser jusqu'à 26 tonnes.
Le grand trébuchet est assemblé sur le site, et solidement fixé au sol. Il nécessite une main d'oeuvre spécialisée, sa précision est redoutable et peut même tirer la nuit, c'est l'engin le plus puissant de l'époque.
Deux treuils sont nécessaires à l'armement et un petit treuil de rappel de la poulie de rabattage de la verge. Il faut pas moins d'une centaine d'hommes, soit des charpentiers, maçons, tendeurs de treuils, cordeliers, carriers et tailleurs de boulets, manoeuvres au transport, charretiers.
La cadence est faible : 1 à 2 coups à l'heure ; le poids des boulets inférieur à 100 kgs en occident, la portée n'excédant pas les 200 mètres.
Maquette à l'échelle 1/25 et dessin original
Il existait une contre mesure : les assiégés avaient recourt à un grand sac de cuir rempli de terre suspendu le long de la muraille par des cordes à l'endroit de l'impact du boulet.
Les assiégeants détruisaient en premier les tours, chemins de ronde, avant de s'attaquer aux murailles.
Ces machines se louaient entre villes amies.
Voir dans les liens, engins de sièges, trébuchet- Wikipédia, pour de plus amples reseignements.


Dessin original et maquette au 1/25ème
Le trébuchet à cabestans, 14ème S, il semblerait que cette machine soit moins importante que le grand trébuchet.
La huche est simple mais peut peser jusqu’à 10 tonnes.
L’armement se fait à l’aide de 2 cabestans à 4 bras. La verge est équipée d’une fronde qui peut envoyer un boulet d’environ 80 kg dans un jet parabolique de 250 mètres de distance.
La cadence est de 3 à 4 coups à l’heure. Le rabattage du mât à l’aide des cabestans (ou gwindas en vieux françois ) est moins fatiguant qu’avec le système à treuils .
Ces grands engins étaient surtout utilisés pour détruirent les murailles et permettre l’assaut. Arme dissuasive, nombreuses places fortes ont capitulées à sa vue. Il est vrai que le nom vient de l’occitan trébuca, « qui apporte les ennuis ».


Dessin original et maquette au 1/25ème >
Cette machine dit aussi la bible, tirait son nom de biblia (cornet à dès)
c’est un engin léger et simplifié monté sur roues,Il lance des projectiles gros comme le poing.
Il a la particularité d’avoir un contre poids fixe, un autre mobile, il doit être fixé au sol car la secousse du tir le déplaçait.


dessin orginal et maquette au 1/25ème
cette catapulte utilise des lames ressort en acier mais on peut aussi les faire en bois,cet engin ne possède pas de système de rabatage pour l’armer. Elle a une cuillère et une fronde mais sur la maquette la fronde ne pend pas, donc ne projette pas les boulets ? http://arkeomaket.ifrance.com/arkeomaket/pages/photo96.html

maquette au 1/25ème et photo d'une machine à l'échelle 1

planche représentant 2 couillards, de l'encyclopédie DIDEROT et D'ALEMBERT

C'est la machine à 2 contre poids la plus perfectionnée pour l'époque.
Ses 2 huches sont articulées sur une fourche de la verge, elle même montée sur un mât fixé sur un châssis équipé d'une glissière ( ou auget)pour guider la fronde, et d'un treuil pour l'armement. De construction simple, ses performances,sont inférieures à celle du grand trébuchet, mais possède une plus grande cadence de tir, plus de 10 coups à l'heure. Boulets de 35 à 80 kgs, portée 180 à 200 mètres, servants de 4 à 8.
Couillard, particularité,des butées sur les huches. | Gravure du 15ème siècle, représentant un couillard à bourses de cuir, renvoyant dans ses murs un homme fait prisonnier par les assaillants. Pourquoi les roues à l'avant sont suspendues sur le mât, les roues arrières ne servent à rien ?
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| Le secret roues, les unes suspendues, les autres ne supportant pas le socle, réside dans la partie arrière non représenté dans la gravure...
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| La même maquette repliée, simplement en actionnant un treuil : il n'y a rien à démonter, sauf un axe de verrouillage des mâts.
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La frondibale, qui était une longue pièce de bois se mouvant dans un plan vertical au moyen d'un axe porté sur deux montants qui la traversaient, de façon à former deux bras inégaux; le plus long portait, dans une caisse ou dans un sac de cuir, des pierres; à l'autre extrémité du bras était lié un contrepoids très-lourd. On plaçait la pièce horizontalement, le contre-poids dégagé brusquement faisait lancer les pierres avec violence; des hommes tirant avec des cordages sur la branche courte pouvaient remplacer le contre-poids.
L'arbalète à tour, de passot, ou de passe
Au moyen âge existait un engin terrible avec lequel on lançait des dards très longs, parfois des barres de fer rougies au feu, ou des traits incendiaires. Celle-ci est surtout utilisée par les assiégés pour des tirs de haut en bas.L’intérêt de cette machine était le réglage de la visée dans des cibles mouvantes groupées comme des cavaliers .


Dessin original et maquette à l'échelle 1/25
Cet engin est muni d’un pivot ( voir cheville ouvrière) et de 2 roues fixes à l’avant,D’une crémaillère courbe pour la hausse, d’une roue à l’arrière orientable escamotable. Sur le dessin original la roue arrière est perpendiculaire ce qui permet une rotation sur le pivot.
Quant on escamote cette roue la machine repose sur les 2 galets arrières qui permet une autre position de tir. Ce dispositif permet un réglage de tir rapide tous azimutes.
Cette machine pouvait lancer des dards de 5 mètres à 50 m au moins de façon à causer des désordres dans les assaillants.La puissance de l’engin provient d’un assemblage de lames d’acier maintenues sur un bâti par des cordes que l’on tord à l’aide de leviers.
Pour armer la machine on utilise un système à 2 crémaillères et manivelles, la corde de l’arc est maintenue en position de tir par une noix à 2 doigts actionnée par une tige munie d’un anneau.
- (Technique) Articulation, pivot central vertical qui lie l'essieu d’une voiture, d’un affût avec la flèche ou avec les brancards
- Ribaudequin, grosse arbalète sur roues ou espringarde
C'est une machine équipée d'un grand arc en acier monté sur un arbier avec une noix de blocage de la corde,un anneau prolongé d'une tige pour le déclanchement du tir,d'un treuil simple sans anti-retour,et de 2 cordes équipées de crochets pour aller chercher la corde de l'arc.Cette arbalète est fixée sur un grossier chassis équipé de 2 roues, à l'arrière un système simple de hausse.
Voici un texte de vieux français: ( il n'y a pas de fautes )
Les Languedociens disent espringuer et espringaller pour sauter; et ils appellent esperene certain laqs (bandes ou liens ) qui, tendu sur un bâton courbé en forme d'arc, sert aux enfans à prendre les petits oiseaux.
C'est là proprement l'espingarde ou arbalète, en tant que son arc,lorsqui'il se débande, fait une espèce de saut que les Allemands appellent sprung, du verbe sprigen, qui chez eux signifie sauter.De là vient qu'à Metz les enfans nomment sauterelle, l'esperene du patois Toulousain, parce que cet arc venant à se lâcher imite le saut des locustes (criquet ou sauterlle verte ).
Espringarderie signifioit anciennement le jeu des arcs et des arbalètes.

maquette de l'arbalète sur roues à l'échelle 1/25
ribaudequin (ri-bô-de-kin) Nom d'une ancienne machine de guerre, qui était un arc de douze ou quinze pieds de long, qu'on plaçait sur un mur et par le moyen duquel on lançait un énorme javelot qui tuait souvent plusieurs hommes à la fois.
Petit dictionnaire des mots rares et anciens de la Langue Française
un ribaudequin, activé au moyen d'un tourniquet, on lançait de lourds javelots avec tant de rapidité et tant de force, qu'ils tuaient et blessaient plusieurs hommes à la fois.............
Les chroniques d’Orléansles engins de l’ancienne artillerie, des ribaudequins sorte de grandes arbalètes à lancer des piques

- Sur les flèches, nous pouvons distinguer des bagues en leur milieu, permettant leur propulsion.Martinet:
Engin à contre-poids pouvant lancer des pierres ou des carreaux.

La seule machine médiévale à contre-poids mobile pouvant lancer des carreaux, ou des boulets, et représentée dans l'encyclopédie DIDEROT et D'ALEMBERT, ARTS MILITAIRES.
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