Le Papyrus

Publié le par Franck

Papyrus (papier)

Papyrus égyptien

Le papier de papyrus (Grec πάπυρος, papyros ; « papyrus » en latin, au pluriel, papyri) fut probablement inventé il y a 5 000 ans, en utilisant la tige de la plante Cyperus papyrus, et fut largement utilisé en Égypte et dans d'autres régions voisines pour fabriquer les rouleaux manuscrits. Plus tard, lors de l'invention du codex et du livre, on a commencé à en faire des feuilles de papier.


Fabrication et conservation 

Gros plan de la texture du papyrus

Le principe de fabrication du papier de papyrus réside dans la superposition de fines tranches de la tige de la plante, humidifiées, placées en couches et positionnées perpendiculairement les unes sur les autres et compressées. Normalement, seul un côté du papier était utilisé, sur lequel un traitement à base de colle  était appliqué afin d'éviter que l'encre ne coule. Chaque morceau ne dépassait pas un demi-mètre de longueur, mais on pouvait assembler de nombreuses feuilles les unes aux autres, pour former de longs rouleaux (comme le papyrus Harris, qui mesure 40 mètres de long). En raison de leurs prix élevés, les papyrus furent rapidement remplacés par les ostraca.

Dans les climats secs, comme en Égypte, le papyrus se conserve convenablement, mais dès lors qu'il est humidifié, la structure se désagrège et l'encre va se diffuser dans les fibres végétales, comme ce fut le cas des manuscrits importés en Grèce et en Italie. Certains exemplaires extraordinaires ont été retrouvés en Égypte, comme les papyrus d'Éléphantine, et les découvertes d'Oxyrhynque ou de Nag Hammadi. À Herculanum, la « Villa des Papyri » qui contient la bibliothèque du beau-père de Jules César fut préservée de l'éruption du Vésuve, et possède de nombreux papyrus intéressants, dont tous n'ont pas encore été récupérés.

Papyrus connus 

Présentation par ancienneté

Hiéroglyphe
Écriture hiéroglyphique

Quelques hiéroglyphes
Hiéroglyphes sur le temple de Kôm Ombo

Caractéristiques
Type logogrammes et phonogrammes
Langue(s) ancien égyptien, moyen égyptien
Historique
Époque Du IVe millénaire av. J.-C. au IVe siècle
Système(s)
dérivé(s)
hiératique, démotique
Encodage
ISO 15924 Egyp
Cartouche vie.jpg
Cet article fait partie de la série
Vie quotidienne dans l'Égypte antique
Quotidien
Alimentation
Habitat - Exode rural
Jeux - Agriculture/Jardinage
Calendrier - Culte des morts
Art
Langue - Écriture
Sculpture - Gravure

Un hiéroglyphe est un caractère de l’écriture égyptienne.

L’écriture hiéroglyphique est figurative : les caractères qui la composent représentent en effet des objets divers, — naturels ou produits par l'homme —, tels que des plantes, des figures de dieux, d'humains et d'animaux ... (cf. classification des hiéroglyphes). Les égyptologues y distinguent traditionnellement trois catégories de signes : les signes-mots (ou idéogrammes), qui désignent un objet ou, par métonymie, une action ; les signes phonétiques (ou phonogrammes), qui correspondent à une consonne isolée ou à une série de consonnes ; les déterminatifs, signes « muets » qui indiquent le champ lexical auquel appartient le mot.

Apparue à la fin du IVe millénaire av. J.-C. en Haute-Égypte‎ (sud du pays), l'écriture hiéroglyphique est utilisée jusqu’à l'époque romaine, soit pendant plus de trois mille ans. La connaissance des hiéroglyphes se perd avec la fermeture des lieux de culte païens par l’empereur Théodose Ier vers 380, et il faudra, après la découverte de la pierre de Rosette, le génie de Jean-François Champollion pour briser, après quatorze siècles, ce qui paraissait être « un sceau mis sur les lèvres du désert ».


Étymologie [

Le mot hiéroglyphe dérive du grec ἱερογλύφος / hieroglúphos, formé lui-même à partir de ἱερός / hierós (« sacré ») et γλύφειν / glúphein (« graver »).

À l'époque gréco-romaine, il désignait « celui qui trace les hiéroglyphes » et non les hiéroglyphes eux-mêmes, qui se disaient τὰ ἱερογλυφικά (γράμματα) / tà hieroglyphiká (grámmata), c'est-à-dire « les (caractères) sacrés gravés » sur les monuments (stèles, temples et tombeaux). Ultérieurement, par un glissement de sens, le mot hiéroglyphes finit par désigner les caractères hiéroglyphiques eux-mêmes.

Les Égyptiens eux-mêmes nommaient leur écriture medou-netjer (« parole divine ») soit, en translittération, mdw nṯr :
R8 S43 Z3

Par extension, on qualifie souvent de hiéroglyphique une écriture utilisant le même principe logographique que l'égyptien. Ainsi, on parle du hittite ou du maya hiéroglyphiques. Il n'est cependant pas admis de dire des caractères chinois qu'ils sont des hiéroglyphes (ce sont des sinogrammes). Hiéroglyphes comme sinogrammes appartiennent à l’ensemble plus vaste des logogrammes (à ne pas confondre avec les logotypes, symboles propres à une entreprise ou à un produit.)

Histoire et évolution 

Dernière inscription hiéroglyphique connue, porte d'Hadrien à Philaé

L'écriture hiéroglyphique est attestée dès la fin du IVe millénaire av. J.-C, peu après l'apparition des caractères cunéiformes en Mésopotamie. Elle fut employée pendant plus de 3 000 ans : la dernière inscription connue à ce jour est datée du 24 août 394, et se trouve dans le temple de Philaé.

Dès l'Ancien Empire, l’égyptien hiéroglyphique fut un système d’écriture où se mêlaient idéogrammes, signes consonantiques (unilitères, bilitères, et même trilitères) et déterminatifs (voir plus bas). À partir de la XVIIIe dynastie, les scribes utilisaient un certain nombre de bilitères comme syllabaires (sȝ, bȝ, kȝ etc.) pour transcrire les noms sémitiques ou d’origine sémitique, mais l’écriture dite syllabique ne sortit jamais de ce domaine.

Quelle que soit leur fonction, les signes sont figuratifs : ils représentent quelque chose de tangible, souvent facilement reconnaissable, même pour quelqu'un qui ignore le sens du signe. En effet, pour le dessin des hiéroglyphes, les Égyptiens s'inspirèrent de leur environnement : objets de la vie quotidienne, animaux, plantes, parties du corps. À l'époque de l'Ancien, du Moyen et du Nouvel Empire, il existait environ sept cents signes hiéroglyphiques, alors qu'à l'époque gréco-romaine, on en dénombrait plus de six mille.

Les hiéroglyphes furent gravés sur pierre ou bien, dans le cas de l'écriture hiératique, tracés au calame et à l'encre sur un support moins durable.

L'utilisation des hiéroglyphes gravés se limitait aux domaines où l'esthétique et/ou la valeur magique des mots avaient de l'importance : formules d'offrandes et fresques funéraires, textes religieux, inscriptions officielles.

L'écriture hiératique en est la forme cursive. Réservée aux documents administratifs et aux documents privés, elle avait pour support le papyrus, les ostraca (tessons de poterie ou de calcaire), le parchemin ou encore des tablettes de bois. Les égyptologues la distinguent des hiéroglyphes appelés linéaires, qui furent peints sur les sarcophages en bois et les papyrus des « Livres des morts ». Les hiéroglyphes linéaires conservent davantage l'aspect figuratif des hiéroglyphes gravés, mais furent tracés avec moins de précision que ces derniers.

À partir de l'époque saïte (XXVIe dynastie), l'hiératique fut partiellement supplanté par une nouvelle cursive, le démotique. Il s'agit d'une simplification extrême de l'écriture hiératique, réservée aux actes administratifs et aux documents de la vie courante, d'où son nom d'écriture « populaire ». L'hiératique n'était alors plus utilisé que pour consigner des textes religieux ou sacerdotaux, conjointement avec les hiéroglyphes, d'où son nom d'écriture « sacerdotale ». À l'époque ptolémaïque, le grec s'imposa de plus en plus comme langue administrative : à partir de -146 les contrats écrits uniquement en démotique avaient perdu toute valeur légale

Le copte est le dernier stade de la langue et de l'écriture égyptiennes. Il est encore utilisé de nos jours, mais uniquement comme langue liturgique. Il s'écrit au moyen de l'alphabet grec auquel on a ajouté sept caractères démotiques pour transcrire les sons étrangers au grec.

L'écriture égyptienne n'est plus utilisée actuellement pour écrire quelque langue moderne que ce soit. Cependant, selon certains chercheurs, c'est elle qui, via le proto-sinaïtique, aurait donné naissance à l'alphabet phénicien, lequel, à son tour, sera à l'origine des alphabets hébreu, araméen et grec, donc des caractères latins et cyrilliques.

Le système d'écriture 

Reproduction de la pierre de Rosette

Les hiéroglyphes gravés sont tous, ou peu s'en faut, figuratifs : ils représentent des éléments réels ou imaginaires, parfois stylisés et simplifiés, mais parfaitement reconnaissables dans la plupart des cas.

Champollion, le déchiffreur des hiéroglyphes, considéré comme le père de l'égyptologie, définit le système hiéroglyphique comme suit :

« C'est un système complexe, une écriture tout à la fois figurative, symbolique et phonétique, dans un même texte, une même phrase, je dirais presque dans un même mot. »

En effet, un même caractère peut, selon le contexte, être interprété de diverses manières : comme phonogramme (lecture phonétique), comme idéogramme ou comme déterminatif (lecture sémantique). Nous verrons plus loin que le déterminatif, qui ne se lit pas, facilite la lecture en « déterminant » le champ lexical auquel le mot appartient : ainsi, le déterminatif de l'« homme assis » (A 1 d'après la classification de Gardiner) accompagne les mots désignant la fonction (« vizir », « prêtre »), la profession (« artisan »), l'ethnie (« Asiatique », « Égyptien », « Libyen », « Nubien ») ou encore les liens de parenté (« père », « fils », « frère »).

Dans les parties qui suivent, les hiéroglyphes seront translittérés, c'est-à-dire retranscrits à l'aide de symboles d'un autre système d'écriture.

Article détaillé : Translittération des hiéroglyphes.
Lecture phonétique 

On lit le caractère indépendamment de son sens, selon le principe du rébus. Les phonogrammes sont formés soit d'une consonne (signes dits mono- ou unilitères), soit de deux (signes bilitères) ou de trois (signes trilitères). Les vingt-quatre signes unilitères constituent le pseudo-alphabet hiéroglyphique .

Il faut préciser que l'écriture hiéroglyphique s'apparente à un abjad : elle ne note pas les voyelles, à la différence du cunéiforme par exemple. C'est une écriture défective (scriptio defectiva).

Ainsi, le hiéroglyphe représentant un canard se lit , car telles étaient les consonnes du mot désignant cet animal. On peut cependant utiliser le signe du canard sans rapport avec le sens pour représenter les phonèmes s et ȝ à la suite (indépendamment des voyelles qui pourraient accompagner ces consonnes) et ainsi écrire des mots comme , « fils » ou, en complétant avec d'autres signes qu'on détaillera plus loin, sȝw, « garder, surveiller », sȝṯ.w, « terre

ferme



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A
<br /> <br /> Y A KELKUN ? BON LAISSE TOMBER.<br /> <br /> <br /> <br />
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A
<br /> <br /> Bonjour Artaban,<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Premièrement, je trouve ton blog très beau et intéressant, est ce que je peux le mettre en lien sur mon blog aletheias.over-blog.com.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Si l’idée véhiculée sur mon blog ne te dérange pas!<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> J’aurai une question vu votre connaissance du sujet, au sujet du papyrus p 52: nous avons Jean 18 :31-33 au resto et <br /> Jean 18 :37-38 au verso, mais logiquement il eut du avoir d’autres verset, vu qu’il s’agit de seulement trois ligne de différence. <br /> <br /> <br /> En espérant que vous ayez une réponse logique et que je ne vous dérange pas trop.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Cordialement Aletheias<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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L
<br /> En voilà un sujet qui me passionne pour différentes raisons j'ai toutes une documentation su l'origine des écrits et là encore une fois tu m'épates je ne suis pas allée de lien en lien car je<br /> connais un peu le sujet mais ton article est très bien fait de plus je me suis pensée ah que ça sur la pierre de Rosette et comme d'habitude que henni tu as bien expliqué la génèse de cette affaire<br /> (et puis j'ai mon nonno qui a réçu à Rosette pour son travail et donc il m'avait expliquée pleins de choses je te trouve génial et continues de nous régaler mon cher artaban biz mon franck préféré<br /> à plus tard<br /> <br /> <br />
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