L'Oiseau

Publié le par Franck

L'Oiseau,

Un oiseau (ou classe des Aves) est un animal tétrapode appartenant à l'embranchement des vertébrés. S'il existe près de 10 000 espèces d'oiseaux, très différentes tant par leur écologie que par leurs comportements, chacune d'elles présente un ensemble commun de caractéristiques évidentes permettant de les regrouper. Les oiseaux ont notamment un bec, des plumes, des ailes et pondent des œufs.

Les oiseaux sont remarquables par leur faculté à voler, à quelques exceptions près (struthioniformes, manchots…). D'autant que cette caractéristique est particulièrement rare chez les vertébrés. Ils peuplent tous les milieux, des glaces de l'Antarctique aux forêts équatoriales et aux déserts. Ce fait a été rendu possible grâce à des adaptations anatomiques, physiologiques et comportementales (en particulier le phénomène migratoire) variées. Toutes ces caractéristiques sont étudiées par les ornithologues.

Initialement, la langue française disposait, pour désigner les oiseaux, de noms génériques basés uniquement sur la morphologie comme rapace, vautour, échassier, canard, perroquet, hirondelle, oie, cygne, etc. ou sur leur usage tels volaille ou sauvagine ; certains de ces termes ne désignant pas les mêmes oiseaux d'une région à l'autre, comme « chouan ». Puis avec l'apparition de la systématique, les ornithologues ont créé des noms davantage basés sur l'anatomie pour faire des regroupements adaptés à un classement taxinomique. Ceux-ci sont passés dans le langage courant, mais beaucoup se sont avérés polyphylétiques, par exemple palmipède. Au cours du XXe siècle, la classification a évolué en regroupant les différentes espèces selon des affinités plus subtiles. Une autre révolution dans la taxonomie s'est produite au cours des années 1990, avec l'apparition d'une classification basée sur la génétique, en l'occurrence des techniques d'hybridation de l'ADN. Celle-ci est dans l'ensemble acceptée en Amérique tandis que les réticences sont plus importantes en Europe.

Contrairement à la plupart des autres animaux, chacune des espèces d'oiseaux dispose d'un nom français normalisé unique attribué par la Commission internationale des noms français des oiseaux.

29 espèces différentes de Finlande 29 espèces différentes de Finlande

 

Morphologie 
Aspect général 

Un oiseau est un animal à quatre membres, au corps couvert de plumes, avec un bec corné dépourvu de dents. Ses membres postérieurs sont des pattes et ses membres antérieurs des ailes permettant à la plupart d'entre eux de voler. Le type de vol et les performances que ces espèces peuvent réaliser sont très divers. Leur masse varie de quelques grammes pour les oiseaux-mouches à plus de 100 kg pour les autruches.

Article connexe : Identification des oiseaux.

La morphologie des oiseaux est adaptée à leur habitat et à leur mode de vie. Les oiseaux vivant sur les plages ou dans les marais ont, par exemple, des longues pattes. De la forme du bec, tout observateur peut aisément déduire le régime alimentaire. De l'étude des ailes, il est facile de déduire, par exemple, si l'oiseau peut voler. S'il est migrateur, ses ailes présentent une extrémité plutôt effilée ; des ailes à l'extrémité plus arrondie témoignent d'un caractère plus sédentaire.

La morphologie de la tête contient également de nombreux éléments particuliers qui permettent d'identifier les espèces comme la présence d'une huppe, d'une crête, de caroncule, de vibrisse, de barbillon, de cire de bec.

Le plumage et sa couleur peuvent également être des moyens de reconnaître une espèce. Certaines possèdent de surprenantes plumes décoratives comme les plumes de queues des pailles en queue, oiseaux-lyre ou celle des paons mâles.

Morphologie d'un Vanellus malabaricus
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Bec
Calotte
Manteau
Bas-ventre
Cuisse
Articulation tibio-tarsale
Tarse
Doigt
Ventre
Tibia
Flanc
poitrail
gorge et gorgerin
Iris
Plumage de petite et moyenne couverture
Plumes scapulaires
Plumage de petite et moyenne couverture
Rémiges tertiaires
Rémiges primaires

Les oiseaux n'ont pas d'organes sexuels externes.

Les oreilles sont cachées sous le plumage et sans pavillon externe. Les plumes en forme d'oreille chez les hiboux ne sont pas utiles dans l'audition.

Le plumage 
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Structure d'une plume

Les oiseaux sont les seuls animaux à posséder des plumes, leur plumage est d'ailleurs un bon moyen de reconnaître une espèce.

Il existe de nombreuses sortes de plumes qui forment le plumage, que l'on distingue :

  • selon leur aspect:
  • selon leur point d'attache:
    • les rémiges (situées sur le membre antérieur, elles permettent le vol)
    • les rectrices (ou plumes de la queue, elles ont différents rôles dans le vol, comme le freinage ou la direction)
    • les tectrices (plumes de couverture).
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Camouflage du petit-duc africain

Les plumages et les différentes sortes de plumes spécialisées qui les composent ont de nombreuses fonctions pour l'oiseau, la plus universelle étant l'isolation thermique, qui participe au maintien de la température interne de ces tétrapodes homéothermes. Pour certaines espèces, le plumage peut offrir une tenue de camouflage efficace. Pour d'autres, le plumage des mâles est utilisé dans les parades nuptiales ou est indispensable à la séduction. Ainsi, les juvéniles et les individus sexuellement immatures disposent généralement d'un plumage particulier qui évolue, le plus souvent graduellement, jusqu'à leur première saison de reproduction . L'état du plumage permet par ailleurs à une femelle de déterminer la santé d'un mâle. Enfin, pour bon nombre d'espèces, les plumes sont indispensables au vol. La forme de certaines plumes permet de savoir si l'espèce est capable de voler ou non.

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La forme du bec des oiseaux est adaptée à leur mode de nutrition

Leur nombre varie de 1 000 pour un oiseau-mouche à plus de 25 000 pour un cygne. Les plumes représentent un poids important, chez les frégates il représente plus de 50% du poids total et chez les passereaux, environs le tiers . À part chez les autruches, les toucans et les manchots, l'implantation des plumes n'est pas uniforme : elles poussent sur des surfaces déterminées (ptérylies); les zones nues sont appelées aptéries .

Le bec 

Chez les oiseaux, mâchoires et mandibules, dépourvues de dents, sont recouvertes de la rhampothèque, gaine constituée d'une ou plusieurs lames de corne. La corne repousse au fur et à mesure de son usure.
La forme du bec est souvent adaptée au régime alimentaire de l'oiseau : le bec sera ainsi généralement crochu et robuste chez les rapaces, massif et conique chez les granivores, fin chez insectivores, allongé et sensible chez les espèces qui fouillent dans les sédiments, etc.
La base du bec et les narines sont parfois protégées par une zone molle et nue, souvent colorée, appelée cire .

Les pattes

Les deux pattes sont recouvertes d'écailles ou scutelles, dont la couleur varie selon les espèces, et présentent des doigts munis de griffes. La disposition des doigts des pattes est très variable selon les groupes aviens.

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La forme des pattes permet d'identifier les oiseaux
  • L'arrangement anisodactyle (trois doigts vers l'avant et un en arrière) est le plus commun chez les oiseaux et se retrouve tel quel chez leurs ancêtres théropodes, caractérisés par leurs quatre doigts. C'est le cas de la plupart des oiseaux chanteurs, des oiseaux qui doivent se percher et des rapaces.
  • L'arrangement syndactyle correspond à une fusion partielle du quatrième et troisième doigt comme chez le Martin-pêcheur d'Amérique et caractérise les Coraciiformes.
  • L'arrangement zygodactyle (du grec ζυγον, « joug ») correspond à une migration des doigts, c'est le plus commun des arrangements pour les espèces arboricoles et plus particulièrement celles qui grimpent le long des troncs comme les Picinae, les Sittidae et Psittaciformes.
  • L'arrangement hétérodactyle ressemble au précédent sauf que les doigts 3 et 4 se dirigent en avant et les chiffres 1 et 2 se dirigent en arrière. Cette configuration ne se retrouve que dans les Trogonidae.
  • Les pamprodactyles possèdent quatre orteils vers l'avant, c'est une caractéristique des Apodidae.
  • La trydactylie est rare et se retrouve dans des espèces très différentes comme la mouette tridactyle ou le pic tridactyle.
  • La didactylie se retrouve chez les paléognathes comme l'autruche.
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1 – palmée
2 – lobée
3 – non palmée
4 – semi-palmée

En outre, certains oiseaux possèdent une palmure entre leurs doigts comme les sarcelles, les mouettes et les oies. Les espèces anisodactyles dont les quatre doigts sont reliés par une membrane comme les fous, les cormorans ou les pélicans sont dites totipalmidés. D'autre espèces ont une palmure lobées comme chez les grèbes et les foulques, ou semi-palmées comme chez les avocettes, les sternes, et les guifettes et non palmées comme chez les martins-pêcheurs, grues, engoulevents, perdrix, rapaces .

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Un ergot d'une dinde

La forme des pattes dépend essentiellement du mode de vie de l'oiseau et de son régime alimentaire. Ainsi, les rapaces disposent de serres, les oiseaux aquatiques de pattes palmées ou lobées. Les oiseaux coureurs, telle l'autruche, sont didactyles.

La plupart des espèces possèdent un éperon, ou ergot, sur leurs pattes.

Anatomie
Article détaillé : Anatomie des oiseaux.

Certaines caractéristiques anatomiques des oiseaux rappellent celles des reptiles ou celles des mammifères. Ils sont homéothermes et ovipares. L'anatomie des oiseaux montre beaucoup d'adaptations inhabituelles dans le règne animal, dont un grand nombre a pour but de faciliter le vol ; ces adaptations existent même chez les espèces d'oiseaux qui ne savent pas voler.

Les adaptations anatomiques pour le vol se retrouvent évidemment dans la morphologie du squelette de l'oiseau mais aussi dans celle de ses os.

Plusieurs d'entre eux sont creux et fusionnent avec les sacs aériens qui sont des organes du système respiratoire  . En fait, le squelette des oiseaux est très léger (environ 15 % du poids total de l'oiseau). Le système respiratoire des oiseaux est un des plus complexes et des plus performants du règne animal. À la base de la trachée se trouve l'organe vocal des oiseaux, la syrinx.

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Structure du squelette d'une aile d'oiseau

Les ailes sont également une adaptation au vol, mais comme le précise la théorie de l'évolution, l'aile a précédé le vol. La transformation du membre antérieur en aile s'est accompagnée d'une réduction du nombre d'os, au niveau des phalanges, du nombre de doigts, du carpe et du métacarpe.

On note aussi diverses adaptations au niveau de la colonne vertébrale dont les vertèbres de la région cervicale qui permettent une importante flexion ou rotation du cou pour beaucoup d'oiseaux ; par contre la flexion dans la partie postérieure du corps est très limitée en raison de la fusion de certaines vertèbres (pygostyle et synsacrum). Chez les oiseaux qui volent, le sternum, très développé, porte une crête médiane appelée bréchet, servant à l'insertion des muscles du vol (muscles pectoraux).

Tous les oiseaux, même ceux qui ne volent pas, possèdent une furcula, c'est-à-dire les deux clavicules soudées.

Le squelette est aussi simplifié au niveau des membres postérieurs : le péroné, très réduit, est soudé au tibia ; les os du tarse se sont soudés pour certains avec le tibia (formant le tibio-tarse) et pour d'autres avec le métatarse (formant ainsi le tarso-métatarse).

L'anatomie de leur système digestif répond à la nécessité de satisfaire à un métabolisme élevé, le vol étant un moyen de locomotion gourmand en énergie.

Comme les reptiles, les oiseaux sont munis d'un cloaque et comme eux, les oiseaux sont principalement uricotéliques, excrétant de l’acide urique et des urates et non pas amino-uréolétique (excrétion d'une combinaison d’ammoniaque et d’urée). Parmi les excréments, on trouve de la créatine alors que les mammifères éliminent de la créatinine.

Si comme pour les mammifères et les crocodiliens, leur cœur possède quatre chambres, c'est cependant la crosse aortique de droite qui persiste alors que c'est celle de gauche chez les mammifères. De plus, les érythrocytes aviens possèdent des noyaux.

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Anatomie d'un poulet
1- cœur
2- poumons
3- testicules
4- reins.

Le système nerveux est, en moyenne, un peu plus volumineux que celui des reptiles mais moins que celui des mammifères. Sauf exception, l'aire visuelle est particulièrement développée ce qui témoigne des performances visuelles uniques et l'aire olfactive est réduite sauf pour certaines espèces comme les vautours ou les kiwis. La taille de leur télencéphale et de leur cervelet leur rend possible des vocalises étonnantes et des capacités d'apprentissage et d'abstraction assez élevées chez certaines espèces. L'œil est chez les oiseaux un organe très complexe. Les organes internes du sens de l'équilibre (canaux semi-circulaires) et de l'audition (cochlée) sont beaucoup plus développés que ceux des reptiles.

L'appareil reproducteur des oiseaux ressemble à celui des reptiles ovipares.

Certaines adaptions anatomiques peuvent dépendre du mode de vie, comme par exemple celles liées à l'alimentation, ce qui est très facilement observable au niveau des becs et des systèmes digestifs. Elles peuvent aussi être liées à la latitude où ils vivent et donc à l'adaptation au froid ; par exemple chez les oiseaux nordiques, la circulation est à contre-courant dans les pattes, de manière à réduire les pertes de chaleur. Certaines de ces adaptations sont temporaires : par exemple certains oiseaux migrateurs ont la capacité de réduire la taille de leurs viscères avant la migration.

Biologie de l'oiseau 

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Les flamants roses sont des oiseaux planctonivores qui filtrent l'eau à l'aide de leur bec garni d'excroissances cornées en forme de fanons
Alimentation 

Les régimes alimentaires aussi bien que les stratégies pour se nourrir sont très variées. Certaines espèces peuvent être opportunistes comme les charognards, ou peuvent trouver leur nourriture dans des lieux spécifiques comme les nectarivores ou frugivores. Les oiseaux peuvent aussi être herbivores, granivores, ou prédateurs comme les carnivores, insectivores, piscivores, planctonivores, voire cleptoparasites. Le Géospize à bec pointu est même connu pour être hématophage. Certaines espèces (Grand cormoran, Spatule blanche, etc.) peuvent chasser ou pêcher en groupe… De nombreux oiseaux sont généralistes ; les autres espèces, dites spécialistes, occupent des niches écologiques spécifiques et ne consomment qu'un seul type de nourriture, ou tout au moins un nombre très limité.

Le métabolisme élevé des oiseaux les oblige à consommer de grandes quantités d'énergie. Ainsi, la masse fraîche de nourriture avalée chaque jour peut équivaloir jusqu'à environ 40 % de la masse corporelle chez les grives, près de 100 % chez les hirondelles, pouillots, roitelets et troglodytes et 200 % chez les colibris. La résistance au jeûne est de fait généralement faible, par exemple 24 h ou moins chez les hirondelles et le martinet noir, mais peut atteindre plusieurs jours, voire plusieurs semaines chez les rapaces diurnes.

Comme ils n'ont pas de dents, les oiseaux avalent souvent leurs aliments entiers, mais ces derniers peuvent être écrasés à l'aide du bec, ou dépecés, plumés, déchiquetés, décortiqués, selon les espèces considérées et la nature de l'aliment. Les aliments seront broyés dans le gésier. Le système digestif particulier des oiseaux les rend assez sensibles aux toxines alimentaires.

Les oiseaux sont des animaux homéothermes, c'est-à-dire que leur température interne est maintenue constante, quel que soit la température extérieure. Leur métabolisme élevé et leur plumage participent à cette régulation ; la température interne moyenne des oiseaux est assez élevée (en général entre 40 et 42 °C).

Génétique 

Le système de détermination sexuelle est de type WZ/ZZ. Dans le système WZ de détermination sexuelle, les femelles ont deux chromosomes sexuels de types différents (WZ), alors que les mâles ont deux chromosomes sexuels de même type (ZZ). Cependant le schéma général de détermination des sexes est mal connu et très différent de celui observé chez les mammifères.

Le génome des oiseaux est original sur plusieurs points, la taille physique du génome est faible parmi les vertébrés et de 2 à 8 fois plus courte que chez les mammifères. Le génome est assez homogène avec 60 à 75% de séquences uniques. La gamme de variations du nombre diploïde est assez étendue : de 40 pour l’œdicnème criard (Burhinus oedicnemus) à 138 pour le martin-pêcheur (Alcedo atthis avec une distribution de type gaussien avec un maximum vers 85.

Une des caractéristiques génétiques majeure et originale du génome avien est l'hétérogénéité de tailles des chromosomes. Le rapport entre le plus court et le plus long chromosome est de 1 pour 35 chez la poule domestique et de 1 à 15 chez les Accipitridae Les microchromosomes des caryotypes classiques d’oiseaux, contrairement à ce qui était supposé dans les premières études cytogénétiques, constituent des éléments majeurs du génome.

Les éleveurs d'oiseaux sont particulièrement attentifs à la génétique de leurs oiseaux pour essayer de faire exprimer certains allèles visibles qui augmentent la valeur de ceux-ci. Cette pratique est courante pour de nombreux passereaux exotiques et les Psittacidae chez qui les éleveurs sélectionnent des couleurs insolites, c'est par exemple le cas de l'Inséparable rosegorge.

La génétique s'avère essentielle afin de déterminer leur phylogénie précise et donc de comprendre leur évolution. La nouvelle taxonomie dite de Sibley-Ahlquist est fondée sur les données résultantes des études utilisant les techniques d'hybridation de l'ADN.

Rythmes biologiques 
Article détaillé : Chronobiologie.
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Le Kiwi (ici, Apteryx australis) présente de nombreuses spécificités. Dépourvu d'ailes mais muni d'un excellent odorat, c'est un oiseau nocturne

La vie des oiseaux s'organise en fonction de plusieurs rythmes biologiques. Le plus commun aux vertébrés est le rythme circadien. La plupart des oiseaux sont diurnes, mais quelques oiseaux, comme la plupart des hiboux et des Caprimulgidae, ainsi que de nombreuses chouettes sont nocturnes ou crépusculaires. D'autres espèces, comme la plupart des limicoles, suivent un rythme de vie basée sur la marée.

Les oiseaux en raison de l'existence des saisons suivent également un rythme circannuel. Les oiseaux qui migrent sur de longues distances subissent généralement des changements anatomiques ou comportementaux (comme par exemple le Zugunruhe) ou une mue pour préparer ce voyage. Suivant les saisons, certaines espèces peuvent également effectuer des migrations journalières, altitudinales par exemple, ou pour se rendre sur des zones de nourrissage.

Les rythmes circadiens et saisonniers semblent liés à la durée du jour. Les cycles de reproduction sont annuels, plusieurs nidifications pouvant avoir lieu dans une saison pour certaines espèces particulièrement prolifiques.

Sommeil 

L'activité journalière de la majeure partie des oiseaux comporte des périodes de repos et des périodes courtes de sommeil. Cette période est appelée sommeil vigilant, les oiseaux ouvrent fréquemment les yeux et observent les alentours pour permettre la fuite en cas de menace. Le sommeil des oiseaux présente une phase de sommeil paradoxal courte que l'on estime en moyenne à moins d'une minute, même si les Spheniscidae, qui détiennent un record dans la classe, capitalisent jusqu'à 80 minutes de sommeil paradoxal par jour. Certaines espèces, comme les albatros ou les martinets, sont réputées pouvoir dormir en volant ou sont capables de rester plusieurs jours sans dormir. Il n'existe cependant pas de preuve expérimentale.

Le comportement associé au sommeil est très différent selon les familles d'oiseaux. Beaucoup d'espèces sont capables de faire diminuer la température de leur corps, voire d'entrer en torpeur comme les Trochilidae tandis que l'engoulevent de Nuttall hiberne. Les Anserinae sont les seuls oiseaux connus chez qui s'observe une perte de tonus musculaire. L'état de sommeil est très reconnaissable chez ces espèces qui réfugient leur bec sous une aile et souvent ne posent qu'une seule de leurs pattes au sol. Beaucoup d'espèces nicheuses au sol, comme les Phasianinae, se réfugient en hauteur à l'abri des prédateurs, quelquefois en commun, pour dormir tandis que quelques perroquets du genre Loriculus se perchent tête en bas. De nombreuses espèces présentent une insertion particulière des tendons des muscles des doigts, de sorte que lorsqu'ils sont posés sur une branche, la flexion des doigts est automatique ; ceci leur permettrait de dormir perchés sans tomber de l'arbre.

Le renouvellement du plumage 
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Jeune Manchot royal (Aptenodytes patagonicus) au cours de la mue qui lui permettra de passer d'un plumage juvénile à un plumage adulte

Le plumage est régulièrement renouvelé, au minimum une fois par an, au cours de la mue. Suivant les espèces, celle-ci peut avoir plusieurs rôles. Elle permet à certaines espèces de changer de couleurs de plumage, aussi bien pour la reproduction que pour se camoufler, mais aussi de permettre une meilleure couverture thermique. Elle peut aussi précéder une migration. Les oiseaux réalisent aussi une mue pour passer du plumage juvénile au plumage adulte.

En dehors de la mue, avant de nicher, les femelles de nombreuses espèces perdent le duvet situé sous leur ventre. Sous la peau, à cet endroit précis alors dénudé que l'on appelle plaque incubatrice, se trouvent de nombreux vaisseaux sanguins. Les œufs pourront ainsi être en contact plus étroit avec la peau réchauffée par les vaisseaux sanguins : ceci favorise une bonne incubation.

La perte de plumes, tout comme l'absence de mue, peut être également le signal d'une maladie.

La migration
Article détaillé : Migration des oiseaux.
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La migration des oiseaux est une occasion pour les ornithologues de capturer, baguer et mesurer les oiseaux avant de les relâcher. Ici, une huppe fasciée déjà baguée est mesurée au Portugal, lors de sa migration de printemps entre l'Afrique tropicale et l'Europe de l'Ouest

La migration est un déplacement régulier, d'annuel à journalier, observé chez de très nombreuses espèces d'oiseaux. Ces déplacement peuvent prendre des formes très différentes selon les espèces et induisent d'autres comportements, alimentaires par exemple, très spécifiques. C'est un effort important pour bon nombre d'oiseaux qui en meurent. Bien connues des hommes, ces migrations sont attendues par les chasseurs, craintes par les gestionnaires d'aérodrome et certains aspects confondent toujours les scientifiques, qui cherchent encore à comprendre comment font les oiseaux pour parvenir à leur destination.

Ces déplacements sont une manière pour les espèces migratrices d'échapper à un changement d'habitat ou une baisse de disponibilité de nourriture liée aux rigueurs d'un climat défavorable, mais peuvent aussi s'interpréter comme une maximisation des chances de reproduction.

 

Activités de confort

Les oiseaux utilisent une partie de leur temps dans des activités dites de confort. Selon certains auteurs, ils co

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nsacrent 9,2 % de leur période active à cela.
Une des activités de confort les plus courantes est le lissage de leurs plumes avec les secrétions cireuses de leur glande uropygienne. L'utilité de cette pratique est discutée mais il semble que cette cire agit sur la flexibilité des plumes, et aussi comme un agent antimicrobien qui inhibe la croissance de bactéries dégradant les plumes. Plus de 250 espèces complètent ces sécrétions avec de l'acide formique tirées de fourmis. Les séances de toilettage peuvent être mutuelles.

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Dinde prenant un bain de poussière

De nombreux oiseaux aiment également se baigner dans de l'eau et certains (notamment les phasianidae et les moineaux) dans la terre ou la poussière.

Longévité de l'oiseau 

La durée de vie des oiseaux est très variable selon les espèces, elle peut être de trois ou quatre ans pour certains passereaux à plus de 50 pour les albatros et puffins, et même plus de 60 ans pour certaines espèces rares comme le kakapo. Au sein d'une même espèce, les mues dépendent des saisons, mais aussi de l'âge des oiseaux et de l'état général de ceux-ci, ainsi la bonne connaissance de ce phénomène permet de déduire l'âge de nombreux oiseaux sauvages. La pneumatisation du squelette est une autre caractéristique utilisée pour estimer de l'âge des oiseaux.

Santé 
Parasites des oiseaux

Les parasites les plus courants chez les oiseaux appartiennent aux groupes des acariens, des poux aviaires et des vers. D'autres parasites microscopiques, comme certains protozoaires, provoquent des maladies.

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Dermanyssus gallinae, un pou de gallinacé.

Au moins 2 500 espèces d'acariens réparties dans 40 familles vivent en relation étroite avec les oiseaux, occupant leurs nids, leurs plumes, ou même leur bec comme certains acariens d'oiseaux-mouches. Ces acariens peuvent avoir une relation simplement phorétique ou peuvent perturber leurs hôtes en provoquant des démangeaisons, mais peuvent aussi être des parasites comme les Dermanyssus et Ornithonyssus. Toutes les espèces d'oiseaux sont concernées, même les manchots possèdent des tiques. Le mode de vie d'une tique d'oiseau dépend bien sûr de son espèce ; cependant, la larve vit le plus souvent uniquement dans le nid. Ces acariens ont des cycles de reproduction courts et sont capables de pulluler très rapidement. Certains [Lesquels ?] acariens se nourrissent de peaux mortes, d'autres, comme chez les oiseaux-mouches, se font transporter de fleur en fleur et s'y nourrissent de nectar. Dans les nids, on a même découvert des tiques naines parasites de tiques aviaires.

Un nombre trop important de tiques peut nuire à la couvée et même à la vie du poussin. Pourtant, certaines études pourraient suggérer que ce commensalisme n'est pas uniquement défavorable aux oiseaux. Il existe de nombreuses études sur ce sujet complexe des interactions entre les acariens et les oiseaux, beaucoup de facteurs entrant en ligne de compte. Il n'est pas facile d'établir des règles simples.

Les mallophages (dont les Ischnocera) sont des insectes aussi appelés « poux broyeurs ». Ils sont le plus souvent inféodés à une espèce précise d'oiseau.

Plusieurs espèces de plathelminthes, dont des cestodes ou trématodes, peuvent infecter les oiseaux qui peuvent les transporter d'un continent à l'autre. Par exemples, les oiseaux de mer en mangeant des coques, favorisent un parasitisme à trématodes (genre Meiogymnophalus, Himasthla, etc.) qui pourra par la suite atteindre plusieurs espèces d'hôtes, oiseaux ou mollusques.

Maladies aviaires 
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Un cas grave d'ornithose chez un juvénile d'aigrette bleue

Les oiseaux peuvent jouer un rôle important vis-à-vis des humains en étant vecteurs de maladies en les propageant sur des longues distances comme l'ornithose, la salmonellose, le campylobactériose, la mycobactériose (tuberculose aviaire), la grippe aviaire, la lambliase, et la cryptosporidiose[33]. De ce fait, ces zoonoses sont étudiées et leur propagation soigneusement observée. Du fait également de l'importance économique des élevages de volaille, les découvertes de foyers de maladies aviaires peuvent amener les autorités locales à prendre des mesures radicales vis-à-vis de ces élevages. Ainsi en septembre 2007, 205 000 volailles ont été détruites en Bavière3, 160 000 volailles au Bangladesh en février 2008 suite à la découverte de souche de la grippe aviaire, etc. Certaines maladies peuvent être plus spécifiques à un ordre comme la maladie de Pacheco pour les Psittaciformes.

Autres maladies

Comportement [

Les sens 

Les sens des oiseaux ne doivent pas différer fondamentalement des mammifères, mais pour certains restent mystérieux : on ne sait pas très bien, par exemple, comment les oiseaux parviennent à se repérer lors de leur migration.

En revanche, on sait que leur vision est remarquable ; ils sont par exemple capables de percevoir les ultraviolets. Les rapaces notamment ont une acuité visuelle importante, deux à trois fois meilleure que celle de l'être humain ; la fovéa d'une buse variable possède environ 100 000 cônes par mm², contre 20 000 chez l'homme, soit 5 fois plus. Les yeux des oiseaux sont très volumineux ; ceux de l'étourneau, par exemple, ont une masse correspondant à 15 % de la masse crânienne (à titre de comparaison, ils ne représentent que 1 % de la masse crânienne chez l'homme). Les oiseaux possèdent une membrane nictitante, ainsi qu'un organe interne, situé dans l'humeur vitrée, appelé peigne, au rôle mal défini. Certaines espèces diurnes possèdent deux fovéas au lieu d'une (par exemple: les hirondelles, sternes, martinets, faucons, colibris...). Les oiseaux nocturnes ont généralement un champ visuel restreint, mais une grande mobilité de la tête (qui peut tourner sur parfois plus de 250°)

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Le Kiwi (ici, Apteryx haastii) est un des rares oiseaux à posséder une excellente olfaction. Ses narines sont exceptionnellement situées à l'extrémité distale du bec. Il possède de plus à l'extrémité proximale du bec des plumes fines servant de soies tactiles. Cet oiseau nocturne possède par contre une vision assez peu performante

À de rares exceptions près (Kiwi, Vautour pape), l'olfaction est, chez les oiseaux, considérée comme peu performante, voire absente. Certaines études tendent cependant à montrer que les oiseaux de mer de la famille des Procellariidae sont capables de repérer leurs proies, en particulier l'odeur de l'huile de poisson, à l'odorat.

Bien que les oiseaux n'aient pas de pavillon auriculaire, leur ouïe est développée, surtout chez certaines espèces comme les Strigidae, chez qui elle est suffisante pour localiser une proie dans l'obscurité complète. Cependant l'absence de pavillon les oblige à effectuer des rotations de la tête pour percevoir les sons provenant de différentes directions. Les Salanganes ou le Guacharo des cavernes sont capables, grâce à leur ouïe performante couplée à leurs cris, de se déplacer par écholocation. Contrairement aux Mammifères, l'oreille moyenne des oiseaux ne présente qu'un seul osselet, la columelle. Au niveau de l'oreille interne, la cochlée n'est pas en colimaçon, mais droite.

Les papilles gustatives ne se trouvent pas sur l'extrémité de la langue, mais sur le fond de langue et dans la gorge ; en outre elles sont peu nombreuses (200 pour un Anatinae contre 9000 pour un humain) mais d'autres mécanismes pourraient être mis œuvre pour le goût. Ainsi le sens du toucher (notamment au niveau du bec), pour beaucoup d'oiseaux, semble intervenir lors de la recherche de nourriture.

Le sens du toucher est conféré aux oiseaux par divers corpuscules : les corpuscules encapsulés de Merkel (au niveau de la peau et à l'intérieur de la bouche) et de Grandry (au niveau du palais) participent à la sensibilité tactile générale ; ils seraient les correspondants des corpuscules de Meissner des Mammifères. Les corpuscules de Herbst (qui coorespondraient aux corpuscules de Pacini des Mammifères) seraient davantage sensibles aux vibrations : ils sont particulièrement nombreux sur le bec et les pattes, particulièrement chez des espèces qui doivent trouver leur nourriture « à tâtons » : langue des Picinae, becs des Anatidae (oies, canards) et de nombreux Scolopacidae (bécasses, bécassines et bécasseaux), mais aussi bourrelets colorés qui bordent le bec des oisillons de nombreux passereaux et Picinae.

Les oiseaux possèdent plusieurs organes d'équilibre indépendants, l'oreille interne comme chez les mammifères, et un organe situé dans le bassin.

Un des sens les plus mystérieux est la détection du champ magnétique terrestre, l'organe qui le détecterait serait situé dans le bec ou près des yeux. Ce sens a été pour la première fois démontré expérimentalement en 1967 par Wolfgang Wiltschko sur des rouges-gorges.

Intelligence 
Articles détaillés : Intelligence des oiseaux et Intelligence animale.
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Un Ara macao buvant du soda « à la canette »

Bien qu'« avoir une cervelle d'oiseau » signifie ne pas avoir une grande intelligence dans plusieurs cultures, certaines espèces d'oiseaux font preuve de capacités cognitives relativement élevées. Les Corvidae sont réputés être les plus intelligents des oiseaux ; les Psittacidae sont aussi capables de performances remarquables, mais avec beaucoup d'inégalités selon les espèces. D'autre part, il est difficile de définir le terme « intelligence » et aussi de distinguer ce qui fait partie du domaine de l'inné ou du domaine de l'acquis, et donc d'évaluer leur capacité de raisonnement.

Les oiseaux sont capables d'apprendre, on sait par exemple que les petits coucous apprennent le chant de leurs parents adoptifs ou que les corbeaux font leur apprentissage en imitant leurs semblables.

Les plus communes de leurs capacités sont certainement leur représentation spatiale (qui leur permet de s'orienter, de retrouver une source de nourriture ou de construire des nids sophistiqués) et leurs capacités de communication.

Une des capacités les plus surprenantes est l'aptitude assez répandue à se servir d'objet comme outil. Le Corbeau calédonien, par exemple, est capable de se servir d'un bâton pour déloger les insectes dont il se nourrit.

Certains oiseaux sont même capables de compter, comme les Psittacidae, qui sont aussi connus pour non seulement reproduire la voix humaine, mais aussi comprendre ce qu'ils disent et utiliser leur vocabulaire à bon escient.

On a également observé des oiseaux capables de se soigner, par exemple en ingérant de l'argile destinée à combattre les effets néfastes des toxines alimentaires.

Certaines facultés sont pratiquement uniques, le Guêpier d'Orient est capable de se « mettre à la place » de son prédateur, sous-entendu d'extrapoler ce que le prédateur peut voir ou non, faculté partagée uniquement par les Hominidae.

Les déplacements [

La plupart des oiseaux sont capables de voler, c'est-à-dire de se déplacer dans les airs; il n'existe qu'une soixantaine d'espèces d'oiseaux coureurs, qui en sont incapables. On estime que tous les ancêtres des oiseaux modernes étaient capables de voler. La perte de cette aptitude, souvent dans des endroits isolés, pourrait être due à l'absence de prédateur (comme pour le Dronte), ou à la faiblesse des ressources alimentaires rendant périlleux les efforts consommateurs en énergie que nécessite le vol ou encore à une adaptation extrême.

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Le Petit Pingouin a des ailes adaptées aussi bien au vol qu'à la nage sous l'eau

Il existe plusieurs techniques de vol, la forme des ailes témoigne du type de vol auquel chaque espèce est adaptée, l'étude de la longueur des os du bras permet même d'être plus précis.

Certaines espèces comme les Spheniscidae (dont les manchots), les petits pingouins, les puffins et les cincles « volent » sous l'eau pour s'y déplacer.

Les autres oiseaux coureurs disposent en général d'os de pattes plus robustes et une absence de bréchet. Une étude attentive du squelette permet de savoir si un oiseau peut voler ou pas, ces connaissances sont utilisées pour l'étude des fossiles d'espèces disparues.

Relation entre oiseaux [
Communication 

Le degré de sociabilité varie selon les espèces et les saisons. La plupart des espèces sont, à une période de leur vie au moins, sociables, même si les différences de comportement entre espèces sont très importantes. Les oiseaux utilisent, dans ce cadre, plusieurs moyens de communication. Bien que leur plumage en soit un, ils utilisent surtout différents signaux visuels constitués de divers mouvements. Ils peuvent également émettre des vocalisations ou d'autres types de sons. La complexité de ces signaux est maximale lors des parades nuptiales et constitue un des moyens de communication les plus codifiés du règne animal.

Les relations sont principalement de trois types :

  • Relations parentales ;
  • Relations mâle-femelle et concurrence entre mâles ;
  • Relations interspécifiques (plusieurs types de commensalismes, surtout alimentaires, sont connus de la part d'oiseaux, vis-à-vis d'autres espèces mais également le cleptoparasitisme et le parasitisme des nids).
Relations intraspécifiques [
Types de couple [
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Les oies sont des oiseaux monogames pour la vie. Les mâles ne participent ni à la construction du nid, ni à l'incubation, mais défendent le territoire et participent à l'élevage des oisillons.

95% des espèces d'oiseaux sont monogames. Dans un certain nombre de cas (en particulier chez les grandes espèces à longue durée de vie), ces couples sont constitués pour la vie. Les grues du Japon sont même symboles de fidélité en Extrême-Orient. D'autres espèces ne sont monogames que pour l'année, on parle de monogamie en série. Parmi les espèces monogames strictes, nombreuses sont celles chez qui la copulation avec d'autres partenaires peut intervenir, selon les circonstances. Dans ces cas, on observe des comportements collaboratifs du père génétique avec le couple. Pour certaines espèces, la monogamie est davantage liée à l'adoption du même territoire qu'à une véritable monogamie. La polygynie se retrouve chez 2% des espèces, la polyandrie ou la polygynandrie chez moins de 1% pour chaque. Chez les Anatidae par exemple, le « viol » est également pratiqué.

Si les mâles aident les femelles dans l'élevage des petits pour beaucoup d'espèces, ceci n'est pas systématique, mais ce comportement est beaucoup plus courant chez les oiseaux que chez les autres classes de vertébrés. La présence des mâles est donc souvent nécessaire à l'incubation et/ou à l'élevage des oisillons, et dans certains cas les femelles n'y participent pas (cas des phalaropes). Chez certaines espèces, les tâches sont strictement divisées: incubation, défense du nid, nourrissage des petits...

L’appariement 
Article détaillé : Parade nuptiale aviaire.

Les femelles sont sensibles à de nombreux critères et mettent les mâles en concurrence, bien que chez les Phalaropes, ce sont les mâles qui choisissent les femelles.

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Copulation de moineaux domestiques

Un des critères les plus importants est la qualité du territoire proposé par le mâle, cela peut correspondre à quelques cailloux pour un manchot, à un nid très sophistiqué, ou un vaste territoire pour les espèces de rapaces solitaires. Le mâle peut également se mettre en valeur par des vocalisations, des signaux visuels très sophistiqués et codifiés, voire des combats. La santé du mâle peut également être évaluée par la couleur des plumes. Chez certaines espèces peu territoriales, ces parades sont faites par des groupes de mâles sur une petite surface appelée aire de parade. Le cas le plus connu est celui du combattant varié.

L’élevage des jeunes
Article connexe : nidification.
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Un rouge-queue noir (Phoenicurus ochruros) nourrissant ses petits

Après la fécondation, sauf exception comme par exemple chez le guillemot de Troïl qui pose son œuf sur la roche nue, la femelle pond dans un nid. Ce nid a des dimensions et une composition variable selon les espèces.

La ponte comprend un nombre d'œufs qui varie selon les espèces de 1 (par exemple chez les Procellariidés ou les grands rapaces) jusqu'à des pontes records de 20 chez la perdrix. Un nombre important d'œufs dans un même nid peut être occasionné par la ponte de plusieurs femelles : ce phénomène est régulier chez l'Autruche et occasionnel chez de nombreuses espèces comme le Tadorne de Belon et le Canard colvert chez les anatidae.

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Les oeufs du merle noir sont bleus

Ces œufs possèdent une coquille dure, composée surtout de carbonate de calcium, de couleur propre à chaque espèce. Leur dimension est variable, ainsi que leur masse qui varie d'un minimum de 0,027 g chez le Colibri jusqu'à un record de 2 350 g chez l'Autruche.

L'embryon, pour se développer, doit être maintenu à une température constante. La plupart des oiseaux incubent leur(s) œuf(s) en le(s) couvant. Cette pratique peut être gourmande en énergie et a une durée variable (de 9 à 10 jours chez le Gros-bec à un maximum de 82 jours chez l'Albatros hurleur).

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Un exemple d'oisillons nidifuges : les oisillons de canard colvert
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Un exemple d'oisillons nidicoles : les oisillons de merle noir

Pour certaines espèces dites précoces ou nidifuges, les oisillons sont capables immédiatement de suivre leurs parents, le cas extrême étant celui des Mégapodes où les petits sont complètement indépendants ou celui des oisillons du guillemot à cou blanc qui abandonnent le nid la nuit après leur éclosion, en suivant les appels des parents vers la mer, où ils sont élevés loin des prédateurs terrestres.

A contrario, chez les espèces dites nidicoles comme les Ardeidae, les poussins naissent aveugles et sans plumes. C'est la Frégate du Pacifique qui détient le record de durée de dépendance avec un poussin qui n'acquiert son plumage qu'au bout de six mois et qui est nourri par ses parents durant quatorze mois. Les efforts que doivent faire les parents pour les nourrir sont donc également très différents selon les espèces.

Chez certaines espèces, le couple se fait aider par un autre membre de l'espèce. Ce phénomène est particulièrement présent chez les espèces de corvidés mais il a été également observé chez des espèces aussi diverses que le Xénique grimpeur, le Milan royal ou la Pie australienne. Les jeunes de la couvée précédente participent régulièrement au nourrissage des poussins de la nichée suivante chez la Poule d'eau.

Durant les quelques heures qui suivent l'éclosion, l'objet animé que l'oisillon voit, est considéré par lui comme son parent. Ce comportement, particulièrement fort chez les oiseaux, s'appelle l’imprégnation.

Relations sociales 
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Nuée de travailleurs à bec rouge (Quelea quelea) en Namibie

La majeure partie des espèces sont sociables, elles peuvent l'être toute l'année comme le corbeau freux, les sternes, les goélands ou sur une période restreinte de l'année comme les bécasseaux. Dans ce dernier cas, les regroupements peuvent avoir un objectif précis comme la migration ou la nidification. Certaines espèces vivent en groupe pluri-spécifiques, d'autres en groupe de la même espèce. Lorsqu'elles sont grégaires, elles font preuve de comportements sociaux ou collectifs qui peuvent être très complexes comme la chasse en groupe, la constitution de hiérarchie, la coopération filiale dans l'élevage des jeunes, la présence de guetteurs (bernache du Canada), la constitution de nuées ou volées mono ou pluri-spécifiques, ou tout simplement la constitution de colonies.

Ces comportements sont complémentaires au besoin de territorialité; ainsi les adultes de certaines espèces vivant en colonie deviennent très agressifs vis-à-vis de tout intrus en deçà d'une distance minimale de leur nid (fou de Bassan) correspondant le plus souvent à la distance que peut atteindre le couveur avec son bec sans quitter le nid.

 

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Publié dans Oiseaux

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N
<br /> <br /> Mon cher Artaban,<br /> <br /> <br /> Ecrire un documentaire est un domaine vaste car la diversité des oiseaux est dense ...<br /> <br /> <br /> Cet article est bien composé par ces photos, ses schémas, etc ...<br /> <br /> <br /> Les volatiles est un groupe d'oiseaux qui peuplent le monde entier ...<br /> <br /> <br /> Merçi pour les chercheurs , les scientifiques , etc, , qui étudient différentes races du pôle<br /> <br /> <br /> nord au pôle sud ...<br /> <br /> <br /> Sincères Amitiés ...<br /> <br /> <br /> <br />
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