Nicolas 2 (suite 4)

Publié le par Franck

Le tsar Nicolas 2 (suite 4),

 

L'hiver 1917

Révolution de Février.

Le prince Gueorgui Lvov, principal opposant à Nicolas II, premier Premier ministre post-impérial de la Russie, du 23 mars au 7 juillet 1917.

 

Dès janvier 1917, les protestations au sein la Douma et les mouvements ouvriers s'intensifient dans la capitale. Les premiers tracts bolcheviks qui invitent l'armée à renverser le gouvernement sont distribués. Il devient clair à Petrograd, que des promesses à la Douma, de la part du souverain, sont indispensables pour éviter la fin de l'Empire. Au Grand Quartier Général, Nicolas II a un entretien avec l'attaché militaire britannique, Hanbury-Williams. Il s'exprime sur les réformes à entreprendre : Le pouvoir doit être décentralisé en partie dans l'Empire, mais l'autorité suprême doit rester au souverain. La Douma doit avoir plus de pouvoirs, mais seulement graduellement parce qu'il est difficile de développer l'instruction des masses avec une satisfaisante rapidité  .

A la Douma, une majorité de députés se rassemble derrière les Octobristes, le Bloc progressiste, qui réunit les deux tiers de ses membres et est dirigé par le prince Lvov et par Milioukov. Ces nobles ou ces bourgeois espèrent tous que le tsar va sauver la Russie du chaos. Celui-ci en guise de réponse à leurs souhaits de réformes, nomme leur pire ennemi, Boris Stürmer, accusé par les nationalistes d'être un partisan de l'Allemagne. Puis, Nicolas II nomme Alexandre Feodorovitch Trepov. Il conseille au tsar de donner plus de pouvoir à la Douma et veut se faire apprécier des députés. Dans ces deux cas, Alexandre Feodorovitch Trepov connaît l'échec, il donne sa démission le 9 janvier 1917 au bout de cinq semaines à la tête du gouvernement  .

En février 1917, Nicolas II nomme Nikolaï Golitzine Président du Conseil d'État, il demeure à son poste jusqu'à l'abdication du tsar le 3 mars 1917. Lors de sa nomination, il oppose un refus, demandant à Nicolas II de nommer quelqu'un d'autre à ce poste. Avant d'occuper cette fonction, le prince fut vice-président de l'une des œuvres de charité de l'impératrice Alexandra, ce qui montre qu'une fois de plus l'empereur est influencé par son épouse. Celle-ci écrit à son mari : C'est le Tsar qui gouverne et non la Douma... J'ai peur pour ton règne et pour l'avenir de Baby ou Disperse la Douma ! Moi, simplement, la conscience tranquille, j'aurais expédié Lvov en Sibérie  .

Mais Lvov n'est pas leur pire ennemi.

Alexandre Protopopov le dernier ministre de l'Intérieur de la Russie impériale (1916 à 1917).

À la cour, une partie de la famille impériale veut faire abdiquer Nicolas et envoyer l'impératrice dans un couvent. Le but est de porter sur le trône le tsarévitch avec comme tuteur le populaire Grand-duc Dimitri. Celui-ci, qui a participé à la suppression du soi-disant Staretz et est en exil, refuse  .

Rodzianko propose au tsar d'envoyer la tsarine en exil au palais Livadia, en Crimée, jusqu'à la fin de la guerre. Nicolas II refuse et dit désormais à la fin de tous ces entretiens : J'ai voulu plaire à la Douma. Voyez ma récompense  . Même le ministre de l'intérieur, Alexandre Protopopov, l'un des grands naufrageurs du régimes tsariste  , un incapable et un dérangé  , protégé de la reine, veut faire un coup d'État et organiser des élections anticipées.

Mais l'opposition modérée et les comploteurs de salon ne sont pas le danger réel. La montée du mouvement des grèves a repris avec une ampleur extraordinaire  . Les militants bolcheviks qui sont des ouvriers ne sont mobilisés et les rares qui le sont contribuent à démoraliser les troupes. Lénine veut transformer la guerre des peuples en guerre civile  .

Pour augmenter la production des sous-prolétaires venus des campagnes s’entassent dans des dortoirs à Petrograd. Les ménagères au cri de Du pain ! De la chaleur ! Les 150.000 soldats de la garnison sont noyautés par les militants ouvriers  . Certes les dirigeants révolutionnaires sont en exil ou en prison ou bien encore dans la clandestinité. Lénine écrit à Alexandre Chliapnikov (1885-1937) : Les échecs militaires tsaristes aident à l’effondrement du tsarisme. Ils facilitent l’union des travailleurs révolutionnaires... Et effectivement, les anarchistes, les socialistes révolutionnaires, les mencheviks et les bolcheviks sont désormais en relation étroites  .

Le tsar est au Grand Quartier Général à Moghilev, en Biélorussie. L’homme fort est Alexandre Protopopov, le ministre de l'Intérieur, à moitié fou, qui est détesté à la fois des libéraux et de la droite. La ville n’est pas approvisionnée. Il fait - 40° C. Chez Maxime Gorki, le député de gauche modérée Alexandre Fedorovitch Kerensky rencontre le pro-bolchevik Alexandre Chliapnikov  .

La semaine qui va ébranler la Russie commence par des émeutes de la faim...

Dans la soirée du 25 février, Nicolas II ordonne de faire cesser par la force, avant demain, les désordres à Petrograd. Le refus de toute négociation, de tout compromis va faire basculer le mouvement en une révolution. Au cours de la journée du 27, la garnison de Petrograd (environ 150 000 hommes) passe du côté des insurgés  .

À la surprise générale, l'État-major fait pression sur le tsar pour que celui-ci abdique afin de sauver l'indépendance du pays et assurer la sauvegarde de la dynastie. Nicolas déclare à ses derniers généraux fidèles : Que pouvais-je faire d’autre, ils m’ont tous trahi  . Le général Alexéïev, soutenu par les commandants des cinq fronts, le convainc en soutenant que l'abdication serait le seul moyen de poursuivre la guerre contre l'Allemagne. Le 2 mars 1917, Nicolas II renonce au trône en faveur de son frère, le grand-duc Michel.

Devant la protestation populaire, celui-ci renonce à la couronne le lendemain. En cinq jours, comme le résume l'historien Martin Malia, sans avoir pu offrir la moindre résistance, l'Ancien Régime russe s'écroule comme un château de cartes  .

De l'abdication de la famille impériale à son massacre
Cinq mois cloîtrés

Révolution russe de 1917.

 

Les quatre grandes-duchesses et le tsarévitch en juin 1917 avec les cheveux rasés du fait de la rougeole qu'ils avaient contractée

Les ouvriers, paysans ou soldats, qui dans leurs nombreuses pétitions au soviet de Petrograd, demandent que des mesures soient prises contre le tsar, sont très peu nombreux. Des soldats du front veulent qu’ils partent, des paysans ressuscitant les mirs se saisissent de ses terres. Même dans les faubourgs où il est surnommé Nicolas le sanglant, on ne crie pas Vengeance sur son passage. Les policiers, mais aussi le clergé orthodoxe, les officiers, les propriétaires terriens et même assez bizarrement la Douma sont les ennemis du peuple.

Certains hommes politiques modérés essaient de sauver la dynastie en sacrifiant Nicolas  . En vain ! Nicolas est arrêté par le gouvernement provisoire. Nicolas va répéter à tous ceux qu’il rencontre les termes employés par le représentant du gouvernement provisoire : Savez-vous que désormais le tsar est privé de liberté. Alexandra, est encore en liberté au palais de Tsarskoïe Selo avec quelques fidèles, protégés par les gardes à cheval de Novgorod.

L'ex-tsar demande à pouvoir rejoindre sa famille au palais Alexandre à Tsarskoïe Selo et de là à s’exiler jusqu’à la fin de la guerre, pour retourner ensuite à tout jamais en Crimée. Le gouvernement provisoire accède à ses demandes. Kerensky se met d’accord avec Milioukov pour que l’ancien empereur parte pour le Royaume-Uni . Mais le gouvernement provisoire lui offre aussi de choisir entre partir ou demeurer en Russie.


Nicolas II en captivité à Tsarkoie-Selo en 1917.

Cependant le 9 mars 1917, la garde du palais Alexandre se retrouve sous le contrôle de contingents révolutionnaires. Personne ne peut plus sortir ou entrer au palais et les lignes téléphoniques sont coupées. Toutefois Kerensky refuse que la famille impériale soit transférée dans une forteresse.

Milioukov, qui se dit monarchiste, malgré une grande campagne britannique en faveur du fidèle allié, veut juger l’ancien tsar et déclare que cela n’est pas possible. Puis c’est la gauche britannique et le roi - son cousin - qui poussent le gouvernement britannique à ne pas lui accorder le droit d’asile.

Peu à peu les conditions de détention se durcissent. De simples soldats donnent des ordres à l'empereur déchu, malgré les interventions d'officiers et pendant cinq mois ces gardes sont insolents avec ses filles  . Le tsar se dit cloîtré avec sa famille comme des prisonniers  . Toutefois Kerensky est un humaniste, le prince Lvov est monarchiste, comme Milioukov. Le désordre grandit et le mouvement révolutionnaire se durcit, inquiétant les militaires russes et alliés. La plupart d’entre eux regrettent leur choix et leur soutien à une révolution qui ne bénéficie qu’à l’armée allemande et aux dirigeants bolcheviks.

Ces derniers sont farouchement hostiles au dernier souverain. Ils excitent en permanence la fureur populaire contre le tyran buveur de sang et contre l’Allemande, qui ne sont pas sans rappeler les surnoms du roi Louis XVI et de sa femme. D'ailleurs, ils évoquent sans cesse le précédent de la fuite et de l'arrestation de Louis XVI à varennes. Pour empêcher une telle possibilité de retour des Romanov sur la scène de l’histoire, ces personnes redoutables doivent être remises au Soviet

Nicolas ne peut pas partir de Tsarskoïe Selo, ni se rendre en Crimée. Selon les rares témoins, il lit, jardine, marche et surtout prie pour que sa patrie et son armée restent fidèles à leurs alliés. Il est vêtu de son uniforme tout simple et porte sa croix de chevalier de Saint-Georges sur le cœur  . Les premières vexations se multiplient et les siens comprennent qu’ils ne sont pas tombés seulement au rang de citoyens ordinaires. Ils assistent impuissants à tous les sursauts de la révolution russe et à l’irrésistible avancée des troupes allemandes.

Kerensky les envoie à Tobolsk (Sibérie occidentale), le 31 juillet, soi-disant pour protéger Nicolas des bolcheviks. En réalité en juillet 1917, les bolcheviks, pour une fois, se soucient très peu des Romanov. Kerensky craint un coup d’État monarchiste, qui se servirait du tsar comme étendard  . Mais, les tentatives monarchistes pour libérer Nicolas sont quasi inexistantes et se limitent à quelques tracts distribués à Madrid, à Nice, à Lausanne et tout de même... à Yalta.

Cependant, Kerensky n’a pas totalement tort. Le général Kornilov est nommé par lui nouveau commandant en chef. Alors que l’armée se disloque, il incarne un retour à la discipline de fer antérieure : il a déjà donné l’ordre en avril de fusiller les déserteurs et d’exposer les cadavres avec des écriteaux sur les routes, et menacé de peines sévères les paysans qui s’en prendraient aux domaines seigneuriaux. Ce général, réputé monarchiste, est en réalité un républicain indifférent au rétablissement du tsar, et un homme issu du peuple (fils de cosaque et non d’aristocrate), ce qui est rare pour l’époque dans la caste militaire. Avant tout nationaliste, il veut le maintien de la Russie dans la guerre, que ce soit sous l’autorité du gouvernement provisoire ou sans lui. Beaucoup plus bonapartiste voire pré-fasciste que monarchiste  . Il redonne néanmoins un peu d’espoir à la famille, à Nicolas et à ses proches.

Affaire Kornilov.

 

La détention à Tobolsk
Nicolas et son fils Alexis Nikolaïevitch durant leur captivité à Tobolsk en 1917

Le train part le 31 juillet 1917 et arrive le 3 août à Tioumen. De là, le bateau part à Tobolsk (Sibérie occidentale).

La ville ne connaît pas d’insurrection d’Octobre. La réalité du pouvoir appartient à un comité de sauvegarde, dans lequel les bolcheviks sont très minoritaires. Nicolas et sa famille peuvent se promener en ville avec des gardiens et recevoir des prêtres. Mais les conditions de vie sont très difficiles. La maison du gouverneur a été pillée, vandalisée  . Nicolas II note : « Depuis quelques jours, nous recevons du beurre, du café, des gâteaux secs et de la confiture de la part de braves gens qui ont appris que nous avions dû comprimer nos dépenses de nourriture »  . Des passants s'arrêtent parfois devant la maison et bénissent la famille impériale en faisant un signe de croix. Les gardes les chassent mollement. Nicolas joue aux Dames avec eux  . A Tobolsk, le pouvoir bolchévique ne s’y est instauré que le 15 avril 1918  .

Nicolas regrette son abdication en apprenant avec bien du retard les nouvelles du pays. Dès que les bolcheviks prennent le pouvoir le sort des captifs s’aggrave. Nicolas est contraint d’ôter ses épaulettes. Ils sont traités désormais comme de véritables prisonniers. Les anciens combattants qui les gardaient sont remplacés par des gardes rouges  . Lénine pense qu’il faut exterminer une centaine de Romanov, et en mars 1918 il ne veut pas d’un procès  .


L'ex-tsar, Olga, Tatiana et Anastasia durant leur captivité à Tobolsk en 1917.

Le pouvoir bolchevik considère que le tsar ne peut être ramené à Kronstadt avant la débâcle des rivières et à Moscou, la nouvelle capitale, on décide que le problème de l’ex-tsar n’était pas à l’ordre du jour.

Les monarchistes ne sont pas non plus très soucieux du sort de leur tsar. Certes un ex-sénateur Tougan-Baranovski achète une maison en face de la résidence du gouverneur et creuse un tunnel. Mais il est entouré d’un nombre de personnes limités et ce projet n’est pas terminé quand Nicolas est emmené à Iekaterinbourg  . Il est vrai que beaucoup de partisans sont morts au front ou tués par les révolutionnaires.

Tout d'un coup, peut-être du fait de rumeurs d'évasion, Iakov Sverdlov estime que le problème des Romanov est à l’ordre du jour. Le 2 mai 1918, le Praesidium du Comité central décide de déplacer les Romanov de Tobolsk à Iekaterinbourg, mais Omsk revendique aussi leur présence. Les parents et la Grande duchesse Marie partent sous bonne garde avant le transfert à Moscou pour contresigner le traité de Brest-Litovsk, mais le 7 mai 1918, les trois sœurs et leur frère apprennent qu’ils sont détenus à Iekaterinbourg. Les bolcheviks locaux se sont emparés d’eux, lors de leur passage dans cette ville. Cette étape du martyre des Romanov est particulièrement affreuse et redoutée à l’avance
La maison à destination spéciale
Dernière photo d'Alexei et d'Olga prise en mai 1918 lors du trajet en train de Tioumen a Ekaterinbourg.

En avril 1918, les bolcheviks conduisent le tsar, la tsarine et la grande-duchesse Maria, à Iekaterinbourg dans la maison à destination spéciale  . Les trois autres filles du tsar sont restées à Tobolsk pour prendre soin d'Alexeï, atteint d'une grave crise d'hémophilie. Ils rejoindront le reste de leur famille un peu moins d'un mois plus tard. Ils sont confiés au commissaire militaire pour l’Oural, Isaac Golochekine, un des compagnons de Lénine, arrivé de Suisse avec lui, mais surtout ami de Iakov Sverdlov  . Quand Nicolas comprend que sa destination est Iekaterinbourg, il déclare : « J’irai n’importe où, mais surtout pas dans l’Oural. » Cette ville est, selon Hélène Carrère d'Encausse, « dans l’Oural rouge, peuplée d’extrémistes — bolcheviks, anarchistes et socialistes-révolutionnaires — qui réclament bruyamment l’exécution du buveur de sang »  .

La garde de la famille impériale est assurée par des hommes ayant toute la confiance du commissaire Isaac Golochekine. Ce sont des ouvriers travaillant dans les usines avoisinantes. Le commandant Avdeïev commande la garde extérieure et intérieure de la maison Ipatiev. C'est un ivrogne au vin mauvais avec un passé de voyou. Il aime humilier ses prisonniers  . Violent et borné, il n'adresse la parole à l'ancien tsar qu'en le traitant de buveur de sang  . Le logement du commandant et de dix autres gardes se situe à l'étage réservé à la famille impériale. Cette cohabitation est source pour les membres de la famille impériale de nombreuses vexations. Ils sont les victimes d'incessants quolibets de la part des gardes, de plaisanteries douteuses à l'encontre des jeunes grandes-duchesses, qui couvrent les murs d’inscriptions obscènes et volent tout ce qu’ils peuvent, dont les provisions destinées à l’ancien tsar et ses proches  . Aucune intimité n'est possible pour chacun des membres de la famille de Nicolas II de Russie, qui sont dans l'obligation de partager cette maison sale et sans aucun confort avec leurs geôliers  . Une palissade est élevée autour de la maison Ipatiev  . Les vitres sont recouvertes de peinture et les détenus reçoivent l'ordre de laisser leurs portes ouvertes  .


Dernière photo d'Anastasia prise en mai 1918 lors du trajet en train de Tioumen a Ekaterinbourg.
Toutefois en juin la garde est changée. À sa tête un bolchevik de toujours, Iakov Iourovski, membre du comité exécutif du Soviet de l’Oural et surtout membre du collège de la Tcheka. Nicolas II écrit dans journal le 21 juin 1918 : On nous a changé la garde Avdeïev, si désagréable est remplacé par Iourovski… Il nous a pris nos bijoux… et nous les a rapportés dans une boîte qu’il a cachetée en nous priant d’en vérifier le contenu. Puis il nous l’a remise en garde… Iourovski a compris que les gens qui nous entouraient gardaient pour eux la plus grosse partie des provisions qui nous étaient destinées…  . Les tchékistes ne sont pas des juifs, contrairement à ce qui se racontera, mais des étrangers, des Autrichiens, des Hongrois, des Lettons, qui sont tous très peu instruits et ne comprennent donc pas les propos des prisonniers et ne cherchent pas à les comprendre

En dehors de la maison Ipatiev, la situation de l’État bolchévique se dégrade :

  • crise diplomatique avec l’Allemagne, qui occupe l’ensemble de la Pologne, les pays baltes, une partie de la Russie Blanche, et l’Ukraine
  • débarquement des alliés à Mourmansk et des Japonais à Vladivostock
  • soulèvement de la Légion tchèque et formation d’une armée anti-bolchevique à Samara, composée de libéraux, socialistes-révolutionnaires et monarchiste à Samara, au sud d’Iekaterinbourg.

Il est trop tard pour transférer l’ex-tsar et sa famille dans une zone plus sure. C’est un problème aigu pour Lénine  . Il faut supprimer Nicolas et tous les siens. Dans une commissarocratie comme l’État bolchévique, est-il imaginable qu’un commissaire, même important, ait décidé tout seul du massacre de Nicolas II et sa famille ?

Nicolas II à un ami deux jours avant son assassinat : Au fond, je suis déjà mort... mort mais pas encore enterré.
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