j'ai le regret de vous annoncer;
que j'arrête mon blog.
Je souffre trop, mes escarres
m'enpêche de m'asseoir.
L'infirmière m'ordonne de rester allongé.
Merci à tous

Artaban vous souhaite la bienvenue !
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| Papaver rhoeas | |||
| Classification classique | |||
| Règne | Plantae | ||
| Sous-règne | Tracheobionta | ||
| Division | Magnoliophyta | ||
| Classe | Magnoliopsida | ||
| Sous-classe | Magnoliidae | ||
| Ordre | Papaverales | ||
| Famille | Papaveraceae | ||
| Genre | Papaver | ||
| Nom binominal | |||
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Papaver rhoeas L., 1753 |
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| Classification phylogénétique | |||
| Ordre | Ranunculales | ||
| Famille | Papaveraceae | ||
| Références | |||
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Le coquelicot (Papaver rhoeas), appelé aussi ponceau, pavot coquelicot ou encore pavot rouge, est une plante dicotylédone de la famille des Papavéracées, ou pavots. Très abondant dans les champs, les bords de chemins ou les terrains vagues à partir du mois d'avril en Europe, il se distingue par sa couleur rouge et par le fait qu'il forme souvent de grands tapis colorés visibles de très loin et qui ont souvent inspiré les peintres impressionnistes (on doit à Claude Monet plusieurs tableaux de champs de coquelicots). D'abord écrit coquelicoq (1545), son nom est une variante de l'ancien français coquerico, désignant le coq par onomatopée. Il s'agit d'une métaphore entre la couleur de la fleur et celle de la crête du coq.
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Le coquelicot est une plante annuelle d'apparence fragile, à l'image de sa tige très fine et velue, peu ramifiée, qui se révèle immanquablement dans les terrains fraîchement remués pour
dépasser les champs, herbes et céréales, parmi lesquelles elle pousse.
Lorsqu'on la coupe, elle laisse échapper un suc laiteux, comme les autres pavots.
Les feuilles, généralement sessiles et
alternes, sont découpées en lobes étroits et dentés. Les fleurs comportent quatre pétales un peu froissés qui se recouvrent peu. Leurs nombreuses étamines
ont des anthères noir bleuté. Les fruits (à ne pas confondre avec les fleurs en boutons) sont des capsules glabres
contenant une grande quantité de graines, facilement disséminables par le vent.
Sont très proches du coquelicot et souvent confondues avec lui deux espèces de pavots, P. dubium, ou pavot douteux, aux fleurs plus claires, et P. hybridum (pavot hybride), dont les pétales foncés portent des taches noires à leur base. Autre espèce voisine, P. argemone (pavot argémone), de petite taille et dont les pétales ne se chevauchent pas.
Le sommet du fruit du coquelicot est percé d'une série d'ouvertures par lesquelles s'échappent les graines, comme les grains de sel hors de la salière à couvercle perforé.
Comme tous les pavots, le coquelicot a des effets narcotiques dus aux alcaloïdes qu'il contient. En phytothérapie, on utilise ses pétales séchés, dont on fait le plus souvent des tisanes. Ses effets apaisants se font sentir sur l'adulte, mais surtout sur les jeunes enfants (on mélangeait autrefois du coquelicot à la bouillie des enfants pour faciliter leur sommeil). Par ses propriétés émollientes, sédatives et béchiques, le coquelicot est un calmant de la toux et des irritations de la gorge. Il est alors utilisé sous forme de pastilles à sucer. Il existe un sirop de coquelicot.
Même si elles sont moins grosses que celles de certains pavots, les graines du coquelicot sont utilisées comme elles en pâtisserie ou pour confectionner des pains aromatisés.
Si l'on ne peut pas se passer de les cueillir pour en faire un bouquet, on empêche les fleurs de se faner dans la journée en prolongeant leur épanouïssement par la cautérisation de la tige à l'endroit où elle a été coupée.
On suppose que le coquelicot est originaire d'Europe du Sud ou du Moyen-Orient, mais on n'en a aucune preuve. Toujours est-il que la plante, associée aux cultures céréalières, est répandue dans toute l'Europe tempérée, en Asie et en Amérique du Nord. Les anglophones l'appellent corn poppy ou field poppy, autrement dit pavot du maïs ou des champs. Plusieurs noms en Allemagne : Klatschmohn (pavot ou pavot éclatant), mais aussi Feldmohn (pavot des champs). En Italie, la fleur s'appelle rosolaccio (dérivé de rosa = rose), ou tout simplement papavero (pavot). En Espagne, le coquelicot est une amapola ou dans certaines régions un ababol, emprunts au latin papaver par l'intermédiaire de l'arabe. Il semble bien que la métaphore avec la crête du coq soit une particularité française. "Papoila" ou "papaoula" c'est le nom de la coquelicot au Portugal. Il existe aussi "la liqueur de coquelicot de Nemours".
Le coquelicot a également été associé au XXe siècle, en particulier dans les pays du Commonwealth (Royaume-Uni, Canada, Australie, Nouvelle-Zélande…) au souvenir des combattants, et tout spécialement des soldats tombés lors de la Première Guerre mondiale, à l'instar du bleuet en France.
Cette allégorie du coquelicot découle d'un poème datant du printemps 1915, écrit par le lieutenant-colonel John McCrae, un médecin du Corps de santé royal canadien qui fut témoin de la terrible seconde bataille d'Ypres. Il s'intitule In Flanders Fields (Au champ d'honneur). En fait, les coquelicots fleurissaient dans les pires champs de Somme et des Flandres, et leur couleur rouge était un symbole approprié pour le bain de sang de la guerre de tranchées.
De plus, une Française, Madame E. Guérin, proposa à l'époque au maréchal britannique Douglas Haig que les femmes et les enfants des régions dévastées de France produisent des coquelicots afin de recueillir des fonds pour venir en aide aux gueules cassées. En novembre 1921, les premiers coquelicots furent distribués. La tradition se poursuit depuis.
Ingredients:| Ernest Hemingway | |
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Hemingway sur son bateau vers 1950
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| Activité(s) | Romancier |
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| Naissance |
21 juillet 1899 Oak Park, Illinois |
| Décès |
2 juillet 1961 (à 61 ans) Ketchum, Idaho |
| Langue d'écriture | Anglais |
| Mouvement(s) | Génération perdue |
| Genre(s) |
Roman Nouvelle Reportage |
| Distinctions |
Prix Nobel de littérature (1954) Prix Pulitzer (1953) |
| Œuvres principales | |
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Ernest Miller Hemingway, connu sous le nom de Ernest Hemingway, né le 21 juillet 1899 à Oak Park dans l'Illinois aux États-Unis et mort suicidé le 2 juillet 1961 à Ketchum, Idaho, est un romancier et nouvelliste américain. Il participa à la Première Guerre mondiale, avant d'écrire et d'obtenir le Prix Pulitzer en 1953 pour son livre, Le Vieil Homme et la Mer, et devient lauréat du Prix Nobel de littérature en 1954.
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Ernest Miller Hemingway est né à Oak Park près de Chicago, le 21 juillet 1899. Il est le fils de Clarence Hemingway, dentiste, et de Grace Hall, dont le père est un grossiste en coutellerie très aisé. C'est le deuxième enfant d’une famille qui en comptera six : Marceline, née en 1898, Ernest, Ursula, née en 1902, Madeleine née en 1904, Carol, née en 1911, et enfin, Leicester Clarence, né en 1915.
En 1900, Clarence et Grace font construire un chalet, surnommé « Windemere » au bord du lac Willon, à Hortons Bay, dans une région habitée par les indiens Ojibways. Clarence initie très tôt son fils à la chasse et à la pêche. En 1909, son père lui offre son premier fusil de chasse, pour son 10e anniversaire.
À partir de 1913, Ernest étudie à la High School d’Oak Park. Il découvre Shakespeare, Dickens, Stevenson, et participe activement à la vie sportive et culturelle de son école. En 1916, ses premières histoires et poèmes paraissent dans Tabula et Trapeze, des revues littéraires de l’école. Après avoir obtenu son diplôme en 1917, Hemingway renonce à suivre des études universitaires pour devenir journaliste au Kansas City Star, sous l’influence bienveillante de son oncle paternel, Alfred Tyler Hemingway.
Lors de l’entrée en guerre des États-Unis le 6 avril 1917, l'incorporation d'Hemingway est refusée une première fois à cause d’un œil défaillant. En avril 1918, il parvient cependant à incorporer la Croix-Rouge italienne et après avoir traversé l’Atlantique sur le Chicago, il débarque à Bordeaux, gagne Paris puis Milan, où il arrive le 6 juin. Après plusieurs semaines passées à l’arrière, il rejoint le front. Le 8 juillet, un tir de mortier le blesse aux jambes, tue un de ses camarades et en blesse grièvement deux autres. Alors qu’il tente de ramener un camarade vers l’arrière, il est de nouveau blessé par un tir de mitrailleuse, mais parvient à un poste de secours, avant de s’évanouir. Pendant sa convalescence de trois mois dans un hôpital de Milan, il s’éprend d’une jeune infirmière américaine, Agnes Von Kurowsky, qui lui inspirera le personnage de Catherine Barkley dans L'Adieu aux armes.
Au mois de mars 1921, Ernest Hemingway, journaliste auprès des troupes grecques, témoigne de la violence de l’affrontement à Inönü en Anatolie, au cours de la guerre gréco-turque.
Il demeure, avec sa femme Hadley, au troisième étage du 74 rue du cardinal Lemoine (Paris), de janvier 1922 à août 1923.
Il prendra part comme journaliste à la guerre d'Espagne, aux côtés des Républicains (Pour qui sonne le glas, roman qui le rendra célèbre), il y rencontrera Malraux. Les carnages dont il est témoin le convainquent de la vacuité et du mensonge du langage abstrait.
Conséquence de son expérience sur les champs de bataille, il supprime de son écriture tous les mots inutiles, simplifiant la structure de la phrase et se concentrant sur les objets et les actions concrètes : « Ce qu'il faut, c'est écrire une seule phrase vraie. Écris la phrase la plus vraie que tu connaisses. » Dans la nouvelle Sur l'écriture, son personnage fétiche, Nick Adams, déclare vouloir « écrire comme Cézanne peint », c'est-à-dire en supprimant tous les « trucs » qu'affectionnent les autres écrivains (idée qui est développée de manière plus intimiste dans Paris est une fête).
Il adopte une éthique qui met l'accent sur le courage face à l'adversité ; ses héros sont des hommes forts, silencieux, et très curieux des femmes.
Lors de la Seconde Guerre mondiale, il participa au débarquement des Alliés en Normandie et à la Libération de Paris. En juillet 1944, il réussit à avoir une entrevue avec le général Leclerc au moment où celui-ci, pressé par le général de Gaulle, se demandait s'il investirait Paris malgré l'interdiction qui lui en était faite par sa hiérarchie américaine. Hemingway se présenta en tenue mi-militaire, mi-civile et demanda un blindé de reconnaissance, deux ou trois jeeps et une demi-douzaine d'hommes. Il voulait tout simplement libérer le bar du Ritz ! Hemingway garda une mauvaise image de ce général qui l'éjecta en le traitant de clown.
Ernest Hemingway est l'un des représentants les plus typiques de ce que l'on a appelé, aux États-Unis, la « génération perdue » à savoir la génération qui fut jetée — voire pratiquement sacrifiée — dans la Première Guerre Mondiale et dont les survivants sont revenus totalement désabusés. Partis en « mission » quasi héroïque, ils n'avaient croisé, en Europe, que les horreurs de la grande boucherie : des victimes misérables et des chefs de bataillons pitoyables. Ce choc porta un coup fatal à leurs idéaux de gloire, d'honneur ou de patrie.
Pour Hemingway, la vie a été la plus forte car il est parvenu, d'une certaine façon, à redonner un sens à l'aventure humaine à travers une œuvre qui va du scepticisme négateur et désespéré de ses premières œuvres aux affirmations et au stoïcisme de la maturité. Mais sa déchéance physique et son suicide marquent peut-être les limites de ce credo. Son talent narratif fait de lui l'un des écrivains les plus influents du XXe siècle.
L'auteur arrive toujours à capter l'intérêt du lecteur par l'évocation tragique des grands combats politiques du siècle (comme la guerre d'Espagne) ou par la promotion de certaines valeurs morales telles que le dépassement de soi ou le goût de l'aventure, et ce dans une écriture très simple, épurée à l'extrême, enchaînant les actions du récit de manière journalistique, voire presque « télégraphique », comme l'a expliqué le traducteur français de ses deux premiers romans, Maurice Edgar Coindreau. Ce style unique, parfaitement identifiable, fait de lui un écrivain à part entière dans l'histoire de la littérature mondiale. Pour Hemingway en effet, l'esthétique implique avant tout une éthique et non une métaphysique (comme l'écrivait Sartre sur Faulkner). Son œuvre est couronnée par le prix Nobel de littérature en 1954 « pour le style puissant et nouveau par lequel il maîtrise l'art de la narration moderne, comme vient de le prouver Le Vieil Homme et la Mer ». Il donnera à Stockholm, devant le jury de l'Académie suédoise, le discours le plus court de l'histoire de cette institution.
Devenu impuissant, se sentant sombrer dans la cécité à cause du diabète et touché par la folie, il se suicide en 1961, lui qui avait toujours blâmé son père pour son suicide, considérant cela comme un acte de lâcheté.
Homme à femmes, Ernest Hemingway se maria quatre fois :
Les romans et nouvelles d'Ernest Hemingway ont été de nombreuses fois portés à l'écran.
Un rouet est un instrument ancien à roue actionné par une pédale ou une manivelle, et servant au filage de la laine, le chanvre ou le lin et toute autre fibre.
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Au XIIIe siècle, le fuseau est remplacé dans plusieurs régions d’Occident par le rouet actionné au moyen d’une manivelle pour filer les textiles.
En Europe, l’usage du rouet à ailette se généralise à la fin du XVe siècle.
Gandhi et ses partisans fabriquaient les vêtements qu'ils portaient et encourageaient les autres à faire de même afin d'atteindre économiquement l'économie britannique qui détenaient les filatures industrielles. Le rouet indien, la charkha, fut bientôt incorporé au drapeau du parti du congrès indien.
Un rouet se compose d'une roue actionnée par une ou deux pédales reliées à la roue par des bielles, et qui entraîne l'épinglier et/ou la bobine (selon le type d'entraînement, voir plus bas) à l'aide d'une courroie. La courroie peut-être en cuir, en lin ou plus récemment, en polyuréthane souple.
L'épinglier (appelé aussi peigne) est une pièce en forme de U munie de crochets sur chaque branche, et d'un orifice central par lequel passe le fil. La bobine sur laquelle va s'enrouler le fil, est sur le même axe que l'épinglier car elle doit être aussi en rotation pendant le processus du filage.
En actionnant la roue, l'épinglier et la bobine vont se mettre à tourner. Le fil va être vrillé par l'épinglier puis va s'enrouler sur la bobine. Pour qu'il puisse s'enrouler sur la bobine, épinglier et bobine ne doivent pas tourner à la même vitesse.
Les rouets les plus récents ont différentes vitesses de rotation, appelées ratio.
On peut classer les rouets en trois grandes familles distinctes, en fonction de leur mode d'entraînement. Chaque famille de rouet a des particularités et permet de filer plus facilement une fibre plutôt qu'une autre.
La courroie entraîne l'épinglier et la bobine. C'est la différence entre la poulie de l'épinglier et la poulie de la bobine, qui crée la différence de rotation. À l'origine, ce type de rouet servait surtout à filer le lin.
Ce rouet n’a pas de pédales, la roue est actionnée par une manivelle. C'est le cas notamment de la charkha indienne qui sert à filer le coton.
1 courgette, 1 tranche de dinde, 2 petits cubes de bouillon de volaille, sel, poivre, 1 pincée de piment doux, huile d'olive, la moitié d'un petit oignon.
Commencer par émincer l'oignon et le mettre dans une petite cocotte avec l'huile d'olive. Faire revenir.
Pendant ce temps, couper la tranche de dinde en petit morceaux.
Une fois l'oignon légèrement doré, ajouter la dinde et mélanger.
Prendre un bol, y verser de l'eau très chaude et mettre le cube de bouillon. Une fois qu'il est dissous dans l'eau, le verser peu à peu dans la cocotte. Attendre 5 minutes.
Couper la courgette en petits dés, la mettre dans la cocotte et y verser le reste de l'eau.
Ajouter le cube de bouillon et la pincée de piment doux. Mélanger. Une fois cuit, servir
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Cathédrale Notre-Dame de Laon |
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| Vue générale de l'édifice | |
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| Pays |
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| Région | Picardie |
| Département | Aisne |
| Ville |
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| Culte | Catholique romain |
| Type |
Église paroissiale (cathédrale jusqu'en 1790) |
| Rattaché à | Diocèse de Soissons |
| Début de la construction | 1155 |
| Fin des travaux |
1235 (quelques travaux par la suite) |
| Style(s) dominant(s) | Gothique |
| Classé(e) |
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La cathédrale Notre-Dame de Laon est une cathédrale située à Laon, dans le département de l'Aisne et la région Picardie, qui est l’une des premières de style gothique en France. Construite après celle de Saint-Denis et celle de Noyon, elle est chronologiquement antérieure à la cathédrale Notre-Dame de Paris.
| Cette cathédrale fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis 1840. |
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La cathédrale actuelle fut construite à l'emplacement d'un sanctuaire précédent édifié sous l'épiscopat de l'évêque Gerfrid, (774- †799). Ce premier monument, la cathédrale carolingienne, dédié en l'honneur du saint Sauveur et de sainte Marie, fut consacré le 6 septembre 800 en présence de Charlemagne.
Une nouvelle église est reconstruite sous l'égide d'Élinand, promu évêque de Laon le 14 juin 1052. Le 25 décembre 1071, ce nouvel édifice fut inauguré lors du deuxième couronnement du futur roi Philippe Ier.
Cette cathédrale romane fut incendiée lors de l'insurrection communale survenue le jeudi 25 avril après Pâques de l'année 1112. Au cours de cette révolte, l'évêque Gaudry, détesté par la population de Laon, fut tué alors qu'il s'était caché dans un tonneau du cellier de son évêché attenant à la cathédrale. Mais la cathédrale ne fut pas détruite, la dédicace de l'église réparée ayant eu lieu en 1114 sous l'évêque Barthélemy de Jur.
La construction de l'édifice actuel fut initiée par l'évêque Gautier (Gauthier) de Mortagne. Elle débuta en 1155 et continua jusqu'en 1235.
La construction débuta par le chœur et le grand transept afin de recevoir les nombreux pèlerins. En 1164 eut lieu la translation des reliques de saint Béat, ce qui implique que le chœur était sans doute terminé.
Entre 1170 et 1185 une deuxième campagne de construction mena à l'édification du transept avec ses deux portails (nord et sud) dont il ne reste actuellement que celui du nord.
Très rapidement, on démarra une troisième campagne de construction, afin d'édifier la tour-lanterne d'inspiration normande de la croisée du transept, ainsi que les 4 dernières travées de la nef, afin de contrebuter cette tour-lanterne. Durant cette campagne, on construisit également les tours du transept (tour nord, dite Thomas Becket en souvenir de son passage à Laon en 1163, et tour sud, dite de l'horloge). Vers 1180 : pose des vitraux de la rose nord (dite des arts libéraux).
De 1185 à 1200 eut lieu la quatrième campagne de construction qui réalisa l'achèvement de la nef et de la façade occidentale. Aux environs de 1200, la rosace occidentale du jugement dernier est achevée.
Mais une cinquième et dernière campagne s'avéra nécessaire afin de reconstruire le chœur, lequel profond de seulement trois travées s'était rapidement révélé trop petit. Cette cinquième campagne eut lieu de 1205 à 1220 et vit la construction du chœur à chevet plat comprenant 10 travées, tel que nous le connaissons aujourd'hui.
Enfin vers 1235-1238 se déroula la dédicace de la cathédrale.
En 1250 on édifia une flèche sur la tour sud-ouest ainsi que sur la tour sud. Tout au long du XIVe siècle 27 chapelles furent construites entre les contreforts.
Au cours du XIVe siècle, la façade sud du transept fut complètement refaite. Avec les chapelles latérales, c'est la principale partie de l'édifice qui ne date pas de la première époque de sa construction. Les portails y sont par exemple surmontés de hauts gables, caractéristique typique de la fin du Moyen Âge. Entre 1555 et 1697 on clôtura progressivement les chapelles par des clôtures de pierre.
Le 18 septembre 1692, un tremblement de terre ébranla la flèche.
Si bien qu'au milieu du XIXe siècle, une grande restauration était devenue indispensable, la cathédrale menaçant ruine. La façade occidentale s'était tassée de 80 centimètres. Les travaux de restauration furent confiés à l'architecte Emile Boeswillwald en 1853.
En 1870, l'énorme explosion d'une poudrière fit voler en éclats tous les vitraux, outre quelques 500 morts. Les morceaux des verrières orientales ont été recueillis. Mais la rosace nord a perdu la moitié de ses vitraux dans la catastrophe. Aucun vitrail des chapelles n'a pu être récupéré, tout étant pulvérisé. Les travaux de restauration ne s'achevèrent qu'en 1914.
A l'inverse de la malheureuse cathédrale de Soissons voisine, Notre-Dame de Laon n'eut pas trop à souffrir de la Première Guerre mondiale. La deuxième Guerre mondiale ne l'affecta pas trop non plus, grâce à l'intervention de l'abbé Robert Lavarte, vicaire à Saint-Léger, dont l'intervention exceptionnelle auprès du Commandement allemand de la garnison de Laon permit l'évacuation des engins explosifs déposés autour de la cathédrale, dont le bombardement planifié par la RAF britannique aurait occasionné la destruction de l'édifice.
C'est une cathédrale de style gothique de transition ou gothique primitif. Elle eut une grande influence sur de nombreux édifices gothiques comme les cathédrales de Chartres, Reims, Magdebourg, Limbourg, Lausanne, Dijon, Paris.
La cathédrale Notre-Dame de Laon se dresse majestueusement sur l'« acropole » de Laon, la ville haute, surplombant la plaine de 100 mètres. On ne pouvait rêver meilleur site. Elle possède cinq tours, une tour-lanterne et quatre campaniles ou clochers dont Villard de Honnecourt a dit qu'elles étaient les « plus belles du monde ». Les plans d'origine prévoyaient sept tours, mais deux d'entre elles ne furent jamais achevées. On dit notamment que l'architecte allemand, Hermann Friedrich Waesemann, s'en inspira dans la seconde moitié XIXs siècle pour dresser les plans du beffroi du Rotes Rathaus (l'Hôtel de ville de Berlin).
Elle possède aussi trois grandes façades dotées de tours et de monumentaux portails d'entrée : à l'ouest comme de coutume, mais aussi au sud et au nord.
Les deux tours de la façade occidentale sont ornées de statues de bœufs grandeur nature. Elles font référence à une légende, selon laquelle le bœuf chargé de monter en haut de l'« acropole » de Laon les matériaux nécessaires à la construction de la cathédrale, épuisé de cette montée, aurait été remplacé par un bœuf miraculeusement apparu.
Le choeur est légèrement désaxé par rapport à la nef.
Celle-ci comporte 11 travées couvertes par des voûtes sexpartites (sauf dans la première travée) hautes de 26 mètres. L'élévation est à quatre niveaux : grandes arcades, tribunes, triforium et fenêtres hautes. Au premier niveau, les grandes arcades reposent sur des piles alternées, c'est-à-dire en alternance piles fortes-piles faibles. Les piles faibles sont rondes, avec des chapiteaux octogonaux qui reçoivent chacun trois ogives provenant de la voûte de la nef. Les piles fortes sont également rondes mais plus puissantes. Elles supportent cinq ogives sur des chapiteaux carrés.
Les deux dernières piles fortes de la nef qui précèdent la croisée du transept sont composées d'une colonne ronde entourée de cinq colonnettes. Ces dernières servent à renforcer la colonne ronde centrale en question. Le tailloir qui reçoit un faisceau de cinq colonnettes est alors rectangulaire.
Au second niveau de la nef, les tribunes à claire-voie comportent des baies géminées à remplage plein. Au-dessus, le triforium qui forme le troisième niveau est aveugle donc à mur de fond plein. Il est formé de petites baies à trois arcades. Enfin, tout en haut, le quatrième niveau est composé de fenêtres hautes à baies simples.
La nef est bordée de deux collatéraux, l'un au nord, l'autre au sud du vaisseau central. Ils sont eux aussi voûtés d'ogives, mais ici la voûte est quadripartite. Un total de 27 chapelles latérales construites entre les contreforts, s'ouvrent sur les collatéraux de la nef et du chœur.
Au revers de la façade, la grande rosace rayonnante de la nef est partiellement cachée par le buffet d'orgue.
Lors de la construction de la cathédrale, Laon était avec ses 15 000 habitants l'une des plus grandes villes du royaume de France. Le transept construit de 1170 à 1185 frappe par l'ampleur de son architecture : profond de 54 mètres, large de 22 mètres, entouré de larges bas-côtés, il apparaît comme une deuxième église à l'intérieur de l'édifice.
Au départ, lors de la construction de la cathédrale, le chœur peu profond ne comportait que trois travées. Il fut vite considéré comme bien trop petit, et on décida de l'allonger en le portant à 10 travées. En conséquence, le transept coupe la cathédrale presque en son centre.
À la croisée du transept s'élève la tour-lanterne. La croisée s'élève de ce fait à plus de 30 mètres (48 mètres à l'extérieur). A la base de l'intérieur de la tour se trouve un triforium aveugle, c'est-à-dire dont le mur de fond est plein et ne comporte pas de fenêtres. De structure carrée, comme la croisée sous-jacente, ce triforium est composé de huit grandes arcades, deux par face. Au-dessus du triforium on peut voir huit fenêtres, deux par face également, destinées à éclairer l'intérieur de la cathédrale, ce qui justifie l'appellation de tour-lanterne.
L'élévation du transept est semblable à celle de la nef. Chacun des deux croisillons est formé de quatre travées bordées de collatéraux. Ils se terminent tous deux par des absidioles à deux étages.
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| Inflorescence de sureau noir | |||
| Classification classique | |||
| Règne | Plantae | ||
| Division | Magnoliophyta | ||
| Classe | Magnoliopsida | ||
| Ordre | Dipsacales | ||
| Famille | Caprifoliaceae | ||
| Genre | |||
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Sambucus L., 1753 |
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| Classification phylogénétique | |||
| Ordre | Dipsacales | ||
| Famille | Adoxaceae | ||
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Sureau hièble en fleurs |
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Baies comestibles du sureau noir |
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Les sureaux, arbustes et plantes herbacées du genre Sambucus, appartenaient à la famille des Caprifoliacées. Les travaux récents en systématique situent maintenant ce genre dans les Adoxacées. Le sureau est une plante nitrophile, sa présence indique donc un sol riche en azote.
Les sureaux ligneux sont des arbustes à fleurs blanches ou de couleur crème qui se transforment ensuite en petits bouquets de baies rouges, bleues ou noires. Ces baies sont très appréciées des oiseaux.
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Il existe en Europe trois espèces de sureaux :
En Amérique du Nord, on trouve :
Aussi bien les fruits que les fleurs peuvent être transformées en vin de sureau qui est une boisson traditionnelle dans les pays nordiques, en sirop (sirop de sureau), en limonade (limonade au sureau)ou en kéfir de sureau. La consommation des baies crues n'est pas conseillée, car elles sont légèrement toxiques et peuvent provoquer des vomissements surtout quand elles sont immatures. La toxicité est détruite lors de la cuisson. La sambuca est notamment produite à partir du sureau.
Le purin de sureau (1 kg de feuilles dans 10 l d'eau mis à fermenter quelques jours) a de nombreuses vertus qui en font un grand allié du jardinier :
Le sureau noir est parmi les arbres les plus visités par la faune. Son feuillage dense et les nombreuses fourches qu’offrent ses branches en font un lieu de choix pour les oiseaux nicheurs. Les abeilles sauvages et autres guêpes profitent aisément de ses rameaux creux. Les fleurs attirent, en outre, quantité de butineurs : abeilles, papillons… et les baies font le régal des fauvettes des jardins, des merles noirs, des grives, des rouges-gorges, des passereaux…
Les feuilles de sureau accélèrent la décomposition du compost.
Pour les non connaisseurs, s'abstenir.
Propriétés : élimination urinaire, facilite la digestion.
En tant que complément alimentaire, le sureau permettrait la réduction des effets de la grippe En clinique: il adoucit la gorge et calme l'irritation bucco-pharyngée.
En pays neuchâtelois (Suisse romande), les grands aînés disent que le sirop de baies noires de sureau est bon contre la toux.
Les baies produisent de l'encre dont la couleur varie du bleu au violet selon les recettes.
Pour faire de l'encre, il faut broyer les baies dans l'eau puis les laisser macérer pendant une journée afin que les fruits dégorgent.
Pendant la macération, ajouter deux sachets de thé. Le thé est riche en tanin et ce dernier fixe très bien les couleurs.
Filtrer le macérat et le faire réduire en le portant à ébullition. Ajouter de l'alun en poudre et de la gomme arabique finement broyée.
Mélanger et continuer à faire réduire jusqu'à la concentration appropriée.
Le chroniqueur Grégoire de Tours écrit à propos du milieu du VIe siècle après J.C :
L'arbalète (du latin arcuballista) est une arme de jet dont l'invention est attribuée aux Chinois vers le IVe siècle av. J.-C. ou le Ve siècle av. J.-C.. En bronze, elle équipera les armées hans . Contrairement au gastrophète, l'arbalète disposait d'un système avec une détente. L'arbalète fut probablement introduite dans le monde romain vers le Ie siècle et était le plus souvent utilisée sous forme d'engin de siège, la baliste.
L'énergie de l'arc est mieux transformée en force d'impact. La confection du projectile est simplifiée, il est beaucoup moins coûteuse et il est plus facile de disposer de série de projectiles identiques, ayant les mêmes caractéristiques balistiques. L'arbalétrier est moins encombré, et les projectiles peuvent même être stockés dans l'arme, au-dessus de la corde, dans une sorte de chargeur (comme dans l'arbalète à répétition chinoise).
En contrepartie, la fabrication d'une arbalète est généralement plus compliquée et plus couteuse que celle d'un arc, bien qu'inversement la fabrication d'arbalètes puisse être plus simple que celle d'arcs de qualité militaire (par exemple l'arme composite à double courbure typique des archers à cheval d'Asie centrale, fait de bois, corne et tendons). La cadence de tir est nettement plus faible: au moyen-âge, un arbalétrier doué tirait au mieux un à deux carreaux par minute, tandis qu'un bon archer "pouvait tirer 7 flèches avant que la première ne touche sa cible".
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La mécanique du carreau de l'arbalète est essentiellement celle d'une flèche, avec quelques différence mineures en termes de principe, mais significatives sur le comportement balistique : une flèche se tord sous la pression de la corde, le carreau d'arbalète est assez court et rigide pour ne pas subir ce problème.
Le carreau d'arbalète est intermédiaire entre la flèche (il est plus court et plus rapide) et la balle des armes à feu (il est beaucoup plus gros, plus lourd, et plus lent)
En occident, le gastrophète est l’ancêtre de l’arbalète : mais ce n’était alors qu’une arme de siège, trop lourde pour servir sur un champ de bataille. D'abord arme de chasse, l’arbalète est utilisée comme arme de guerre au Moyen Âge. Méprisée par la chevalerie, elle est considérée comme arme déloyale, car - tuant à distance - elle ne permet pas à l'adversaire de se défendre. Considérant que l’usage de l’arbalète, qui n’exigeait pas grande formation, permettait à des soldats peu aguerris de tuer à distance un chevalier en armure qui avait voué son existence au métier de la guerre, le clergé estima que l’arbalète était une arme immorale pour le peu de courage et de formation qu’elle exigeait de celui qui la maniait. Son usage est interdit en 1139 par le IIe concile du Latran et confirmée quelques années plus tard, en 1143, par le pape Innocent II, qui menaça les arbalétriers, les fabricants de cette arme et ceux qui en faisaient le commerce d'excommunication et d'anathème. Cette interdiction, par ailleurs valable uniquement pour les combats entre chrétiens, restera médiocrement observée par les princes d'Occident, malgré les efforts du pape Innocent III pour réaffirmer, en 1205, les interdits du concile du Latran II. Durant les guerres médiévales, la France fait souvent appel à des mercenaires arbalétriers étrangers (notamment italiens, et en particulier gênois), dont le tir pouvait percer une armure jusqu'à une distance de 90 à 100 mètres.
Les progrès de la sidérurgie augmentèrent parallèlement la robustesse des armures et la puissance de l'arbalète avec la création de l'arc en acier au début du XIVe siècle et qui remplaça petit à petit, les arcs en bois et les arcs composites (lamellé-collé: bois + tendons + corne, le tout encollé). On inventa aussi un mécanisme complexe et coûteux, avec temps de rechargement de plus en plus long de 2 à 3 minutes (jusqu'à 30 minutes pour les modèles les plus puissants) comme le cric ou le treuil (appelé aussi le moufle) pour tendre l'arbalète.
Le cric d'arbalète est erronément connu de nos jours, sous le nom de cranequin. À l'origine, ce mot désignait l'arbalète et non le mécanisme destiné à la tendre mais l'erreur a perduré. Les cranequiniers étaient le nom des utilisateurs (à pied ou à cheval) de ce type d'arbalète.
Les arbalètes, comme les arcs, ont pratiquement disparu lorsque les armes à feu, plus facile d'emploi, demandant moins d'entrainement, et aussi beaucoup moins chères, devinrent l'équipement de base du fantassin. Des utilisation marginales restent néanmoins attestées jusqu'à des époques très récentes. De plus, dans des circonstances où la discrétion prime sur la portée et la puissance de l'arme (arme particulièrement adaptée aux combats en forêt), elle peut faire partie de la panoplie des corps militaire d'élite.
Richard Cœur de Lion mourut de la blessure infligée par un carreau d'arbalète en 1199.
Les Italiens se distinguèrent dans la fabrication d'arbalètes particulièrement efficaces : un trait d'arbalète pouvait atteindre jusqu'à 350 km/h ! Cependant, une telle arme se rechargeant en une demi-heure, elle fut peu utilisée sur les champs de bataille.
Les arbalètes modernes ont profité des progrès des arcs modernes : matériaux composites, arcs à poulie. À titre d'illustration, voici les chiffres d'une arbalète de chasse moderne :
L'arbalète est encore utilisée comme arme, dans des sociétés de tir d'agrément (Nord de la France, Belgique, Pays-Bas...). Elle a aussi quelques usages pratique en construction, pour le lancement, dans certains cas particuliers, de la cordelette légère qui servira à tirer des câbles (arbalète ou fusil lance-amarre).
La chasse à l'arbalète est techniquement possible, mais parfois interdite (notamment en France), car puissante, silencieuse et compacte et donc pouvant facilement être utilisé de l'intérieur d'un véhicule, c'est une arme idéale pour le braconnage. Certaines armées actuelles l'utilisent encore parfois dans les unités commandos pour neutraliser discrètement les sentinelles ennemies.
Contrairement à l'arc, le tir à l'arbalète n'est pas un sport olympique. Sa pratique est possible au sein de la Fédération Française de Tir. On distingue alors deux disciplines : l'arbalète Match (tir à 10 mètres et 30 mètres) et l'arbalète Field tir à 10, 18, 35, 50 et 65 mètres). Certains artistes de cirque ou de music-hall utilisent l'arbalète, dans une version complexifiée des numéros de lanceur de poignards.
L'arbalète désigne aussi l'arme employée en chasse sous-marine où la propulsion de la flèche est assurée par des élastiques puissants appelés Sandows.
L'arbalète était une arme si redoutable par sa force et si dangereuse par la facilité de s'en servir, que le IIe concile du Latran, tenu en 1139, l'anathémisa.
« Les Français la regardaient comme l'arme des lâches et refusaient de s'en servir. Avec cette arme perfide, disaient-ils, un poltron peut tuer sans risque le plus
vaillant homme ».
"La Tsangra (arbalète en grec) est un arc barbare (étranger), absolument inconnu des Grecs (Byzantins). Il ne se tend pas (l'arc),[...] celui qui tend cet instrument de guerre, particulièrement puissant, doit se tenir pour ainsi dire à la renverse et appuyer fortement les deux pieds sur les demi-cercles de l'arc, tandis que des deux mains, il tire à soi la corde avec grand effort. En son milieu se trouve une rainure semi-cylindrique qui touche à la corde elle-même, elle est un peu près de la dimension d'un trait de grande longueur et va de la corde jusqu'au milieu de l'arc (arbalète) : c'est par là que sont lancés des traits de toute sorte. Aussi bien, les traits qu'on y place, sont-ils très courts, mais très gros et munis au bout d'une redoutable armature de fer. Du fait de la projection , rendue violente par la corde et par toute la force déployée, les traits ne rebondissent pas en arrière de l'endroit où ils sont venus frapper [...] mais traversent un bouclier , perforent une cuirasse de fer épais, et poursuivent leur vol de l'autre côté. C'est à ce point qu'est violente et irrésistible la force de tels traits. Ce trait a déjà transpercé une statue de bronze : venant à frapper le rempart d'une grande ville, ou bien il a disparu enfoncé dans l'épaisseur du mur. Telle est l'action de la tsangra, action réellement diabolique ; celui qui est atteint par l'un de ces coups est bien malheureux, car il meurt subitement sans même sentir le coup, tant il est violent.
Selon Thomas Louis et Tommy Ito, l'utilisation de l'arbalète à flèche est apparu au Japon au VIIe siècle, essentiellement utilisée pour l'infanterie. Au cours du XVIe siècle, elle aurait été l'arme exclusive de certaines unités d'archers. Elle fut utilisée sur les champs de bataille autant sous sa forme portative qu'en tant qu'arbalète de siège projetant des pierres (oyumi). Celle-ci disparut au début du XIIe siècle.
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