P.P.Rubens

Publié le par Franck

Pierre Paul Rubens

Pierre Paul Rubens (prononcé [ʁybɛns] à la belge, ou [ʁybɛ̃s] à la française), ou Peter Paul Rubens en néerlandais, né le 28 juin 1577 à Siegen (Westphalie). Mort le 30 mai 1640 à Anvers. XVIIe siècle, est un peintre baroque flamand.

Aidé par un atelier important, Rubens produisit une œuvre considérable dans des genres divers. Il a accepté de peindre un grand nombre de portraits mais, « d'instinct plus porté aux grand travaux qu'aux petites curiosités » comme il l'écrivait lui-même, il a surtout réalisé des grands projets religieux, des peintures mythologiques, et d'importantes séries de peintures historiques. Prisé des Grands pour l'érudition et le charme de sa conversation, il mena à bien une importante mission diplomatique et a joui d'une position sociale sans égale chez les artistes de son temps.

 

 

 

Biographie


Isabella Brant, Florence, Uffizi
Pierre Paul Rubens avec Isabella Brant
Alte Pinakothek, Munich
L'Éducation de Marie de Médicis peint de 1621 à 1625 pour le Palais du Luxembourg.

Pierre Paul Rubens est né à Siegen en Westphalie, dans le Saint-Empire romain germanique à 300 km d'Anvers. Son père, Jan Rubens (1530-1587) avocat protestant prospère et sa mère, Maria Pypelinckx (1537-1608) avaient quitté Anvers (Pays-Bas espagnols) pour échapper à une persécution religieuse. En 1589, deux ans après la mort de son père, Rubens et sa mère retournèrent à Anvers, où il se fit baptiser à la religion catholique. Beaucoup de ses tableaux représentent des sujets religieux.

Il est marié :

a) de 1609 à 1626 à Isabella Brant
b) dès 1630 à Hélène Fourment.

et a trois enfants de sa première union et quatre de la seconde :

a1) Serena,
a2) Albert
a3) Nicolas (seigneur de Ramey, mort le 28/09/1655 ; le 9 octobre 1640 à Saint-Jacques d'Anvers, il épouse Constance Helman, née le 22 août 1509, 5° enfant de Ferdinant, échevin d'Anvers, et de sa première épouse, Anne Hellemans, épousée à Saint Jacques le 29 janvier 1580  .
b4) Clara Johanna,
b5) François,
b6) Hélène et
b7) Pierre Paul.

À Anvers, il fut placé en apprentissage de 1589 à 1598 chez quelques peintres éminents de son époque (entre autres Adam van Noort et Otto van Veen). Sur leurs conseils, il partit en Italie de 1600 à 1608 pour étudier les œuvres de la Renaissance. Il séjourne notamment à Gênes, Mantoue, Venise et Rome où il assimile les styles et copie les œuvres de Raphaël, Le Caravage, et surtout Titien dont il retient la fougue du coloris. À son retour à Anvers en 1608, le souvenir de l'Italie se perpétura également dans sa signature , qui ne changera jamais : « Pietro Paolo Rubens ».

Il comprend le français, l'allemand, l'italien, l'espagnol et le latin.

Il fut le peintre officiel de la Cour d'Albert et Isabelle, régents des Pays-Bas espagnols de 1609 à 1621, de la Cour de l'Infante Isabelle de 1621 à 1633, de la Cour du cardinal infant Ferdinand de 1636 à 1640.

Rubens fut anobli en tant que « noble de la maison de la sérénissime infante » en 1624 par Philippe IV d'Espagne et fait chevalier par le roi Charles Ier d'Angleterre pour le récompenser de ses efforts diplomatiques à faire aboutir un traité de paix entre l'Espagne et l'Angleterre.

Une de ses commandes consista à peindre le plafond de la Maison des banquets au Palais de Whitehall. Mais sa plus grosse commande fut celle de 60 toiles pour le pavillon de chasse, la Torre de la Parada de Philippe IV d'Espagne, (Les métamorphoses). On peut aussi citer la décoration de la Galerie Médicis au Palais du Luxembourg, cycle décoratif sur la vie de la reine de France, et veuve d'Henri IV, Marie de Médicis, peint entre 1622 et 1625.

En 1635-1636, Rubens va peindre un Jugement de Pâris, directement élaboré à partir du Jugement de Pâris de Raphaël, gravé par Raimondi. La seule différence, Rubens s'inspire de l'œuvre vue en miroir. C'est cette œuvre de Raphaël, vue en miroir, qui permettra à Picasso de peindre ses Demoiselles d'Avignon en 1907, peinture qui aurait dû porter comme titre: Le Jugement de Pâris.

Lorsque Marie de Médicis connut son ultime exil, c'est Rubens qui la recueillit et qui la protégea jusqu'à sa fin. Elle finit d'ailleurs sa vie, deux ans après la mort du peintre, dans la maison natale de celui-ci.

Rubens tomba malade et son état s’aggrava, jusqu’à l’amener à mourir en 1640. Il fut enterré à l'église Saint-Jacques (Sint-Jacobskerk) d'Anvers.

Importance  

Signature de Rubens

Rubens fut non seulement un artiste de renom mais aussi un diplomate et un habile négociant, faisant de lui un personnage alors connu dans toute l'Europe. Son atelier anversois mobilise des talents très divers, comme Frans Snyders pour la peinture animalière ; ses collaborateurs les plus importants furent Jacob Jordaens et Antoine Van Dyck. Sa fortune artistique fut immense, à travers un corpus immense de peintures et de dessins : l'un des peintres l'ayant le plus admiré, Delacroix le surnommait le « Homère de la peinture », et Rubens incarne le primat de la couleur dans l'histoire de l'art européen du XVIIe siècle, poursuivant en cela la leçon des grands Vénitiens et demeurant l'un des peintres les plus importants de l'art occidental.

Au cours de la vente aux enchères du 10 juillet 2002 chez Sotheby's, la peinture de Rubens Le Massacre des Innocents fut vendue pour un prix de 60,98 millions d'euros (soit 400 millions F, 49,5 millions £, 76,2 millions USD) à Lord Thomson.

Comme beaucoup de grands peintres, Pierre-Paul Rubens eut une grande quantité d'assistants. La particularité de cette situation vient du fait que ses assistants et collaborateurs furent, pour nombre d'entre eux, de grands peintres à leur tour quand ils ne l'étaient pas déjà.

Œuvres  

La Descente de croix au palais des Beaux-Arts de Lille
  • La Transfiguration (1605), huile sur toile, 407 x 670 cm, musée des Beaux-Arts de Nancy.
  • L'Érection de la croix (1609-1611), huile sur bois, panneau central de 460 x 340 cm, panneaux latéraux de 460 x 150 cm, Cathédrale Notre-Dame d'Anvers.
  • La Descente de Croix (1612), triptyque pour la cathédrale Notre-Dame d'Anvers.
  • La Résurrection du Christ (1612), triptyque destiné à la chapelle de la famille Plantin-Moretus, Cathédrale Notre-Dame d'Anvers.
  • Tête d'enfant (v. 1616) (probablement Clara Serena, la fille aînée de l'artiste), huile sur toile montée sur bois, 33 x 26,3 cm, Vaduz, Liechtensteinische Staatliche Kunstsammlung.
  • Vieille femme et jeune garçon aux chandelles (v. 1616-1617), huile sur bois, 79 x 61 cm, La Haye, Mauritshuis.
  • La Descente de croix (1616-1617), 425 x 295 cm, Lille, Musée des Beaux-Arts de Lille ; peinte pour la chapelle des Capucins de Lille, elle est proche de la version réalisée pour la cathédrale d'Anvers.
  • Liberté des Femmes (v. 1617).
  • L'Adoration des mages (v. 1617-1618), huile sur toile, 251 cm x 328 cm, musée des Beaux-Arts de Lyon.
  • L'Enlèvement des filles de Leucippe (1620),
  • L'Éducation de Marie de Médicis (1620-1621), commandé par Marie de Médicis en 1620 pour l'une des deux galeries de son palais du Luxembourg à Paris (conservée au Louvre),
  • L'Assomption de la Vierge (1626), panneau, 490 x 325 cm, Cathédrale Notre-Dame d'Anvers,
  • La Vierge et l'Enfant trônant avec les saints (v. 1627-1628), esquisse pour un retable, huile sur bois, 80,2 x 55,5 cm, Berlin, Staatliche Museen, Gemäldegalerie.
  • Allégorie sur les bénédictions de la paix (1629-1630), huile sur toile, 203,5 x 298 cm, Londres, National Gallery.
  • Portrait d'une femme (v. 1630), peut-être Clara Fourment (1595-1643), huile sur bois, 114,5 x 90,5 cm, La Haye, Mauritshuis.
  • Orphée aux enfers (1635),
  • Le Jugement de Pâris (1635-1636), huile sur toile, 144 x 190 cm, Londres, National Gallery.
  • Autoportrait (v. 1639), huile sur toile, 109,5 x 85 cm, Vienne, Kunsthistorisches Museum.
  • Diane et ses nymphes surprises par des satyres (v. 1640), huile sur toile, 128 x 314 cm, Madrid, musée du Prado ; cette peinture permettra à Paul Cézanne d'élaborer La Lutte d'amour.
  • la Toilette de Vénus, huile sur toile, 124 cm x 98 cm, Vaduz, Fürst. Lichtensteinische Gemäldegalerie (galerie princière du Liechtenstein)
  • La Dernière Communion de saint François d'Assise, Anvers, musée royal des Beaux-Arts.
  • L'Adoration des bergers (1619), huile sur toile, 340 x 248,5 cm, pour le couvent des capucins d'Aix-la-Chapelle, conservée à Rouen, musée des Beaux-Arts.

 

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Publié dans Peintres

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