L'ardoisière

Publié le par Franck

- La mine bleue,

de Noyant la gravoyère

 

- Après une spectaculaire descente en funiculaire à -126m sous terre, embarquement immédiat dans le petit train minier

- Il faut Sillonnez ensuite les galeries à la découverte du travail et du mode de vie des mineurs.

- , une magnifique scénographie illustre le quotidien de ces mineurs de fond.

- Après une heure trente de séjour souterrain c'est la remonte en surface par les ascenceurs.

 

- L'histoire de cette fameuse,

ardoisière bleue,

 

 

1916 :Première exploitation des grottes ardoisières de la Gatelière par la société anonyme des "Ardoisières angevines de Saint-Blaise".

1919 : Après 10 années de lutte, les mineurs obtiennent la journée de 8 heures.

1920 : On accorde aux mineurs le bénéfice de la sécurité sociale et le droit à la retraite à 55 ans, après 30 ans de service.

1927 : 94 ouvriers travaillent au fond et 200 sur la butte dont 140 fendeurs (22 femmes et 18 enfants).

1935 : un procès verbal d'octobre indique que le mois précédent, 620 tonnes d'ardoises ont été produites principalement destinées au marché britannique, tout va bien .........

1936 : Le 25 juillet, les ouvriers découvrent qu'ils ne descendront plus au fond, la banque Bougère (principal actionnaire) a fait faillite.

1985 / 1986 : Suite à la cessation d'activité des mines de fer et des ardoisières, plus de 300 licenciements sont prononcés. La commune de Noyant la Gravoyère réagit, et décide que le public descendra à 130 mètres sous terre, remplaçant l’activité minière par l’activité touristique.

L'idée de La Mine bleue est née...

 

 

Les ardoisiers de Guerlédan

Le schiste ardoisier

La naissance des ardoises naturelles remonte à plus de 150 millions d'années. Les schistes font partie des plus anciens terrains sédimentaires et datent de l'ère primaire. Roche métamorphique sédimentaire, le schiste ardoisier s'est déposé sous l'eau à l'état de boue ou de vase. Des pressions sur les couches de sédiments argileux nous ont apporté ce formidable matériau. La roche s'est ainsi formée en feuilles plates issue de la lente évolution du processus de sédimentation. Les cartes géologiques de la région montrent la présence de gisements importants. En 1859 une soixantaine de carrières étaient exploitées à ciel ouvert, notamment sur la rive gauche du Canal de Nantes à Brest.
Ce schiste est noir bleuté, variant vers le gris bleuté sur certains gisements. Il a été exploité malgré la présence de pyrite de fer, donnant au matériaux l'inconvénient de " rouiller " et de faiblement oxyder les clous. A Mur de Bretagne, il est réputé pour être de bonne qualité. Le grain de l'ardoise est uni. La pierre est dure et sonore, mais le plan de clivage est fissuré en plusieurs sens.

 

Les carrières d'ardoises

Le XIX siècle est l'âge d'or des carrières, et plus particulièrement des ardoisières, bien que celles-ci aient été exploitées bien plus anciennement. Dès le début du XIXème siècle, des règlements incitèrent les propriétaires de maisons à remplacer les couvertures de chaume en usage dans les campagnes, par des toits en ardoises afin de réduire les risques d'incendie et secondairement la prolifération de ces toitures.
Le Canal de Nantes à Brest achevé dans la région en 1842 a eut une influence sur le développement des carrières. Il a facilité les transports et élargit les débouchés. Les grands chantiers Napoléoniens de la région ont fourni de grandes perspectives commerciales. A Pontivy ont a besoin d'ardoises pour couvrir les nouvelles casernes et la ville sous l'Empire.
Mais peu à peu, à cause du développement du chemin de fer, la concurrence des ardoisières d'Angers se fait cruellement sentir. C'est le déclin. La suppression partielle de la navigabilité du Canal de Nantes à Brest et du réseau départemental de chemin de fer marque la fin d'une époque.

 

 

Le mineur

L'ardoise se fend en deux sens perpendiculairement l'un à l'autre. Le mineur exploite cette particularité en brisant la roche en blocs rectangulaires. Les galeries ou les carrières à ciel ouvert sont percées le long du pendage de la veine pour obtenir un front de taille exploitable.
Le travail des mineurs demande une grande compétence, les dangers sont bien réels. Ils utilisent souvent des explosifs pour dégager les blocs. Les règles de sécurité sont peu respectées, ils portent par exemple des sabots très épais pour protéger leurs pieds. Les blocs de pierre sont ensuite acheminés jusqu'à la scie pour être transformés en plaques, elles-mêmes tronçonnées en parallélépipèdes mesurant une vingtaine de centimètres d'épaisseur, et d'une surface légèrement supérieure à la dimension de l'ardoise finie.
Les ardoises de la région de Mur de Bretagne sont exploitées en galeries. Les blocs étaient remontés des puits à dos d'homme.

Le fendeur

Au dessus de la carrière, se trouvent les cabanes des fendeurs, chargés de tailler les ardoises dans les blocs dégagés par les mineurs. Assis, vêtu d'un tablier en cuir, il pose un morceau d'ardoise d'aplomb sur ses genoux, place un burin à large tête au milieu de l'une des tranches et donne un coup de marteau. Il refend ainsi chaque moitié en deux et continue à subdiviser jusqu'à ce qu'il ait obtenu le plus possible d'éléments d'environ 4mm d'épaisseur. Ils se servaient de cisailles, de maillets en buis ou en pommier, de coin pour travailler le matériaux. Les outils étaient frottés sur une couenne de lard ou enduit de suif afin de les renfoncer dans le bloc.
De nombreux gisements ont été encore extraits au début du siècle. Pendant longtemps ont été également taillé de grandes plaques appelées palisses. Elles étaient utilisées comme clôtures de petits terrains, de jardins, ou pavage de maisons.

 

 

 

L'équarisseur

Quand le fendeur a fini son travail, l'équarrisseur le relaie car, bien que les ardoises aient une bonne épaisseur, il faut encore les tailler au format désiré et chanfreiner leurs bords. Ce travail était jadis manuel et permettait l'écoulement plus facile de l'eau sur la toiture. L'artisan posait chaque ardoise sur une enclume en acier dont le bord lui servait de guide pour la couper avec un couperet. Le couperet servait également à percer les trous de passage des clous plantés par le couvreur.
La dernière opération consiste à " rondir ", c'est à dire tailler l'ardoise à la forme et aux dimensions finales. Le rondissage donne à l'ardoise une épaufrure sur chaque côté de la pièce, c'est à dire une multitude de petits éclats. Ces débris donnent des recoupes stockées en des tas d'ardoises. Résistante, durable et malléable, l'ardoise est un matériau qui se façonne bien.
Dans la région, aucune méthode scientifique n'est venues perfectionner les procédés empiriques. Partout les déblais s'accumulent sur la roche exploitable.

Statut juridique des ardoisières  

Le code minier, établi en 1810, a classé les ardoisières dans la famille des carrières (souterraines). Depuis 1946, les ardoisiers sont assimilés au statut de mineur.

Anjou  

Aux XVIIIe et XIXesiècles, les principaux centres de production de l'ardoise se situent en Anjou. Les mines ardoisières se développent à Angers, Combrée, La Pouëze, Noyant-la-Gravoyère, Saint-Barthélemy-d’Anjou, Trélazé, et Renazé en Mayenne angevine. On compte près de 2000 ouvriers qui font vivre plus de 6 000 personnes. Au fil des siècles, Trélazé s’affirme comme le centre le plus important, pour la quantité comme pour la qualité. Le gisement angevin fournit l’essentiel de la production française. Le maximum est atteint en 1905 avec 175 000 tonnes .

 

 

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Publié dans Minéraux

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C
<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Excellent travail;<br /> <br /> <br /> c'est vraiment une visite à faire.<br /> <br /> <br /> Je ne connaissais pas du tout.<br /> <br /> <br /> Bises mon cher Franck<br /> <br /> <br /> <br />
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