Le barrage hydroélectrique

Publié le par Franck

Comment fonctionne un aménagement,
hydroélectrique,

Un barrage,

- L'eau qui coule, étant donné son poids,
et sa vitesse, acquiert de l'énergie.
Grâce au barrage, le dénivelé,
est concentré en un point,
généralement en amont de la centrale,
hydroélectrique.
La retenue artificielle permet d'alimenter,
le canal de dérivation,
et les turbines de la centrale.

- Les vannes du barrage sont télécommandées,
depuis la centrale :
fermées, elles créent la retenue,
ouvertes, elles laissent passer,
 les crues.

Usine de Sablons
© Maison du Fleuve Rhône




1. Un barrage






Il existe deux types de barrage sur le Rhône,
(à l'exception de Génissiat),
qui est un barrage de masse :

- Les barrages équipés de vannes segments,
(Péage de Roussillon...)
l'ouverture des volets permet d'évacuer,
les crues faibles :
l'eau passe par - dessus les vannes,
du barrage qui restent fermées.
Lorsque les crues sont plus importantes,
et ne peuvent pas être simplement,
 évacuées par les volets,
les vannes s'ouvrent,
et laissent passer l'eau.

- Les barrages équipés de vannes wagon,
(Pierre - Bénite...),
le barrage s'ouvre progressivement,
lors de la crue, en commençant,
par les vannes de surface.

- Lors de crues plus importantes,
il s'ouvre complétement,
et laisse passer l'eau,
grâce à ses vannes de fond.




Les premières réalisations

Barrage de Jons
© Maison du Fleuve Rhône

 

Dés le dernier quart 19 ème siècle,

le fleuve Rhône,

suite aux torrents de montagne,

est exploité pour sa force,

et fait l'objet de l'installation,

des premières usines,

hydroélectriques.

 

 

Génissiat, le précurseur


Barrage-usine de Génissiat

© Compagnie Nationale du Rhône

Commencé avant la guerre et terminé en 1948, le barrage de Génissiat symbolise la reconstruction d'après-guerre : il est initialement conçu pour alimenter Paris en électricité. Au tournant des XIXème et XXème siècles, l’essor industriel est intimement  lié à l’électricité et le Rhône offre de nouvelles perspectives en qualité de pourvoyeur potentiel de cette énergie. Les ingénieurs se mobilisent pour élaborer des projets afin de l’exploiter tel Léon Mähl qui imagine un “ super réseau européen d’électricité ” avec notamment l’édification de 45 barrages sur le Rhône, depuis la frontière suisse jusqu’à la mer, soit un gigantesque escalier. Dès 1902, Léon Mähl avec ses collègues Harlé et Blondel, envisage de construire un barrage à Génissiat pour alimenter Paris en électricité. L’idée de ces précurseurs, quelque peu modifiée, sera reprise par la Compagnie Nationale du Rhône dès 1938. Achevé en 1948, il symbolise la reconstruction d’après-guerre.
De type "masse" (qui retient les eaux par sa seule masse), il est le premier de la série de barrages français permettant d'exploiter l'énergie électrique et de réguler les crues du Rhône.

Établie au pied du barrage, la centrale hydroélectrique de Génissiat est équipée de six groupes de production principaux et de deux groupes auxiliaires. Le débit du fleuve est amené aux turbines par six conduites forcées. Le débit maximum turbinable est de 750 m3/sec. Chacune des six turbines verticales a une puissance de 66 MW et entraîne le rotor d’un alternateur. La tension des alternateurs est ensuite élevée de 15 000 à 220 000 V par des transformateurs.

 

Le courant électrique est alors transmis à un poste EDF d’évacuation d’énergie au réseau électrique européen.

Un événement exceptionnel : les chasses du Haut-Rhône


Cette opération, qui consiste à évacuer 1,5 million de tonnes de matériaux fins provenant de la rivière Arve et s’accumulant en amont du barrage, a lieu tous les trois ans à Génissiat. Ces matériaux transitent à travers l’aménagement de Génissiat, puis tout au long de la chaîne des ouvrages français jusqu’à la Méditerranée.

Les ouvrages du fleuve

Le Rhône compte 20 aménagements le long de son cours français, regroupant barrages, écluses et centrales hydroélectriques. Ils sont gérés par la Compagnie Nationale du Rhône (CNR) sauf Cusset (EDF).
 
Les ouvrages fonctionnent tous au fil de l’eau : celle-ci est turbinée au fur et à mesure de son arrivée dans la retenue. Seul l’aménagement de Génissiat peut éventuellement assurer un stockage de l’eau, pour libérer un maximum d’énergie en période de forte consommation.

Les aménagements sont contrôlés :

. pour le Haut-Rhône : par le poste de conduite centralisée de Génissiat
. pour le reste du fleuve : par le poste de surveillance hydraulique de Châteauneuf du Rhône.

© Compagnie Nationale du Rhône






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